mercredi, août 30, 2006

Billet d'humour #23 (publié le 26 août 2006)

Trop de réalité

Nous savons tous que pour avoir une santé mentale bien équilibrée, il est nécessaire de rêver un peu. Certains vont rêver de ce qu’il ferait avec un million. D’autre rêve d’avoir un sixième doigt pour atteindre la touche « page down » sur leur clavier. Peu importe le rêve, ça nous permet de s’évader de notre quotidien pour quelques instants. Parce que le gars qui doit décoller les morceaux de gommes en dessous des sièges de plastiques du centre communautaire à tous les dimanches avant la danse à besoin de rêver un peu. Lorsque l’on ne rêve pas et on vit seulement notre réalité, il arrive des choses tragiques comme certains facteurs aux États-Unis qui ont commencés à tirer sur leurs collègues de travail (d’où l’expression « going postal »). Malheureusement, ce n’est pas tout le monde qui possède la capacité de rêver. Certains ont seulement assez d’imagination dans leur tête pour voir une roue qui ne tourne pas. Chacun a ses forces et ses faiblesses. Pour contrer ce manque chez certains, une invention fut créée pour ceux d’entre nous qui n’avons pas la capacité de faire tourner la roue : la télévision. Avant j’aimais bien regarder la télévision. Elle me faisait rire avec ses dessins animés farfelus et ses comédies tordantes. Elle me touchait avec ses téléromans et ses drames. Elle m’informait avec Bernard Derome avant qu’il ne se fasse remplacer par Stéphane Bureau. Elle m’éduquait avec ses émissions d’information comme la semaine verte ou bleue nuit. Mais dernièrement elle me déçoit beaucoup. C’est rendu que je ne la regarde pratiquement plus tellement je suis dégoûté de ce qu’elle est devenue. Cette haine à commencer lorsque les émissions de télé-réalité ont fait leur apparition. Je sais que plusieurs d’entre vous sont de fervent fan de ce genre d’émissions, mais pour moi c’est la pire chose qui est arrivé à la télévision depuis Jerry Springer. La plupart de ces émissions sont orchestrées pour soit rire de quelqu’un qui est obèse ou il chante mal ou ne sait pas danser ou est moins bon ou il tanne tout le monde parce que ça fait 3 mois qu’ils vivent ensemble sans voir personne d’autre. La seule chose qui ressort de ces émissions est comment l’être humain peut devenir cruel lorsqu’une somme d’argent est en jeu. Et ce genre d’émissions n’inspire personne à devenir meilleur n’ont plus. Il n’y a personne qui va dire :

-Heille moi j’veux devenir comme la folle qui a kické le gars dans l’entre jambe sur l’émission Blind date.

En plus, ces émissions créées de fausses « stars ». Prenons une émission comme American ou Canadian idol. Des milliers de personnes qui trouvent qu’elles sonnent bien dans la douche avec la musique à fond vont se faire démolir en avant de juges frustrés par comment leur carrière ont tourné. Après, il y a une équipe de professionnels qui les transforment en « star du jour ». Laissez-moi vous dire que dans cinq ans, on entendra plus parlé d’eux autres. Et ce n’est pas parce qu’ils ont plus de talent qu’un autre qu’ils sont populaires, mais bien parce qu’ils passent à la télévision. En plus, ces émissions font des profils faramineux parce qu’ils n’ont pas à payer les gens qui avaient les emplois que monsieur et madame tout le monde occupe présentement comme les comédiens et les écrivains. Ces émissions devraient prendre la même route que le dernier sandwich que j’ai mangé et si vous avez besoin de réalité, regardez les nouvelles.

dimanche, août 27, 2006

Billet d'humour #22 (publié le 19 août 2006)

La saison de l'amour et des "hangovers"

Je sais que beaucoup de gens se demandaient où j’étais passé ces dernières semaines car à ma grande surprise j’ai vu ma photo sur le carton de lait avec l’inscription « Manque à l’appel.
Si vous retrouvez, ne contactez personne ». Comme vous l’avez constaté en regardant dehors, c’est l’été. Durant cette période de l’année deux phénomènes se manifestent à grande échelle et la plupart du temps arrivent en même temps : les mariages et les réunions de familles. Deux évènements où l’on peut observer les diverses raisons pour lesquelles la plupart des membres d’une famille demeurent à une distance assez éloignée l’un de l’autre pour se voir seulement une fois par année. J’aimerais préciser avant de commencer mon analyse que les deux mariages auxquels j’ai assistés dernièrement ne sont pas nécessairement ceux où j’ai pu observer les comportements ou incidents que je vais décrire ci-dessous. Donc les personnes concernées ne vous sentez pas visées. La bouffe était excellente, le vin coulait à flot, mais la musique aurait pu être meilleure. Que voulez-vous les goûts ne se discutent pas, surtout en état d’ébriété. J’ai remarqué quelque chose de troublant chez les jeunes hommes qui décident d’enfiler la plus petite, mais la plus solide, paire de menottes au monde : ils pleurent. Quel sorte de message vous pensez envoyer à tous les gens dans la salle ? Nous vivons dans un monde qui suit les lois de la jungle. Un mariage sur deux se termine en divorce. Vous devez défendre votre territoire. En pleurant vous démontrez aux jeunes lions qui rodent aux alentours et à votre lionne que vous avez un point faible. C’est triste à dire, mais il n’y a plus grand chose de sacré de nos jours donc gardez vos mouchoirs pour lorsque vous recevrez une lettre de son avocat. Pour ne pas sonner trop négatif à propos du mariage, il y a toujours un évènement qui est très plaisant pour ceux et celles qui ne l’organisent pas : la noce. Durant cette soirée, où les mariés se nétoient mutuellement l’oesophage à mainte reprise à la demande des voyeurs qui vargent sur leurs verres, vous allez être témoins de plusieurs petits scénarios drôle, mais un peu dérangeant. Il y a le classique oncle saoul trop de bohneur. Il va soit conter une joke vraiment déplacé au micro ou il va tester ses pas de danse avec les nouvelles blondes de ses neveux. Mesdames si vous voulez vous débarasser du mononcle trop saoul, il y a un truc bien simple à suivre. Demandez au DJ de mettre le dernier « succès » de Sean Paul et faites-lui exécuter des prouesses que son dos où ses genoux ne pourront soutenir. Une chose que j’ai également remarqué est qu’il peut y avoir des désastres en matière de coupe de cheveux. Je ne suis pas un critique dans l’art de la sculpture, mais je peux quand même distinguer quelque chose de laid quand je l’observe. La dernière que j’ai vu faisait penser une représentation d’une explosion atomique geler avec du « spraynet ». Il y a une dernière chose que j’aimerais partager avec vous. Il faut essayer d’enrailler un fléau qui parcourt les mariages depuis 1985 : le t-shirt avec un toxedo peinturé dessus. Ce n’était même pas drôle la première fois que ça été fait, je doute que 20 ans plus tard quelqu’un trouve ça hilarant. Et si vous pensez que c’est drôle, restez chez-vous.

jeudi, août 17, 2006

Billet d'humour #21 (publié en août)

Il était une fois


Bonjour les amis. Aujourd’hui je vais vous raconter l’histoire palpitante du Proche-Orient (situé un peu à gauche du Loin-Orient). Il était une fois une bande de gens qui reste dans le même quartier, le Proche-Orient. Les familles du Liban, de la Palestine, de la Syrie, de l’Égypte, de l’Iran, la Jordanie, l’Arabie Saoudite et l’Irak. Un jour les Juifs, se cherchant un endroit où rester après leur terrible séjour chez la famille allemande, décida de s’établire en plein milieu du quartier du Proche-Orient. Les États-Unis venaient de leur vendre des nouveaux « Big wheel » et des « Sling shot » donc ils ont décidé de les essayer dans le carré de sable du quartier. Les autres familles ont dit :-Vous n’avez pas d’affaire ici !

Et les Juifs de leur répondre :

-Oui on a le droit d’être ici, mes arrière-arrière arrière-grands-parents vivaient ici. C’est eux qui ont bâti ce mûr-ci (Mûr des lamentations).

La chicane a éclaté et les Juifs ont gagné et ils ont appelé leur maison Israël. La chicane était finie, mais les autres familles n'étaient pas contente. Depuis ce temps il y a des batailles ici et là, surtout avec la famille de la Palestine. Mais un jour un groupe appelé Hamas décida de jouer à la cachette avec un soldat israélien sans lui demander s’il voulait jouer. Les Israéliens ont trouvé que c’était une bonne idée donc ils ont fait la même chose avec quelques dirigeants du Hamas. Ça faisait quelques jours que les Palestiniens et israéliens s’amusaient qu’un groupe que l’ont ne voyait pas beaucoup, Hezbollah, décida de jouer lui aussi. Le problème est que Hezbollah avait oublié de prendre son ritalin et il devint trop excité et commença à tirer des pétards à mèche avec des « sling shot » sur le terrains des Israéliens. Ces derniers ont un « flash back » de leur séjour avec la famille allemande et ils se sont dit :

-Plus jamais ça va nous arriver.

Donc ils ont lancé des pétards à mèche eux aussi et ils sont entrés dans le carré de sable du Liban. Mais le Liban leur dit :

-Arrêter de lancer vos pétards sur nos cabanes, on a rien à voir avec Hezbollah, ils se sont stationné sur notre terrain et on ne peut pas les faire partir. En plus, c’est la Syrie qui leur donne leur allocation et c’est l’Iran qui leur fourni les pétards, on a rien à voir là dedans, on a besoin d’aide, il faut Superman.

Le problème est que Superman est pas mal occupé en Irak à essayer d’installer la démocratie mais il a perdu le livre d’instruction, il y a des morceaux qui manquent et ça va prendre plus de temps que prévu. Pendant ce temps la chicane prend de plus en plus d’ampleur. Ça fait tellement de bruit que le maire de la grande ville, Koffi Annan, à été invité à régler la chicane. Il a loué un chalet à Rome, invité quelques amis pour un brunch et ils ont joué une partie de diplomatie. Ils étaient tous d’accord pour demander un cessez-le-feu, mais l’amie de Superman a dit :

-Laissez-les se battre, ils vont finir par se tanner.

Et la chicane continue. La morale de cette histoire est même si tu n’aime pas ton voisin, reste dans ton carré de sable. J’aimerais vous laisser avec cette parole de sagesse tirée du film qui a marqué toute une génération, La guerre des tuques :

-La guerre, la guerre, c’est pas une raison pour se faire mal.

mercredi, août 16, 2006

Billet d'humour #20 (publié le...j' m'en rappel plus)

La passion à l’extrême


D’après le titre vous pensez peut être que je vais vous parler d’un roman qui m’a beaucoup touché. Peut être vais-je vous raconter l’histoire d’un film que j’ai vu dernièrement qui a pour thème la passion. Désolé ce n’est pas le cas. Aucun roman, aucun, film, aucune pièce de théâtre ne peut égaler la passion qu’a généré la Coupe du monde de soccer qui s’est déroulé le mois dernier. Étant un néophyte de cet événement, j’ai participé à cet évènement grandiose qui a vu le jour 96 ans passés. Il y a 32 équipes, 64 matchs et plus de 2 milliards de spectateurs – soit le tiers de l’humanité. Ça fait du monde à la messe. Étant donné que cette compétition arrive seulement aux quatre ans, que ce sont des équipes qui représentent leur pays, et que les qualifications durent si longtemps, tout devient extrême. Tout d’abord, les gardiens de but sont complètement craqués. La seule personne que j’ai vue plus exaspérée qu’un gardien de but de soccer est un passager d’avion qui sortait de 48 heures d’interrogation parce que sa femme avait laissé une lime à ongle dans son sac, et il venait de se taper sa 3e fouille rectale. Ensuite, les fans (du mot fanatique) vire complètement banane. J’ai vu des extraits où des gens se font sérieusement blesser et même tuer. Mais dans ses cas je crois que le match est seulement une excuse pour casser la gueule à quelqu’un d’autre. Peu importe, je crois que les fans de sport devraient être utilisés de manière plus efficace. Pendant une guerre les généraux devrait envoyer un bataillon de hooligans en leur disant que l’ennemi prend pour l’autre équipe et dans 30 minutes la guerre est finie. La seule chose que ça coûterait est quelques caisses de bières et des ailes de poulet. Une personne qui est vraiment passionné est l’entraîneur et il gueule constamment. Que ce soit après les joueurs, l’arbitre ou lui-même, j’ai rarement vu un entraîneur la bouche fermée. Je pense que tout comme les fans, les entraîneurs devraient être utilisés par les gouvernements. Par exemple, dans la fameuse lutte contre le terrorisme. L’armée n’aurait pas besoin de Guantanamo, de prisons secrètes ou d’utiliser la torture. Deux minutes dans une salle avec un entraîneur de soccer et ils auraient tous les renseignements désirés. De plus, ces entraîneurs devraient devenir des directeurs d’écoles à leur retraite. Les problèmes de discipline seraient choses du passé. Par contre, nul ne suscite autant de passion que les joueurs. Ils sont tellement passionnés que lorsqu’ils se blessent c’est comme-ci ils venaient de mettre le pied sur une mine anti-personnel. Ils font quatre tours sur eux-même et se tordent jusqu’à ce que la civière arrive 3,5 secondes plus tard. Car au soccer on a pas le temps d’attendre pour les blessés, chaque seconde compte. Mais le plus beau moment du match est bien sûr la fin du match où un phénomène unique et très rare se produit. Vous allez voir des gars pleurer, se donner des « hugs » et s’échanger leur lessive.