mardi, décembre 04, 2007

Billet d'humour #50 - Le party de Noël


C’est aux sons mélodieux des charrues qui déblayent le chemin à 6h30 que je me suis réveillé, la bouche un peu pâteuse, le lendemain de mon premier party de Noël de cette saison estivale. Tous les weekend jusqu’à Noël, les bars, salles et maisons se remplissent d’amis et de collègues de travail qui se réunissent dans le but ultime de mousser le commérage du bureau ou du cercle d’ami. Car le party de Noël est un évènement où certaines personnes décident de laisser sortir tout le stress accumulé pendant l’année en prenant un verre de trop. Et ce verre de trop est souvent synonyme de nudité. Pour une fête qui se déroule pendant l’hiver, les gens sont pris d’une soudaine nostalgie de l’été et enlève leur linge. Que ce soit l’escapade nocturne avec un collègue dans un cubicule, la célèbre photocopie du postérieur, la photographie du buste qui se retrouve dans tous les courriels de l’hémisphère nord et finalement les plus rares, mais assez dérangeantes, testicules dans le punch.

Il n’y pas seulement la nudité qui peut être une source de discussion le lendemain. Ça peut être une soudaine envie de revoir toute la nourriture mangée pendant la soirée en la projetant sur le planché ou sur les souliers de votre voisin. Il y aussi la visite à l’urgence après avoir découvert qu’il est difficile de se tenir en équilibre debout sur le dossier d’une chaise ou que vous n’avez pas remarqué le porte-stylo avant de vous asseoir sur le bureau. D’autres trouvent une façon tellement originale que la nouvelle ne se limite pas au bureau, mais se rende jusque dans les médias. Sur le site Web du journal USA Today on rapporte que pendant un party de Noël, une gentille dame de la Caroline du Nord a empoignée avec vigueur les bijoux de famille d’un monsieur résultant en une quasi castration. 50 points de sutures ont été nécessaires pour rattacher le vrai meilleur ami de l’homme. Vous voyez que les testicules dans le punch ne fait pas rire tout le monde.

C’est donc pour ces raisons qu’il est important d’être modéré dans les party de Noël car une réputation est si vite créée. Vous passez de Jean le comptable à Jean les fesses blanches dans l’espace de 24 h. Ce qui est dommage, c’est que nous apprenons souvent par nos erreurs et ces erreurs peuvent être répétées à plusieurs reprises avant d’être corrigées. Donc, faites l’exercice au prochain party, et observer qui sont les personnes le plus tranquilles. Ce sont ces personnes qui ont les meilleures histoires et quelque part, dans une vielle boîte de carton, repose une photo d’elles en bobette avec des seins de plastique et une poubelle sur la tête.

Source : www.usatoday.com

mardi, novembre 20, 2007

Billet d'humour #49 - Au nom de la loi, on est cave


À son meilleur, l’être humain a le potentiel de faire preuve d’intelligence, de débrouillardise et même parfois de gentillesse. À son pire, il peut être un rapace de la pire espèce. Comme dirait un homme que j’admire beaucoup, l’humoriste George Carlin : « Humans are barely out of the jungle. » Je suis d’accord avec ce qu’il dit car le comportement de certain d’entre-nous ferait parfois froncer les sourcils d’un gorille.

Ceci dit, transportons-nous dans le pays qui, autrefois, a très gentiment décidé de payer à nos ancêtres une croisière toutes dépenses payées avec destination inconnue, le pays où les dentistes sont autant appréciés que les politiciens ou la bouffe, l’Angleterre. Comme tous les pays d’un certain âge, il y a, dans son système judiciaire, des lois qui sont toujours en vigueur et qui devraient peut-être faire l’objet d’une petite révision. Je faisais mon surfing quotidien sur Yahoo news et je suis tombé sur dix lois qui, selon les électeurs anglais, sont considérées comme les plus ridicules. Je vais donc faire comme le très amusant David Letterman, animateur du Late show, et vous faire part du top sept des lois britanniques les plus ridicules :

7. Dans la ville de York, il est légal de tuer un Écossais à l’intérieur des anciens limites de la ville, seulement s’il porte un arc et des flèches. Si vous êtes d’une autre nationalité vous pouvez promener votre arc et vos flèches sans avoir peur pour votre vie. Affichez bien vos couleurs par contre.

6. Il est illégal d’entrer au Parlement avec une armure. Je me demande s’il y a un amendement à cette loi durant l’Halloween.

5. Il est illégal d’omettre de dire au percepteur d’impôt de l’information que vous ne voulez pas lui divulguer. Par contre, il est légal de lui cacher de l’information que ça ne vous dérange pas qu’il sache. C’est plein de bon sens.

4. Il est illégal de mourir dans le Parlement. Je me demande si cette loi s’applique au fait d’être brain dead, car Tony Blair a enfreint la loi pendant plusieurs années.

3. Il est considéré un acte de trahison de placer un timbre d’un monarque la tête à l’envers. Ça doit être stressant faire des invitations pour un mariage. Un moment d’inattention et un couple se retrouve en prison.

2. À Liverpool, il est interdit pour une femme de se promener les seins nus sauf si elle est une caissière dans un magasin de poissons tropicaux. J’ai l’impression que le magistrat appréciait le spectacle lorsqu’il allait acheter un Pomacanthus paru une fois par semaine.

1. Une femme enceinte à légalement le droit de faire ses besoins partout où elle le désire, y compris dans le chapeau ou le casque d’un policier. Vive la libération de la femme! Il faudrait vérifier si cette loi s’applique au Canada car nous sommes une ancienne colonie. Et si cette loi s’applique, je mets au défit les femmes enceintes de ce pays de faire leur devoir de bonne citoyenne, de respecter la loi et de démontrer publiquement l’amour qu’elles ont pour le prochain policier qui leur donnera une contravention.

Source : Yahoo news AFP

Billet d'humour #48 - Le monde est smart


Malgré le fait que la télé réalité nous démontre à tous les jours que l’humain est un être très stupide à l’occasion, je suis tombé par hasard sur une émission de télévision qui prouve le contraire. Comme tous les dimanches matins, je regarde tranquillement le poste de télé BBC World pour avoir l’air plus sophistiqué que mes colocataires et pour mémoriser de l’information que je peux régurgiter à des étrangers pour paraître plus intelligent que je le suis vraiment. De plus, je trouve l’accent « british » vraiment relaxant et très approprié pour le dimanche matin.

L’émission, qui s’appelle World Challenge 2007, cherche des gens ou des groupes qui ont une entreprise ou qui développent une innovation, mais sur un plan quasi artisanal. La particularité de ces entreprises est qu’elles font un profit tout en faisant une différence dans la communauté. La plupart de ces entreprises voient le jour pour régler un problème qui affecte les gens d’une région. Le gagnant reçoit 20 000 U.S pour améliorer son projet.

J’ai un ami qui dit toujours que pour être riche il suffit de trouver la « bébelle à une piastre» que tu pourrais vendre à tous les américains. J’aimerais vous faire part de quelques exemples de ces innovations pour démontrer qu’il y a « une piastre » à faire avec pratiquement n’importe quoi.

En Indonésie, les fermiers extraient du sucre des palmiers à sucre, ce processus nécessite beaucoup de chaleur et le bois est utilisé comme source d’énergie. Croyez-le ou non, ils ont découvert qu’ils coupaient leurs forêts et que ce n’était pas une bonne chose. C’est alors que Willie Smith, un spécialiste des questions d’économie et d’énergie, a construit une usine qui utilise la vapeur générée par une centrale électrique pour chauffer la sève des palmiers à sucre. Les profits sont distribués à la coopérative de fermiers qui compte 6285 fermiers qui vivent dans la pauvreté. Le projet a réussi à préserver près de 20 000 mètres carré de forêt. Dans ce cas, comme le dit l’expression anglaise, money is sweet.

En Afghanistan, il y a un gros problème de poudre blanche communément appelée l’héroïne. Comme dans tous les pays producteurs de médicaments artisanaux qui nous aident à oublier ben des affaires, les fermiers dépendent des revenus générés par la récolte de ces produits : dans ce cas-ci il est question du pavot. Sarah Chayes, une journaliste qui a vu la violence et la pauvreté que créaient la trafique de l’opium, a décidé de s’attaquer à la source du problème. Elle a créé Arghand Inc., une entreprise qui développe des marchés pour la récolte des amandes, des abricots, des pistaches et des racines de réglisse. Les fermiers n’ont plus besoin de récolter le pavot et empochent même plus d’argent en récoltant ces produits qui servent à la manufacture de savons et autres produits pour la peau. Donc, si vous voulez combattre le fléau qu’est le trafique d’héroïne, achetez-vous une crème pour les cernes made in Afghanistan.

On a tous, à un moment de notre vie, perdu une jambe ou un bras et eu besoin d’un membre artificiel. J’ai été abasourdi d’apprendre que ce n’est pas tout le monde qui a le moyen de s’acheter des membres artificiels. Comme la petite Ganga Rayamajh du Népal qui après avoir perdu ses deux jambes étant bébé, devait se traîner jusqu’à l’école. J’espère que ce n’était pas dans six pieds de neige avec un vent du noroît de 250 km/h comme nos parents. À l’âge de 17 ans, grâce l’œuvre de charité MEND de la Nouvelle Zélande, elle a eu pas une, mais deux jambes artificiels. Touchée par cette générosité, elle décida d’aider d’autres personnes avec des problèmes de mobilité en joignant ASHA. En 2004, ASHA et MEND ont entrepris de développer des produits pour aider les personnes ayant des problèmes de mobilité (membres artificiels, outils, etc.) qui pourraient être achetés par le plus pauvre des népalais. Ils ont trouvé une façon ingénieuse de réduire les coûts en utilisant des déchets comme matériaux. Par exemple, les moules sont faits de canettes recyclées et les membres sont faits en partie de plastic recyclé. Qui aurait cru qu’une boisson gazeuse et l’enveloppe d’un sandwich pourrait aider quelqu’un à marcher.

Vous pouvez votez pour l’initiative (il y en a douze) que vous préférez sur le site Web suivant http://www.theworldchallenge.co.uk/index.php.

Source : Mon cerveau et http://www.theworldchallenge.co.uk/index.php

Billet d'humour #47 - Preuve #175 du vieillissement : L'Halloween


Selon l’encyclopédie Wikipédia « L'Halloween est une fête traditionnelle celtique qui prend sa source dans une lointaine fête celtique : il y a 2000 ans, les Celtes fêtaient, pendant trois jours, le changement d'année – appelé Samonios en Gaule, Samain en Irlande – aux environs du 1er novembre. Importée, pour finir, sur le continent nord-américain par les immigrants catholiques irlandais – l'Irlande ayant été évangélisée très tardivement au VIe siècle, c'est le pays où la fête de Samain a subsisté le plus longtemps.
Son nom actuel est une altération de All Hallow's Eve, qui signifie littéralement : « la veille de la fête de tous les saints », c'est-à-dire la veille de la fête chrétienne de la Toussaint ("hallow" est une forme archaïque du mot anglais "holy" qui signifie : "saint"). »

Selon moi c’est une fête inventée par l’association internationale des dentistes (AID) et les producteurs de desserts et sucreries (PDS). Lorsque les PDS se sont rendus compte qu’ils perdaient beaucoup de clients à cause de l’AID qui décourageait leurs clients d’acheter leurs produits, ils ont commencé une guerre. Après une lutte acharnée, les PDS et l’AID se sont entendus sur le fait qu’une fois par années les PDS pouvaient faire la promotion de leurs produits et que l’AID augmenterait son chiffre d’affaire avant le rude hiver qui s’en venait. C’est à partir de ce moment que l’AID s’est associée aux PDS. Wikipédia n’a pas voulu accepter ma définition d’Halloween, mais je continue à faire pression.

Peu importe son origine, l’Halloween demeure une fête qui amuse petits et grands. Par contre, il y a des choses qu’on faisait lorsqu’on était jeune qui est moins bien vu lorsqu’on est adulte. Par exemple :

-Passer ramasser des friandises. «Cute» lorsque tu es petit, regardé de travers lorsque tu as 28 ans. Le truc est de préparer un numéro de danse et de chant qui impressionne tellement les propriétaires de la maison, qu’ils n’ont pas le choix de vous donner des friandises (suggestion : chorégraphie du vidéoclip Thriller de Micheal Jackson). Vous pouvez aussi dire que votre voix à muer prématurément. N’oubliez pas de vous raser la barbe.

-Jouer des tours comme lancer des œufs sur la maison de ceux qui ne donnent pas de friandises. Possibilité de se faire chicaner par les parents lorsqu’on est petit, possibilité de se faire arrêter par la police lorsqu’on est plus grand. Il y a un avantage lorsqu’on est plus grand car on peut se sauver en automobile, mais cela peut également être un désavantage car la contravention peut être plus coûteuse.

-Aller dans un party d’Halloween. Donne la possibilité d’échanger des friandises avec d’autres participants lorsqu’on est petit. Donne la possibilité d’échanger une autre sorte de friandises lorsqu’on est plus grand et les infirmières, anges, etc. sont beaucoup plus sexy.

-Se faire des peurs dans le cimetière. Amusant lorsqu’on est petit, amusant lorsqu’on est grand. Sauf bien sûr si quelqu’un tombe dans un trou et développe par hasard une nouvelle phobie.

J’aimerais terminer cette chronique en vous disant que petit ou grand, il y a plusieurs façons de s’amuser durant cette fête et que Harry Potter est probablement le nouveau personnage d’Halloween le moins épeurant de tous.

Billet d'humour #46 - Preuve #32 du vieillissement: une dance au secondaire


On dirait que dernièrement la vie essaie de me passer un message. Elle essaie de me faire sortir de mon adolescence prolongée dont souffre beaucoup des jeunes hommes de mon âge. Elle essaie de me faire arrêter de jouer à des jeux vidéos, de regarder les Simpsons, de rire quand quelqu’un pète ou de répéter ce que ma sœur me dit jusqu’à ce qu’elle perde patience. Je fais face à plusieurs situations où la vie me «kick» dans l’entre jambe pour que j’agisse comme quelqu’un de mon âge devrait agir. Samedi, j’ai « pris un coup de vieux » comme on dirait par chez nous. J’ai été engagé à titre de DJ pour une soirée dansante lors d’un colloque de leadership qui réunissait des jeunes du secondaire de toutes les écoles francophones de la province.

Dans ce genre de soirée, à moins d’être juché en haut d’une tour entourée de tireurs élites, d’un champ de mines et de tranchées garnies de barbelés, les participants vont venir faire des demandes spéciales ou vont te faire le commentaire préféré de tous les DJ, « tu sais que tu peux commencer à mettre de la bonne musique maintenant. » Je ne connaissais aucun des artistes et des chansons qui m’ont été demandés. Heureusement, j’ai pu masquer mon ignorance grâce à la commande de mon employeur de ne faire jouer que des chansons francophones.

Pour me préparer à cette soirée, je suis quand même allé faire de la recherche à la radio étudiante de l’université pour me mettre à jour sur les nouvelles tendances musicales d’une génération qui me paraît de plus en plus étrangère. J’ai découvert d’excellents nouveaux artistes, mais malheureusement, ce sont des artistes indépendants, donc on n’entend pas beaucoup parler d’eux.

En plus du fait qu’ils sont indépendants, ils sont francophones, donc loin de faire parti des artistes préférés de cette génération qui croit que la musique anglophone est meilleure. C’est dans ce genre situation qu’on se rend compte du problème de distribution auquel font face ces excellents artistes qui passent sous le radar parce qu’ils n’ont pas une «machine» derrière eux.

Troublé, je suis rentré chez moi déterminé à trouver ce qui est à la mode. J’ai découvert que ce qui est populaire maintenant est pratiquement la même chose que ce qui était populaire lorsque j’étais jeune. C’est le même rythme, les mêmes instruments, c’est seulement une personne différente qui chante et elle porte un peu moins de vêtements. C’est alors que j’ai décidé je n’avais pas à gaspiller d’énergie pour essayer de plaire à des gens qui trouvent «hot» rien d’autre que du matériel recyclé.

C’est là que j’ai compris mon rôle en tant que « mon p’tit monsieur », comme une charmante jeune fille m’a baptisé samedi soir, n’est pas d’essayer de m’assimiler à leurs goûts musicaux, mais d’agir en tant qu’éducateur et de leur montrer qu’il y a d’autres musiques, faites par le passé, qui survivent au test du temps puisqu’elles touchent plusieurs générations. Car, plus je vieillis plus je me rends compte que j’en ai beaucoup à apprendre.

mardi, septembre 11, 2007

Billet d'humour #45 - Preuve # 486 du vieillissement : La rentrée universitaire


Lorsque je vous ai laissé au début de l’été, je vous ai parlé des évènements de la vie qui nous rappellent qu’il faut commencer à planifier notre retraite plutôt que se promener nu sur une bicyclette. Apparemment, il y a une loi contre ce genre d’activité, qui est très libératrice en passant, et que passé l’âge de 4 ans ce n’est plus « cute ». En tout cas, c’est ce que le policier m’a expliqué.

Au début de l’été, je vous parlais de la venue du mon conventum. Tout s’est bien déroulé, il y a seulement eu 2 arrestations, 386 plaintes et nous n’avons perdu qu’un palmier du décor, qui malheureusement, a subit une fois de trop le coup de bassin d’un gars qui voulait combler un manque, sur la chanson Love rollercoster des Red Hot Chili Peppers.

Un autre de ces évènements qui nous font réfléchir à la venue éminente de la vieillesse, dans mon cas la trentaine, est la rentrée universitaire. Lorsqu’on commence à travailler, notre mode vie se transforme. Il faut s’habituer à une nouvelle routine qui implique de se lever à tous les jours à la même heure, d’être attentif, de ne pas boire d’alcool au travail (à moins que vous soyez politiciens, car ça ne peut pas être pire) et de ne pas payer ton collègue pour faire le travail à ta place. Vous comprendrez qu’il n’y a rien de plaisant dans le travail, sauf bien sûr la journée du chèque.

C’est pour toutes ces raisons qu’à tous les mois de septembre, plusieurs anciens universitaires ont les blues de la rentrée universitaire. On se souvient de comment c’était plaisant de revoir nos vieux amis et de se raconter comment nos emplois d’été étaient plates comme pelleter du poisson dans une usine ou tenir un panneau « Slow down »/Ralentissez gang de malade (je ne suis pas certains de la traduction). On se souvient des deux semaines de party où tu dépenses le quart de ton budget pour le semestre, de l’épicerie de 750 dollars que tu fais acheter à tes parents pendant qu’ils sont encore en ville et bien sûr du fait que tu pouvais boire pendant douze heures, manger deux gros hot dog avec des saucisses italiennes avant de te coucher et dormir sans brûlures d’estomac.

Par contre, aussitôt que les blues viennent, ils repartent, parce qu’avec les bons souvenirs viennent les mauvais. On se souvient de la période des examens entre deux piles de livres à la bibliothèque, des cours de trois heures le lundi matin avec le prof qui parle sur un ton tellement monotone que l’administration est obligée de faire passer des tests psychologiques aux élèves pour empêcher l’accès au cours à ceux qui ont des tendances suicidaires, de la ligne d’attente pour les prêts étudiants, des journées où ton travail que tu allais remettre se fait asperger de « slush » par une voiture parce que les trottoirs ne sont pas déblayés et qu’il faut marcher dans le chemin et des deux semaines de macaroni au fromage pour combler le trou budgétaire causé par la rentrée.

Malgré le pour et le contre, j’ai décidé de laisser tomber les théories que je formule dans ma tête et je suis allé voir sur le terrain si être étudiant est toujours aussi plaisant. Donc, je suis allé sur le campus dans un party où j’ai très vite constaté que ce n’était plus ma place. La musique est horrible, les barmans ne savent même pas comment faire un gin tonic et les étudiants sont là pour une seule et unique raison : se trouver une blonde ou un chum pour ne pas avoir trop froid l’hiver quand le coloc à oublier de commander de l’huile. J’ai donc fini la soirée avec les portiers qui avaient mon âge et c’est à ce moment-là que j’ai guéri mes blues.

mardi, juillet 17, 2007

Billet d'humour #44 - Preuve #295 du vieillissement : le conventum




Je sais que je ne suis pas vieux comparativement aux pyramides d’Égypte, mais parfois, même si on est jeune, il y a des évènements de notre vie qui nous indiquent que le jour où se faire vérifier la prostate annuellement par notre nouvel ami (le doigt de notre docteur), n’est pas si loin que ça.

En ce qui me concerne, un tel évènement va se dérouler la fin de semaine prochaine. Ça va faire 10 ans que j’ai reçu mon diplôme de l’ultime formateur de cerveaux plein d’avenir, l’école secondaire. Une des choses que je reproche à cette institution est de nous avoir trop bien préparé pour l’avenir et pas assez pour le présent ce qui fait que présentement on attend l’avenir et il n’arrive pas.

Bon assez de masturbation philosophique et passons à notre sujet, le conventum. Pour la plupart des gens ça se passe assez bien. On revoit des vieux amis, on prend un coup, on danse et on répond 150 fois à la question :

« Pis…qu’est-ce tu fais de bon ? »

ou

« Pis…est-ce qu’on se connait ? »

Pour d’autres, c’est un évènement assez stressant. Il y en a qui on fait un vœu de devenir quelqu’un d’assez important, riche ou sexy pour se venger des autres qui l’ont fait chier, l’ont dénigré ou tout simplement ignoré. Je sais que c’est une situation tellement clichée que j’ai même entendu le bruit d’un appareil photo lorsque j’ai écrit la phrase, mais si une situation est clichée c’est parce qu’elle arrive souvent. À ces gens je dirais : c’est bien que vous ayez trouvé une motivation dans la haine profonde de vos persécuteurs du secondaire pour avancer dans la vie, mais ça fait dix ans et comme on dit :

« Get over it ! »

C’est certain que tout le monde veut impressionner ces anciens camarades de classe, mais je trouve cet élément secondaire. Il y a tellement de questions importantes à se poser pendant un conventum comme :

1-Qui a pris du poids ?

2-Qui a perdu du poids ?

3-Est-ce que mon ex est plus ou moins sexy ?

4-Est-ce que mon ex est encore célibataire ou avec quelqu’un et plus ou moins sexy que moi?

5-Est-ce que j’ai une chance avec mon ex qui est encore célibataire (ou avec quelqu’un, mais que ce quelqu’un là est pas vraiment hot et que la séparation est éminente, mais que ça prend juste un bon souvenir pour raviver une vieille flamme pour qu’elle laisse le crapet en question) pour nous vécûmes heureux et eûmes beaucoup d’enfant pour toujours et à jamais et plus ou moins sexy ?

6-Est-ce que le punch va être bon ?

7-Pourquoi Jean se promène torse nu ?

8-Est-ce que j’aurais dû porter une autre chemise ?

9-Est-ce que le prix de l’essence va augmenter dans le prochain mois ?

10-Cet amuse-gueule goûte le carton.

Vous voyez il y a tellement de questions pertinentes à se poser durant cet exercice de rassemblement et de comparaison qu’on devrait oublier les mauvais souvenirs et se concentrer sur les bons. Et si vous n’y arrivez pas il y a une panoplie de gentils psychologues qui seront heureux de vous faire essayer leur nouveau divan. Si vous n’avez pas la jasette, facile contactez votre médecin et demandez-lui si la nouvelle petite pilule à la télévision est bonne pour vous.

mardi, juin 12, 2007

Billet d'humour #43 - Le grand jour


Le grand jour représente différentes choses pour différentes personnes. Il y a différents facteurs qui influencent la notion du grand jour chez quelqu’un comme par exemple l’âge. Pour un enfant de un an (en tout cas pour ses parents), le grand jour c’est de faire ses premiers pas ou de dire son premier mot. C’est un grand jour car mes parents me rappellent encore mon premier mot : approximation adiabatique. Il faut croire que j’étais un gros fan de chimie quantique quand j’étais jeune.

Pour un adolescent, le grand jour c’est d’avoir son permis de conduire et le pire jour c’est de se voir enlever ce permis après avoir découvert comment l’automobile de ses parents peut épouser la forme d’un poteau de téléphone. Pour un adulte, le grand jour est soit la naissance de son enfant ou le mariage. Il y a bien sûr toujours des exceptions à la règle, car j’ai un ami qui m’a téléphoné pour me dire que cette journée était un grand jour car Janet Jackson s’est exposée en plein Superbowl. À chacun ses priorités dans la vie, il ne faut pas le juger pour autant.

Je vous parle du grand jour cette semaine, car la fin de semaine passée j’ai assisté au grand jour de ma sœur cadette, son mariage. Comme j’ai tous mes lecteurs à cœur, même ceux qui me détestent, je vais vous donner quelques conseils, tout en posant certaines questions qui portent à réflexion à propos du mariage.

Le mariage se déroulait à Montréal. J’aimerais prévenir les gens qui ont eu la chance de ne jamais mettre les pieds dans cette ville de ne pas y entrer en auto. Il y a une raison pour laquelle partout au Québec on peut faire un virage à droite sur une lumière rouge sauf à Montréal. Si vous êtes piétons à Montréal ne pensez jamais qu’un automobiliste vous voit parce que pour un Montréalais vous ne représentez seulement qu’un nid de poule de plus à rentrer dedans dans son chemin pour retourner chez lui après le travail.

Aussi, vous devez être très attentif au changement des feux de circulation. Si vous êtes distraits vous allez vous faire klaxonner et injurier de la tête aux pieds 0,125 secondes après le changement du feu. Les gens vont attendre 2h pour entrer dans la ville tous les matins, mais un coup rentrés, la patience est partie.

Je peux vous garantir que tous les conducteurs montréalais ont failli leurs cours de physique. La notion que deux objets ne peuvent occuper le même espace en même temps n’existe pas pour eux. Il y a dix centimètres d’espace et dans leur tête une camionnette peut y entrer.

Finalement, j’ai tellement été marqué par mon expérience dans le trafic de Montréal que je n’ai plus rien à dire à propos du mariage de ma sœur sauf que tout s’est bien passé. La bouffe était bonne, la musique était bonne, le vin également et on a même eu droit à un petit rigodon acadien. Le seul petit hic est que je suis maintenant aveugle après avoir reçu au moins 1000 flash dans les yeux et je suis condamné à écrire avec un logiciel qui reconnaît la voix.

dimanche, juin 10, 2007

Billet d'humour #42 - La petite flamme bleue


Je suis particulièrement heureux de vous faire part de mon sujet cette semaine car il s’agit de mon temps préféré de l’année, l’été. Et qui dit été, dit saison des barbecues. Je suis conscient qu’il y a des adeptes du grill qui vont enfiler leurs bottes de poil, leur chapeau fait en poil de castor et leurs gants à motoneige pour sortir l’hiver se faire cuire un steak. Ces gens-là sont des spécialistes qui n’ont pas froid aux yeux et qui n’hésiteront pas à faire cuire de la pizza, une dinde ou une sorte de mélange de fromage et d’ananas sur le grill. Ce sont des innovateurs et je salue leur courage et leur motivation. Pour eux, c’est toujours la saison des barbecues. Mais pour le reste du monde qui ne brave pas les intempéries, cette petite flamme bleue nous rend bien joyeux lorsque l’été arrive.

Lorsque vous décidez d’organiser un barbecue chez vous, il faut suivre quelques instructions pour éviter un désastre. Tout d’abord, il faut déterminer qui est en charge de la cuisson. Si c’est vous, établissez ça dès le départ. Pissez autour du barbecue s’il le faut, mais il faut délimiter votre territoire. Vous ne voulez pas dix personnes qui tournent autour de vous, sautant par-dessus votre épaule pour vérifier si leur steak « cheap » de 2 millimètres n’est pas en train de calciner après deux minutes.

Ce qui m’emmène à donner un conseil à tous ceux qui participent à un barbecue : apporter de la viande à barbecue. Il faut que le steak soit épais comme votre patron, les hamburgers gros comme les fesses de la madame en bois qui orne les jardins, les saucisses grosses comme bien des chanceux qui l’ont et chanceuses qui la reçoive, et les poitrines de poulet à faire rougir Pamela Anderson. Si vous ne savez pas qu’est-ce qu’est de la viande à barbecue, achetez ce que vous prenez d’habitude et faites-la cuire au micro-onde. Il faut que ça soit gros et que ça cuise longtemps.

Pendant que la viande cuit tranquillement, il faut garder les invités distraits et partiellement nourris pour éviter qu’ils commencent à s’entretuer et à faire cuire le plus gros de la bande. Ça peut paraître un peu extrême comme réaction, mais l’être humain est capable de faire des choses vraiment surprenantes lorsqu’il manque de quelque chose. Par exemple, voler un morceau de pain pour nourrir sa famille et par la suite devenir un conseil de moralité.

Pour tenir civilisés tous ces beaux gens que vous avez invités, qui vont critiquer votre nouvel ensemble de vaisselle en retournant à la maison, il est important de commencer le rituel avec un ingrédient essentiel à tout évènement social : de l’alcool. Peut importe qu’il s’agisse d’une bonne bière froide, d’un pichet de sangria, d’un verre de mojito avec les petites feuilles de menthe qui restent poignées entre les dents ou d’une boisson à l’ananas servie dans une noix de coco, ça détend toujours l’atmosphère avant de pouvoir déguster ce magnifique steak saupoudré de carbone cancérigène.

Une fois que vos invités sont bien relaxes, vous pouvez leur servir des petites trempettes, des craquelins et des légumes pour éviter toute forme de cannibalisme. Et lorsque tout le monde a bien mangé et bien bu, il est temps de les sacrer dehors en espérant que personne n’attrape la salmonelle, sauf peut-être, le gars qui s’est présenté sans être invité après avoir lu un courriel par-dessus l’épaule d’une collègue de travail.

mercredi, mai 16, 2007

Billet d'humour #41 - Où est-ce qu’on est ?


Avant la venue des fameuses machines GPS tel que le «…D-JIX SG358 qui utilise les cartes de Route 66 et coûte un prix abordable de 170€, ce qui en fait une vraie bonne affaire. Fonctionnant avec le chipset GPS SiRFStar III et le processeur 400MHz, il a un écran tactile TFT LCD 65k couleur de 3.5", un slot pour carte mémoire SD/MMC, capacité de lecture vidéo et audio, ainsi qu'une base de données des radars avec des détails sur les limitations de vitesse, pour éviter ces horribles pièges.[1] », il fallait parfois piler sur son orgueil et envoyer sa femme ou sa blonde demander les directions dans le truck stop.

Pourquoi les hommes ont de la difficulté à demander les directions ? Lorsqu’on étudie un phénomène social, il faut essayer de trouver son origine. Je crois que ça provient de notre héritage génétique et social préhistorique où l’homme et la femme avaient des rôles bien établis. La femme s’occupait de la grotte et des petits tannants tandis que l’homme partait « varger » sur les mammouths avec son bâton. Une fois le mammouth assommé l’homme devait retrouver son chemin car s’il ne le faisait pas, il y a du monde qui crevait de faim. C’était donc vital de savoir s’orienter.

C’est ce bagage historique qui fait que les gars ne veulent pas paraître comme s’ils ne peuvent pas ramener le mammouth à la maison ou, dans notre ère moderne, trouver le chemin pour aller aux funérailles de la tante qui reste au fin fond de concessions dans un village nommé St-Jean-des-martirs-du-haut-flanc-des-monts-de-la-Sainte-Pastoral-du-fond-du-fleuve.

Il est clair que lorsqu’on demande des directions il faut être prêt à les analyser car les gens qui les donnent sont parfois beaucoup plus mélangeants qu’une carte. Il y a différents types de donneur de direction.

1 – Le touriste : il est aussi perdu que vous et parfois recherche le même endroit que vous.

2 – Le garagiste local : il va vous donner des directions qui ressemblent à celles-ci :

« Continue tout droite pour 5 min, vire à gauche chez Nenette, la maison rouge avec des pignons violets, drive dans l’chemin de la dump, arrivé au boute, vire à gauche, c’est comme à un quart de mille passé le dépanneur. »

Si sa femme est avec lui vous aurez peut-être droit à des directions alternées où les deux donnent les directions en disant une phrase à la suite de l’autre ou ils vont se chicaner sur quel chemin prendre et vous allez rester perdu.

3 – L’explorateur : il est très précis dans ses directions. Il va vous diriger à 1,7 km en direction sud jusqu’à la première bretelle de débarquement à la sortie 28. Il vous dira de prendre le tournant à 76 degré et de faire attention car la rive sud du pont à tendance à geler plus vite que la chaussée à ce temps-ci de l’année.

4 – Le ti-vieux : il va vous raconter l’historique de toutes les villes que vous allez rencontrer en chemin, et parfois va se porter volontaire pour vous y conduire. Vous n’avez qu’à suivre son camion.

5 – Le trou de cul : il donne les mauvaises directions et vous vous retrouver dans un coin où même les policiers ne patrouillent pas.

Pour terminer, j’aimerais vous mettre en garde de ne pas développer de relation avec votre GPS comme le gars dans l’annonce qui remercie sa machine de lui faire éviter les embouteillages, car un bon matin vous allez vous surprendre à avoir une conversation avec votre grille-pain.
[1] (http://www.ubergizmo.com/fr/archives/2006/12/systeme_gps_pour_les_francais.php)

mardi, mai 01, 2007

Billet d'humour #40 - La culture de l'ennui


Malgré la multitude de choses à faire, à voir ou à apprendre que l’ère moderne nous propose on se surprend parfois à dire :

-Maudit que c’est plate !

Nous avons souvent des choses à faire quand même comme par exemple rédiger un rapport sur la reproduction des huitres en eau salée ou nettoyer la tache d’huile de beurre d’arachide sur son nouveau pantalon de golf. On sait bien que faire ces choses nous sortirait de l’ennui, mais on est tellement pris par cet ennui que le courage de simplement se lever ne vient pas.

L’ennui ne se manifeste pas de la même façon pour tous. Certains vont adopter la position de la palourde et rester immobile sur une chaise ou un sofa, la langue sortie, en regardant le plafond. D’autres vont adopter la méthode du « ferme ta gueule ». Ils se mettent à répéter à tous les dix minutes :

-Maudit que c’est plate !

Ils utilisent cette technique en espérant que les gens de leur entourage vont devenir tellement irrités qu’ils vont lui trouver quelque chose à faire. C’est souvent l’effet contraire qui se produit et son entourage lui demande avec peu de tact de fermer sa gueule ou vont tout simplement partir, laissant l’ennuyé avec une nouvelle variante à son ennui, la solitude.

Il y en a qui ne peuvent juste pas accepter de s’ennuyer, ils vont faire les cent pas, crier, découvrir une cure pour le cancer, bref ils vont tout faire pour ne pas sombrer dans l’ennui. Il y a deux catégories dans ce genre de personne : ceux qui consacrent leur temps d’ennui à faire des choses créatives et les autres consacrent leur temps à faire des choses niaiseuses. En faisant ma recherche, j’ai été surpris de voir combien de sites Internet étaient consacrés à sortir de l’ennui en faisant des choses niaiseuses. En voici quelques exemples :

1 – Ouvrez grands vos yeux et les fermez-les vraiment fort. Vous allez voir un beau spectacle de lumière.

2 – Vérifiez comment de temps vous pouvez tenir une note. Je vous recommande de faire ça chez vous et non à votre travail ou dans un endroit public. Quoique ça doit être un exercice amusant à faire dans une bibliothèque si vous tenez une note vraiment basse.

3 – Essayez de ne pas penser aux pingouins. C’est toujours un exercice intéressant de se battre contre notre propre cerveau. Par contre, n’essayez pas trop longtemps car vous pourriez commencer une conversation permanente avec ce dernier et vous pourriez vous retrouver dans une chambre avec des murs de caoutchouc blanc avec une nouvelle chemise que vous ne pouvez enlever vous-même.

4 – Regardez la télé en répétant tout ce qui est dit avec un accent italien. C’est comme regarder sœur Angèle à tous les postes.

5 – Fouiller dans les poubelles de vos voisins. Si ils vous demandent ce que vous faites, dites leur que les déchets aux chemins sont propriété publique et que vous faites une étude psychologique sur le rapport entre l’entretient du gazon et l’utilisation des mouchoirs. Vous allez soit les effrayer ou gagner leur admiration.

Pour terminer, j’espère que j’ai pu vous donner des trucs pour vous désennuyer. Si jamais il vous arrive de ne plus trouver de remède à votre ennui, après avoir épuisé tous les sites Web sur l’ennui, essayez quelque chose qui ne se fait plus beaucoup de nos jours, surtout chez les politiciens : penser.

(Source : http://www.urban75.org/useless/bored.html)

mardi, avril 17, 2007

Billet d'humour #39 - ♪ Ta da nanana ♫


Tous les fans de hockey ont reconnu le début de la chanson de Hockey night in Canada. J’aurais bien voulu dire La soirée du Hockey, mais elle n’existe plus (boooooo Radio-Canada booooooo). En parlant de chose qui n’existe plus, je veux juste prendre un moment et tourner le fer dans la plaie des fans du Canadien et vous répéter qu’ils ne sont pas dans les séries éliminatoires cette année. J’aime bien les Canadiens, surtout quand ils gagnaient, mais depuis qu’il n’y a plus six équipes dans la LNH, ils font pas mal pitié.


Comme vous le savez probablement tous en tant que bons Canadiens supporteurs du sport national, les séries éliminatoires du hockey sont commencées et qui dit séries éliminatoires, dit rassemblement de gens qui regardent les matchs de hockey. C’est comme le Superbowl, mais étendu sur quelques semaines. Si vous êtes invités à regarder un match chez quelqu’un pour la première fois, il est très important de suivre l’étiquette du spectateur de sport télévisé. Comme dans tout évènement social, il y a des choses à faire et à ne pas faire :


1 – Ne vous peinturez pas le visage ou le ventre avec le logo de votre équipe. Il ne faut pas vous montrer trop agressif dès le départ. Une casquette ou un chandail à la limite, suffit pour afficher vos couleurs.


2 – Demandez où vous pouvez vous asseoir. Certains amateurs ont une chaise spécifique pour regarder les sports et souvent le coussin épouse parfaitement la forme du postérieur de votre hôte. Vous ne voulez pas être responsable de la destruction du labeur ardu qu’est la modification d’objet inanimé par le posterus, obtenu qu’après des heures de contemplation passive.


3 – Ne criez pas d’insultes ou des chants de ralliement. Il est préférable d’attendre la quatrième ou cinquième fois avant de démontrer votre passion pour le sport. Vous ne voulez pas effrayer votre hôte dès le départ, surtout s’il possède un écran géant à haute résolution. Votre but est de vous faire inviter à nouveau.


4 – Ne rotez pas. À moins que votre hôte s’en donne à cœur joie. Souvent les hôtes vont donner les règlements de la soirée et si roter en fait parti, allez-y. Même si c’est contre vos principes, il ne faut pas faire sentir à l’hôte qu’il est le seul à pratiquer ce genre d’évacuation. Vous ne voudriez quand même pas paraître impoli. Donc prenez un chip avec un peu de salsa, prenez une gorgée de bière et laissez-vous aller. Pas trop par contre. Vous ne devez pas insulter votre hôte en rotant plus fort que lui. Gardez votre puissance pour les concours.


5 – Ne construisez pas de montagne de trempette sur votre croustille ou votre crudité. Un accident de tapis est si vite arrivé.


6 – Si votre équipe est différente de celle de votre hôte et qu’elle gagne, abstenez-vous de faire une petite danse de la victoire, de l’envoyer se promener ou de lui montrer vos fesses. Si votre équipe perd, abstenez-vous de faire une petite danse de la défaite, de l’envoyer se promener ou de lui montrer vos fesses.


Pour conclure, si vous suivez ces règles de base vous devriez être capable de survivre à votre premier match et vous faire réinviter. Si vous n’êtes pas invité à nouveaux vous avez le droit de faire circuler une rumeur que votre hôte mâche des gommes qu’il trouve sous les bancs de parc. Bon match !

Billet d'humour #38 - Vive le printemps !


Si la tendance se maintient le printemps va être majoritaire à la grandeur du Nouveau-Brunswick bientôt (sauf peut-être dans le nord, car ils sont toujours 3 degrés Celsius en retard). À moins qu’il y ait de l’opposition et qu’on se retrouve avec une dernière ADQ (Averse De Qanuk). Qanuk veut dire flocon de neige en Inuit en passant. Ben non, ce n’est pas seulement une bonne marque de manteau voyez-vous !


J’aime le printemps pour plusieurs raisons. La première étant bien sûr que le beau temps revient, car ça a un effet psychologique sur les gens. La preuve est que lorsqu’il fait 2 degrés Celsius au printemps, les gens sont contents car il fait beau. On n’a plus besoin de porter un manteau. C’est contre la nature de l’humain que de se couvrir. Moins on a de linge plus on est content. Je n’ai jamais vu quelqu’un sur une plage nudiste qui avait l’air triste. Par contre, lorsqu’il fait 2 degrés à l’automne c’est une autre histoire. Il commence à faire « frette ». On va entendre des phrases comme : « Ouais…c’est pu l’été hein ? »


Le printemps, c’est aussi le moment de l’année où on casse avec notre blonde où notre chum, la planète devient alors un gros club échangiste. On fait notre grand ménage, on se débarrasse de nos cochonneries y compris celle qui nous énerve depuis un bout, mais qu’on n’a pas le courage de laissée avant que la température soit plus clémente.


Pour un gars les raisons du cassage au printemps sont très physiques et superficielles. Physique parce qu’il n’y a personne qui est sexy en habit de neige ou en ayant la grippe. Superficielle parce que tu ne le fais pas avant Noël parce que tu veux savoir qu’est-ce qu’elle t’a acheté comme cadeaux. Le mois de janvier est trop froid pour déménager. Le mois de février c’est la St-Valentin donc ça serait comme un peu chien et c’est presqu’impossible d’avoir une date. Le mois de mars c’est le temps des impôts, des bouclages de budget et des examens, donc tu n’as vraiment pas le temps de penser à ça. Le mois d’avril c’est le mariage de sa cousine et tu ne peux pas passer à côté d’un buffet et d’un bar ouvert.


En plus, pendant un mariage tu cours la chance de prendre un verre de trop et faire un peu de farapapinpon avec son autre cousine d’Ottawa qui vient tout juste de casser avec son chum parce qu’elle s’en va à un mariage et c’est le printemps. Ce qui donne une raison à votre blonde de vous sacrer là et tout le monde est content. Parce que dans le fond votre blonde attend aussi une occasion de casser.


Parce que pour une fille c’est aussi physique et superficielle. Physique pour les même raisons que le gars. Superficiel parce qu’elle l’aurait bien fait avant, mais il n’y aurait personne pour aller pelleter le perron et la petite butte de neige que le chasse-neige a laissée devant la cours. Donc, elle endure le bol de toilette levé, son linge éparpillé, les serviettes humides dans le fond du bac à linge sale et le poil sur le bord du bain. Elle endure tout cela jusqu’à temps que le bout du nez du gazon se pointe et elle lui fait un inventaire de toute ses fautes avant de le sacrer dehors. Et un coup dehors, il se dirige vers le sofa de son ami le plus proche.


Et quand arrive l’été, tous ces nouveaux célibataires se retrouvent sur la plage ou sur les terrasses pour se trouver un autre partenaire pour passer l’hiver. Donc si vous voulez vraiment un test de votre couple, il faut survivre le printemps.

Billet d'humour #37 - Dans les pas de St-Patrick


Comme vous le savez tous, samedi dernier était la fête de la St-Patrick. Durant la soirée mon p’tit fou irlandais est venu me chercher et m’a ramené à la maison dans piètre état. J’étais tellement magané le jour suivant que même de l’eau ne pouvait rester que quelque seconde dans mon estomac. Comme tout le monde qui se retrouve dans la situation d’être malade comme un chien je me suis demandé la question suivante : Pourquoi est-ce que je célèbre cette fête ?

J’ai trouvé la réponse sur Wikipedia qui en donne la définition suivante : « La fête de Saint-Patrick est célébrée par les Irlandais du monde entier, expatriés ou descendants des nombreux immigrants qu’a connus l’île, et de plus en plus aussi par des non-Irlandais qui participent aux festivités et se réclament « irlandais pour un jour ». Les célébrations font généralement appel à la couleur verte et à tout ce qui appartient à la culture irlandaise : la fête de Saint-Patrick telle que pratiquée aujourd’hui voit les participants, qu’ils soient chrétiens ou pas, porter au moins un vêtement avec du vert, assister à des "parades" , consommer des plats et des boissons irlandaises, en particulier des boissons alcoolisées (bières et stout irlandais, comme la Murphys, Smithwicks, Harp ou Guinness, ou des whiskies, des cidres irlandais, des Irish coffee). Certains boivent même de la bière colorée verte dans le bon goût irlandais. »

Tout d’abord, j’ai appris à ma grande surprise que St-Patrick n’était pas le patron de la bière verte, mais celui de l’Irlande et des ingénieurs. Deux choses qui ne vont pas bien ensemble est un ingénieur qui célèbre la St-Patrick. En tout cas, je ne le laisserais pas construire un pont cette journée là. La seule raison que j’ai trouvée pour associer la buverie à laquelle j’ai participé et St-Patrick est que les irlandais aiment boire en fêtant. Comme les acadiens au 15 août.

En célébrant cette fête j’ai du vivre l’expérience enrichissante et déplaisante du lendemain de la veille. J’aimerais débuter par vous donner un petit conseil de départ. Si vous savez d’avance qu’il y a une possibilité que vous allez être dans l’état communément appelé « magané », fermez votre réveille matin. Sinon vous allez vérifier deux choses : la force que vous pouvez lancer un objet inanimé et la résistance de votre mur.

Pour ceux qui n’ont jamais vécu cette expérience voici une courte description d’à quoi ça peut ressembler. Tout d’abord, tu vois une lumière blanche, presque aveuglante. Tu penses que c’est la mort qui vient te chercher, mais c’est seulement une fente dans ton rideau. Tu veux te fermer la bouche mais elle est tellement sèche que c’est seulement de la poussière qui sort. Un mélange de la chanson « Red red wine » et la phrase «c’est la dernière fois que je bois de ma vie ! », se répète dans ta tête. Tu veux te lever mais tu sais que le plus gros mal de tête t’attends. Tu ouvres les yeux, pas de mal de tête. Tu t’assois, pas de mal de tête. C’est à ce moment que tu t’aperçois que tu es nu, sur le plancher de ta chambre avec un seau de plastique à côté de la face.

Finalement, tu décides de te lever. Quelle erreur ! Le fameux mal de tête du lendemain de « brosse » se manifeste. Ça commence tranquillement, comme si quelqu’un te frappait les tempes avec des « Q-tips ». Ça augmente d’intensité comme si un charpentier cognait des clous à côté de ton oreille. Et lorsque le mal atteint son plein potentiel, on dirait que deux joueurs de baseball professionnel te frappent sur le crâne avec leur bâton. Le plus pire dans tout cela est que tu sais que plus la journée avance pire que ça va être. Et c’est toujours durant des moments pénibles comme celui-là que tu ouvres le journal et vois un monsieur ou une madame avec un grand sourire qui dit que la modération à un meilleur goût. C’est certain que la modération à meilleur goût mais c’est quand même plaisant de dépasser la limite à l’occasion.

Il y a un endroit où il ne faut pas dépasser la limite par contre et c’est en conduisant. Je ne peux pas concevoir qu’en 2007 il y encore des gens qui conduisent en état d’ébriété. C’est comme si quelqu’un pensait encore que la terre est plate. Je trouve que les peines accordées aux conducteurs en état d’ébriété ne sont pas adéquates. Au lieu de le mettre en prison ou suspendre leur permit de conduire, on devrait construire une voie sur le bord du chemin avec des grades fou en caoutchouc qui longe la route. Ensuite, on devrait leur faire conduire une Festiva rose sans accélérateur de façon à ce qu’ils ne dépassent pas 5 km/h. Et pour ajouter un élément punitif, quelqu’un devrait être assis dans la banquette arrière pour lui administrer des pichenotes en arrière des oreilles en répétant sans arrêt : - On arrives-tu ?

Billet d'humour #36 - Le p'tit fou


Je sais qu’en lisant le titre vous êtes portés à croire que je vais vous parler de Stephen Harper et de sa dernière tentative de mettre en poste ses amis de la droite dans toutes les sphères de notre société. Si ça continue votre facteur n’aura plus le droit de vous livrer votre courrier parce que vous avez été en contact avec des homosexuels.


Cette semaine, j’ai décidé de vous parler non pas du grand fou à Ottawa, mais du p’tit fou qui sommeille en vous. Chez certains, il occupe une grande place tandis que chez d’autres, elle est plus petite. Il y en a même chez qui leur p’tit fou est sur le point de mourir. Peu importe notre religion, notre nationalité, notre couleur de bobette, on en a tous un.


Si vous avez déjà mangé des roches ; si vous avez déjà sorti vos fesses par la fenêtre d’une auto défilant à 120 km/h ; si vous vous êtes déjà promenés sans chandail avec un sombrero sur la tête et « Tequila rules » d’écrit sur la bedaine avec de la moutarde ; si vous avez pensé faire ou avez déjà fait une catapulte, le p’tit fou était au rendez-vous.


Je peux vous entendre vous poser la question, mais qu’est-ce qu’un p’tit fou ? Un petit fou est la chose ou l’énergie qui nous fait faire des choses niaiseuses. Il se manifeste à tous les âges sous différentes formes. Vous connaissez sûrement quelqu’un qui s’est humilié ou même blessé gravement à cause du p’tit fou.


Que vous le vouliez ou non, le p’tit fou est quelque chose de très puissant. Pendant des siècles, les hommes ont essayé de le contrôler avec des lois, des règlements et parfois de l’argent, mais sans succès. Il peut y avoir le plus de lois possible, il va toujours y avoir quelqu’un quelque part qui va regarder une pente de 45 degrés qui se termine par une crevasse de 100 mètres et se dire :


- J’peux descendre ça en patins à roulettes et arrêter avant la crevasse.

Ou encore, regarder une carte et se dire :

- J’peux envahir l’Iraq et finir ça en un mois.

Peu importe la niaiserie, ça finit rarement bien. Mais pourquoi fait-on ces choses ? Premièrement, par curiosité, car on veut tester nos limites. Deuxièmement, pour sortir de l’ordinaire, car si on enfonce le p’tit fou au plus profond de nous-mêmes et qu’il ne sort jamais, un moment donné le gros fou va sortir et lui, il cause des dommages beaucoup plus sérieux. Troisièmement, parce qu’on est juste cave.


La solution pour que le p’tit fou ne prenne pas le dessus, est de le nourrir à petites doses et à différents moments. Durant l’enfance, il se nourrit de roche, de petits fusils de plastique, de vers de terre, de « débarques » et de projets de constructions de toutes sortes. À l’adolescence, il se nourrit de conduite dangereuse, du musique forte, de mauvais mixtes de boisson (du genre vodka chaud et Pepsi flatte) et de « débarques ». À l’âge adulte, il se nourrit principalement de boisson et se tient dans les bars et près des évènements sportifs. Donc, le conseil que je vous donne est de nourrir votre p’tit fou une fois de temps en temps pour pas que le gros fou vous surprenne dans un moment inopportun comme la journée de vos noces ou à la graduation de votre enfant.

Billet d'humour #35 - Sport, bière, bouffe et autres rituels masculins


Si vous êtes sortis dehors dimanche dernier, vous vous êtes peut être demandé qu’elle était l’odeur bizarre qui se propageait un peu partout. Des scientifiques ont réussi à prendre des échantillons et en faire l’analyse. Ce n’est pas un gaz toxique, mais bien un mélange de bière, de nachos, d’ailes de poulet et de testostérone. Il n’y a rien d’alarmant, vous pouvez dormir sur vos deux oreilles. Ce n’était pas une attaque terroristes avec des armes biologique, mais bien la journée du Superbowl.

C’est une journée de fraternités, où les différences, préjugés et barrières ethniques de chacun tombent pour célébrer la dernière journée où une bande de gars en spandex vont se rentrer dedans pour essayer de mettre le ti ballon l’autre bord de la ligne. Comme vous pouvez le remarqué dans mon ton, je ne suis pas un fan de football. Je suis comme une bonne partie des gens qui regardent le Superbowl, un imposteur. C’est comme aller à la messe de minuit. Une bande de gens qui se rassemble une fois par année dans un endroit pour célébrer un sauveur. Dans le cas du football, le sauveur est celui qui fait le touché gagnant ou l’interception qui fait changer le match en la faveur de son équipe.

Je suis un fan de tout ce qui entoure l’évènement par contre. Les fameux Superbowl party où il y a tellement de viande servie que si tu recollais les morceaux, tu te retrouverais avec assez d’animaux pour ouvrir un zoo. C’est seulement durant cette journée que des gens intelligent vont se pencher sur des questions pour justifier le fait de se gaver de bouffe et de boisson excessivement. Par exemple, sur CNN des chercheurs se demandaient si la bière peut faire maigrir ? Si la bière faisait maigrir il faudrait ouvrir une succursale d’Alcool NB à chaque deux rues. Qu’est-ce qui vient après cela ? Est-ce que les ailes de poulet frites sont une bonne source de vitamines ? Est-ce que la sauce de fromage jaune est un bon isolant ? Est-ce que les hot-dogs broyés pourraient remplacer le lait maternel.

J’ai remarqué une chose en participant à cette journée : l’homme n’a aucunement besoin de vivre dans un endroit sain pour être heureux. Tout ce que qui à rapport au confort qu’on peut trouver dans une maison normal n’est d’aucune utilité pour le bonheur de l’homme. Nous étions environs quinze gars dans un garage pas chauffé, entourés d’outils de toutes sortes, de sacs de hockey imprégnés de l’odeur du sportif, de caisses de bière et de produits chimiques. Il n’y avait pas de bouche d’aération sauf la porte qui se faisait ouvrir de temps en temps pour aller tourner la viande sur le barbecue ou satisfaire des besoins urgents.

Nous avons passé près de 10h dans ce petit coin de paradis à manger du frico, des hot-dogs sur des serviettes en papier et boire de la bonne bière froide qui reposait sur un lit de neige que les gars avaient fait sur le plancher même du garage. Et laissez-moi vous dire qu’il n’y avait pas un gars qui aurait aimé être ailleurs. Donc mesdames, si vous désirez vous débarrasser de votre mari ou copain sans vraiment le punir, envoyez le dans le garage avec ses chums.

Billet d'humour #34 - La guerre des étoiles est commencée !


Tous les fans de la guerre des étoiles attendaient ce moment avec impatience. La semaine dernière la Chine a fait explosée un de leurs vieux satellite météorologique en orbite, à l’aide d’un missile bien sûr, causant ainsi aux États-Unis de chier dans leurs hardes. Nos voisins du sud (je ne parle pas de St-Jean ici) sont en (insérer juron) parce que :

1 – Ils n’ont pas été consultés.

2 – Ils voient ce geste comme une menace pour leur satellite espion.

3 – Ils ont assez de pain sur la planche avec l’Irak, l’Iran, l’Afghanistan, le Pakistan et tous les autres pays qui finissent par « an ».

En plus de cela, il faut qu’ils s’occupent de leur système de santé, de l’économie, du refus de porter des bobettes de Britney Spears, bref ils auraient bien aimé que la Chine se tienne tranquille. On sait tous qu’elle va devenir la prochaine super puissance, mais elle devrait suivre les conseils des experts et seulement le faire dans cinquante ans. Ça serait le parfait moment pour le faire car le protocole de Kyoto va entrer en vigueur au Canada et la province du Nouveau-Brunswick va être autosuffisante (yeah right).

Je sais que le fait que la Chine puisse lancer un missile dans l’espace ne veut pas nécessairement dire qu’il va y avoir une guerre des étoiles avec des bases spatiales comme l’étoile noire de Vader, des vaisseaux qui vont à la vitesse de la lumière, des maîtres Jedi avec des sabres au laser et des R2D2, quoique ça serait vraiment cool. Toutefois, je crois que nous ne sommes pas loin de cette réalité. Bien que le reste soit un peu farfelu, je devrais recevoir ma maîtrise en Jedierie sous peu. Si seulement le maudit George Lucas fan club n’était pas aussi lent !

De toute façon, si le monde continue à évoluer de cette manière, il va falloir que quelqu’un se dépêche à coloniser l’espace. Ça commence à n’être plus vivable sur notre planète. Les oranges gèlent en Californie, les dauphins s’échouent à New York et les terrains de golf sont ouverts à Iqualuit. Les gens se tuent à n’en plus finir pour de l’argent, des idéologies ou au nom de leur religion. C’est le bordel quoi !

Je ne suis pas le seul à le dire non plus. Un autre cerveau brillant de mon niveau l’a affirmé il y a quelques semaines. Le docteur Stephen Hawkins, probablement l’homme le plus intelligent sur la planète, a affirmé que si l’humain voulait survivre aux cent prochaines années, il faudrait commencé à peupler d’autres planètes. Je crois qu’il a entièrement raison et j’irais même plus loin que le docteur Hawkins en disant que chaque religion devrait avoir sa planète. Les juifs pourraient avoir Saturne, les islamiques pourraient avoir Mars, les hindous pourraient avoir Mercure car elle a déjà un point rouge dans le front, les chrétiens pourraient avoir Venus car il est sensé y avoir des méchantes pitounes et je suis chrétiens donc c’est là qu’on va. Plus de chicanes dans la cabane !

En plus, on devrait choisir des planètes assez éloigner les unes des autres de façon à ce que si quelqu’un veut aller en guerre contre une autre planète, le voyage soit assez long pour qu’il ait le temps de changer d’idée.

Billet d'humour #33 - Merci Hélène-Annie Lavoie


Me voici en ce beau dimanche 7 janvier, la tête entre les mains, me demandant sur quel joualvert de sujet je vais m’acharner cette semaine. Comme aucune réponse ne me vient à l’esprit, je suis parti à la recherche d’inspiration. Je suis allez à l’église, mais il n’y avait personne. Je suis allez au Costo et c’était paqueté de monde. J’ai alors demandé à la madame qui distribuait des échantillons de fromage synthétique à saveur d’érable artificiel s’il y avait des pots de 45 gallons d’inspiration, elle me regarda d’un air croche et me dit qu’elle ne parlait pas français.

Je suis donc retourné chez moi avec une boîte de 80 Coffee Crisp que j’ai mis au congélateur pour l’Halloween prochain. Il est peut-être trop tôt pour penser à l’Halloween, mais si je me fie à la température l’été devrait arriver au mois de mars et l’automne au mois de juin. J’avais réglé un problème, mais je n’avais toujours pas d’inspiration. Selon mon médecin je suis un humain et les humains ont presque toujours une certaine routine pour faire les choses, j’ai décidé de suivre la mienne.

Je suis allé sur le site de Chroniques du monde pour lire les chroniques de mes collègues qui ont parues durant la semaine. De cette façon je ne répète pas les mêmes choses qu’eux. Sauf que cette fois-ci je vais devoir emprunter la forme du bilan de la chronique d’Hélène-Annie Lavoie qui m’a bien inspiré et c’est pour ça que je la remercie dans mon titre. Je crois que tout le monde est au courant que nous venons de commencer une nouvelle année et sinon il est peut-être temps d’arrêter de boire.

Tout comme Hélène-Annie l’a fait, plusieurs personnes se donnent des choses à faire pour l’année qui vient. Je trouve qu’à ce moment de l’année il est important de prendre un recul pour apprendre de nos erreurs du passé et ne pas les répéter. Voici donc 20 choses à ne pas faire en 2007. Désolé, je ne suis pas assez vaillant aujourd’hui pour en faire 50.

1 Ne pas se coller la langue sur du métal l’hiver même si c’est tentant. Croyez-moi, j’ai découvert ça à 9 ans.
2 Ne pas sauter du coffre d’un véhicule en mouvement en pensant pouvoir courir sans se péter la fraise.
3 Ne pas essayer de faire les auditions de concours de chansons lorsque le canard en caoutchouc qui partage votre douche se suicide lorsque vous interprétez All by myself.
4 Ne pas pratiquer un sport ou du sexe sans protection.
5 Ne pas filmer une pendaison avec son cellulaire.
6 Ne pas regarder un film qui a le mot dude dans le titre.
7 Ne pas se précipiter pour répondre au téléphone et se cogner le petit orteil sur le coin de la table.
8 Ne pas prendre d’appel sur un cellulaire durant des funérailles.
9 Ne pas jouer à Marco Polo seul dans une piscine.
10. Ne pas jouer au golf pendant un orage électrique.
11 Ne pas envahir un autre pays pour des raisons qui ne sont pas fondées.
12 Ne pas jouer à la marelle avec des grenades.
13 Ne pas fumer une cigarette avec des tubes d’oxygènes dans le nez.
14 Ne pas manger un burger avant de se coucher.
15 Ne pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tiré à maintes reprises.
16 Ne pas jouer dans les cheveux d’un étranger.
17 Ne pas transporter un tube de shampoing en forme de bombe avant de prendre l’avion. 18 Ne pas faire de rendez-vous avec le Premier ministre en enfonçant la grille de sa résidence secondaire avec une automobile.
19. Ne pas signer un protocole et dire qu’on va le respecter dans 50 ans.
20 Ne pas inventer la roue car elle existe déjà.

Billet d'humour #32 - Question de feelings


Il y a un dicton qui dit qu’il ne faut pas juger quelqu’un avant d’avoir marché un mille (2,2 km pour les métriques) dans ses chaussures. Je crois que c’est un dicton qui s’applique bien de nos jours puisque la mondialisation nous pousse à être en contact avec des gens qui ont une différente religion, langue, perception et façon de vivre que nous.

Par contre, nous ne sommes pas obligés d’aller dans un autre pays pour constater ces différences. Il en existe entre nos voisins, nos amis, les membres de notre famille et même entre nous et nos conjoints et conjointes.

Il y a deux semaines, je vous parlais de magasinage. Je vous ai demandé de magasiner comme un homme parce que ça va vite, ça évite les embouteillages et on en ressort avec le strict nécessaire.

Mon erreur dans cette affirmation a été de ne pas avoir marché dans les chaussures du sexe opposé. Mettons qu’une paire de chaussure à talons hauts, ce n’est pas très invitant. Ça ressemble plus à un instrument de torture médiéval qu’à un moyen de déplacement.

Tout ça pour dire que la semaine dernière, une de mes amies m’a proposé de m’accompagner pour faire mes emplettes finales de Noël. J’ai trouvé ce geste très généreux jusqu’à ce qu’elle m’apprenne qu’il y avait un prix rattaché à sa générosité. Je devais non seulement l’accompagner, mais aussi la conseiller sur l’achat de chemises pour aller avec deux jupes qu’elle avait achetées auparavant. J’étais pris au piège par ma parole et les clauses en petits caractères situés au bas du contrat verbal que j’avais apparemment signé. Je n’ai pas argumenté avec ardeur car je ne suis pas encore au courant de toutes les règles et lois qui régissent la bureaucratie de la gente féminine.

Donc, me voilà au beau milieu de la boutique marie claire entre un rac à linge de teinte d’automne et une vieille madame qui est apparemment tombée dans un bassin de parfum Elizabeth Taylor, tout en écoutant Sweet surrender de Sarah Mclaughlin. Laissez-moi vous dire que j’étais loin d’être dans mon élément. En passant, pour les puristes de la langue française marie claire ne prend pas de majuscule, car il n’y pas de règles grammaticales qui s’appliquent au monde la mode.

Au moment où j’étais en train de dire à mon amie que le morceau de tissu avec le bas rongé en forme vague diagonale qui est supposé être un chandail ne lui allait pas, la vendeuse est venue nous demander si nous avions besoin d’aide. Je fus très surpris par cette approche agressive. On n’aurait jamais vu ça dans une quincaillerie. Elle demande ce que mon amie cherchait et lui demande si elle se sent plus aventurière ou réservée. Encore une fois j’étais surpris par la question, car lorsqu’un homme va acheter du linge on lui demande pour quel évènement il portera le vêtement.

C’est alors que j’ai compris que magasiner pour une femme est une question de feelings. Pour les hommes, c’est une question de confort. Si porter un pneu autour de la taille était confortable, vous verriez une gang de gars dans les chambres d’essayage chez Michelin. Mais c’est pas seulement pour le confort c’est aussi une déclaration de ce que l’on fait cette journée-là. Un gars n’aura jamais honte d’assister à un mariage en jeans troués, le chandail plein de poussière avec des traces de sueur un peu partout. Si cette journée-là, sa priorité était de finir la cave il se doit de porter l’uniforme de la rénovation. Il dit au reste du monde.

-Je finis ma cave!

C’est pourquoi messieurs vous devriez vous renseigner sur comment votre compagne se sent. Si elle se sent bien dans sa peau, ne l’envoyez pas magasiner car tout va lui faire et votre banque va vous donner un coup de téléphone vous annonçant que vous venez de prendre une deuxième hypothèque sur votre maison. Attendez qu’elle se trouve laide et tout ce que ça va coûter est une boîte de chocolat et un massage, et vous allez gagner des points pour être à l’écoute de ses besoins.

Billet d'humour #31 - À vos marques, prêts, magasinez !


La course du temps des fêtes a peut-être débutée le 1er novembre, mais nous en sommes maintenant au sprint final. Attachez vos tuques avec de la broche et du ruban vert et rouge, il ne reste plus que douze dodos avant Noël. Bien entendu, qui dit Noël dit emplettes de Noël ou comme dirait les français, shopping.

La première étape pour faire les achats nécessaires pour parvenir au bonheur et à l’allégresse est de se rendre au magasin. Cette simple tâche, qui se faisait tranquillement en traîneau autrefois, est rendue très difficile et dangereuse. Je crois sincèrement que le Ministère des Transports devrait obliger les gens à suivre un cours intitulé « Conduite préventive du temps des fêtes : comment survivre - tome 1 ». Les gens conduisent comme des malades! Je commence à croire qu’il y a de la cocaïne dans les cannes de Noël. On se croirait dans une course de Formule 1, mais avec 5000 autos au lieu d’une vingtaine.

Une fois rendu au magasin, il faut acheter les deux choses essentiels à la réussite de Noël : des cadeaux et de la bouffe. Et Dieu sait qu’il y a de la bouffe. Je ne comprends pas pourquoi on fait autant de nourriture. Il y a huit sortes d’entrée, une dinde de vingt livres pour cinq personnes, quatre sortes de salade et 72 sortes de galettes et de biscuits. Après ça, on s’écrase sur le divan et on dit qu’on est plus en forme comme avant. C’est peut-être qu’avant, notre estomac pouvait digérer le tiers de notre poids en dinde et que les boîtes de quatre litres de vin n’existaient pas.

J’aimerais faire une demande aux gens qui vont se rendre au centre d’achat cette année. Est-ce que vous pouvez faire vos achats comme un homme ? Parce que lorsqu’un homme va au magasin, il sait ce qu’il veut, où il doit le trouver et ça lui prend dix minutes. Ça éviterait bien du stress aux gens qui savent ce qu’ils veulent, mais ne peuvent pas avancer parce qu’il y a une madame écrasée sur son chariot, le cul en l’air, avançant à 0,5 km/h tout en débattant dans sa tête à savoir si son mari voudrait une ou deux lignes bleues sur les bas blancs qu’il va recevoir en cadeau.

Malheureusement, je constate que plus on vieillit plus on perd l’esprit du temps des fêtes. Quand j’étais enfant je faisais des ulcères le 25 novembre parce qu’il restait seulement « UN MOIS AVANT NOËL !!!!!!! ». Maintenant, je fais des ulcères parce que ça fait quatre journées de suite que je mange de la dinde. Jadis, la veille de Noël, j’étais tellement excité que mon père m’envoyait pelleter le parking du centre d’achat pour brûler mon énergie. Maintenant, le 24, mon père est obligé de me réveiller parce que je suis tombé endormi en regardant « Astérix chez les Bretons ».

Le pire dans toute cette aventure est que, dans le fond, tout ce qui est fait durant le temps des fêtes (comme faire assez de nourriture pour nourrir la ville au complet ; s’acheter des choses dont on a pas vraiment besoin ; décorer la maison pour que les astronautes de la station spatiale internationale puissent la voir) va à l’encontre de l’esprit de Noël. C’est comme le communisme : la théorie est bonne, mais la pratique laisse à désirer. Finalement, j’aimerais bien continuer à vous divertir en bavassant sur le temps des fêtes, car il y a tellement à dire, mais je dois aller augmenter ma mise sur eBay pour acheter une figurine de Optimus prime des Transformers.

Billet d'humour #30 - La revanche des nerds


Il y a de cela quelques semaines j’assistais à un souper de famille. Lors de ces évènements plusieurs générations se rencontrent et discutent de divers sujets tels la politique, l’économie ou le dernier film de Brad Pitt. Un des sujets dont nous avons discuté dernièrement est la technologie et nous en sommes arrivés à la conclusion que la technologie avançait beaucoup trop vite. La technologie change tellement vite que lorsque tu achètes un machintrucmuche électronique quelconque, il devient dépassé plus rapidement que la pinte de lait que tu as achetée la même journée.

C’est devenu complètement ridicule. Par exemple, je suis un fan de film, j’en achète et je les enregistre à la télévision. Au début, il y avait les cassettes VHS et BETA. BETA a perdu la bataille et VHS est devenu le standard en cassette vidéo. Je me suis bâti une collection d’à peu près 900 films, c’est alors que quelqu’un a décidé d’inventer le DVD. C’est plus pratique à manipuler, ça prend moins de place, l’image est meilleure donc je me suis acheté une machine pour transférer le contenu de mes cassettes en DVD. Ça m’a pris des mois à accomplir cette tâche et lorsque j’ai eu fini de tout transférer, on m’arrive avec le Blue Ray et le High definition.

J’ai eu le même sentiment que mes oncles et tantes ont eu quand leurs 8 tracks ne rentraient pas dans le lecteur de cassette de leur nouveau char. C’est à ce moment que je me suis posé la question suivante :

-Qui peut bien profiter de rendre les gens ordinaires complètement fou en changeant constamment la manière dont les instruments dont ils se servent quotidiennement et auxquels ils ont développé une dépendance?

La réponse est simple : les nerds. Ils ont trouvé une façon de prendre leur revanche et ils s’en donnent à cœur joie. Bill Gates doit prendre un plaisir fou à sortir une nouvelle version de Windows sachant que quelque part une personne qui lui chantait des bêtises à l’école est en train de s’arracher les cheveux parce que son logiciel n’est plus compatible avec la nouvelle version.

Une autre chose qui commence à m’agasser à propos de la technologie est la combinaison des instruments. Sérieusement, qui est-ce qu’au (insérer juron) écoute la télévision sur son cellulaire? Il n’y a même pas assez de place pour encadrer les seins de Pamela Anderson sur cet écran. En plus, il est possible de jouer à des jeux sur son téléphone maintenant. Tu trouves une réunion plate et tu peux décider de te divertir avec une petite partie de Donkey Kong. C’est quoi la prochaine invention ? Ils vont mettre des minis instruments chirurgicaux dans le téléphone et si jamais tu es dans un accident, le chirurgien va pouvoir faire l’opération à distance?

Après, on se demande pourquoi il y a un problème d’obésité dans la société Nord-Américaine. Tout est rendu automatique! On n’a même plus besoin de sortir de notre automobile car il y a des guichets auto pour la nourriture, la boisson, l’argent et les médicaments. Il y a même une chapelle aux États-Unis qui fait des mariages au service au volant. Et si tu veux faire de l’exercice tu vas te faire punir car si tu vas à pied dans un guichet, ils vont te refuser le service.

Billet d'humour #29 - Meurtres, mariage et argent


D’après le titre vous pensez sûrement que je vais vous parlez du nouveau roman de Dan Brown, mais vous avez tord. Il s’agit en fait de trois évènements dont j’ai été témoin (par l’entremise de la télévision bien entendu) durant les deux dernières semaines qui m’ont dérangés et même choqués.

Tout d’abord j’aimerais féliciter le peuple américain (ben oui ils ne font pas toujours des choses caves) pour avoir contester la sortie du livre de O.J. Simpson au point d’en annuler la sortie ainsi que son entrevue télévisée. Il faut avoir un sérieux problème d’attention pour se faire acquitter d’un crime, commis il y a de ça presque douze ans, et écrire un livre, non pas pour s’innocenter, mais bien pour dire :

-Je l’ai fait, vous ne m’avez pas attraper, voici les détails de ce qui c’est passé.

Il me semble que lorsque tu essayes de te distancer d’un crime, tu n’écris pas un livre sur ce qui s’est « peut-être » passé. Donc, bravo aux gens qui se sont mobilisés pour que la publication de ce livre soit annulée. S’ils avaient pu faire la même chose pour les 250 autres livres sur les meurtriers qui remplissent deux étagères au Chapters, peut-être qu’il y a certains gens qui n’auraient pas été inspirés à faire de même. Mais 1 sur 250 c’est quand même un début, surtout pour les américains.

Je crois que la raison pour laquelle O.J. a essayé de sortir de l’ombre est pour porter ombrage au 2e évènement dont je veux parlé : le mariage de Tom Cruise et Katie Holmes. Je ne sais pas si c’est seulement moi, mais qu’un homme de 44 ans marie une femme de 27 ans je ne trouve pas ça hot, mais bien un peu creepy. Je sais que l’amour n’a pas d’âge, mais appliquez cette situation avec votre entourage et ça ferait jaser du monde. Mais ça ne fera jamais jaser le monde autant que le mariage de monsieur Top Gun.

On aurait dit que l’Italie était devenue un immense lit à bronzer tellement il y avait de flash d’appareil photo. Je sais qu’ils sont célèbres, mais je crois que les gens oublient qu’ils ne sont que des acteurs et rien d’autre. Je ne veux pas dénigrer la profession, mais je trouve qu’ils nécessitent beaucoup trop d’attention au détriment de causes beaucoup plus importantes, comme ma chronique par exemple.

La troisième chose dont je voulais vous parler est du baseball, plus précisément des Red Sox de Boston. Je sais que en ce temps des fêtes c’est le fun d’être généreux, mais il y a toujours des limites. Les Red Sox, comme d’autres équipes ont voulu négocier avec un joueur de 26 ans du Japon nommé Daisuke Matsuzaka. Et bien, seulement pour avoir le droit de négocier avec le joueur ils ont déboursé 51.1 million de dollars. Ça fait beaucoup de yen pour seulement jaser de combien de million ils vont lui offrir pour les prochaines cinq ans. À voir tout cela, en plus des autres choses qui se passent dans le monde, il y a seulement le titre du film de Stanley Kramer qui puisse décrire ce que je pense : It’s a mad, mad, mad, mad world.

Billet d'humour #28 - Où es-tu Halloween ?

C’est la question que je me suis posé la semaine dernière lorsque je suis allé faire ce que la plupart des gens font au mois d’octobre, c’est-à-dire mes emplettes de Noël. Je fais mon « magasinage » à ce moment-là car je trouve amusant d’entendre mes amis et ma famille chialer à propos du fait qu’il y a trop de gens dans les magasins deux jours avant Noël. Pendant qu’ils chialent, je relaxe en contemplant mes achats faits des mois à l’avance. Durant mon séjour au centre d’achat, j’ai remarqué que l’Halloween perdait beaucoup de terrain. Il y a moins de décoration et moins de publicité et beaucoup de gens qui n’ont pas d’enfant oublient complètement cette fête.

Dans mon temps, l’Halloween c’était tout un événement. C’était la seule journée où on pouvait accepter des bonbons d’un étranger, sauf s’il était en auto, déguisé en monsieur tout nu. Deux semaines avant, les parents commençaient à « éduquer » les enfants, c'est-à-dire à les rendre paranoïaques. Il fallait faire attention aux fourgonnettes noires, ne pas manger des fruits (car on sait tous que les fruits sont une bonne source de lames de rasoir) ou des bonbons avec l’emballage un peu ouvert, ne pas entrer dans les maisons où le gazon n’était pas bien coupé, etc.

Une chose qui commence à disparaître c’est la créativité pour les costumes. Où sont passés les masques de Freddy Kruger trop grands qui te font suer et qui causent la mort de 3 enfants sur 5, le maquillage qui donne des rashs, les bons draps à ta mère que tu as découpés pour faire un costume de fantôme, les fusils qui ressemblent à de vrais fusils? Maintenant tu vas louer un costume déjà fait. Pffff, ça c’est l’fun (notez le sarcasme). Je me souviens qu’on partait en petits groupes (entre 30 et 45 jeunes) et on ramassait à peu près 4 ou 5 taies d’oreiller chacun. Après, c’était le triage et les échanges. Il y en avait toujours un qui se retrouvait à l’hôpital parce qu’il ne voulait pas échanger un chip au ketchup contre une barre de chocolat. On avait tellement de bonbon que nos parents servaient encore des kiss et des croustilles nature à Noël. C’était les seules choses qui restaient. Quand on avait assez consommé de sucre pour rendre intéressant le Second regard, on allait courir dans le cimetière pour se faire peur. C’était drôle jusqu’à ce qu’un jeune tombe dans une tombe et que ses cheveux deviennent blancs. Par contre, c’est cet enfant qui avait le meilleur costume de vieux monsieur l’Halloween suivante.

Une autre tradition qui se perd, c’est la journée des tours du 30 octobre. Ça me rend triste de ne plus voir le papier de toilette dans les arbres, les œufs sur les maisons et les nerds, la merde de chien brûlée sur les perrons, les patates dans les tuyaux d’échappement, les citrouilles écrasées, etc. Aujourd’hui on appelle ça du vandalisme ou du terrorisme (dépendamment du pays où on se retrouve bien entendu). Mais le plaisir ultime, après avoir enlever toutes les cents blanches de ta boîte d’Unicef, c’était de s’asseoir dans ta pile de bonbons et d’attendre Noël. Sur ces beaux souvenirs je vous souhaite bonne Halloween.

Billet d'humour #27 - La cours de grands (publié le 16 octobre 2006)


Lorsque j’étais à l’âge où tirer les couettes d’une fille voulait dire « qu’est-ce que tu fais ce soir ? », il y avait deux sections à la cour d’école : la cour des petits et la cour des grands. C’était l’époque où la neige commençait à tomber avant le mois de janvier et qui dit neige dit butte de neige. Après une belle tempête, la charrue avait amassé une gigantesque butte de neige dans le fond de la cour. Le problème était que cette butte était située du côté des grands et pour monter sur la butte des grands, il fallait faire ses preuves. Si tu pouvais rester sur le sommet pendant deux minutes sans te faire jeter en bas, tu recevais le droit de rester en haut pour le restant de la récréation. De plus, tu avais également l’ordre d’aider les grands à lancer tes camarades en bas, leur causant des déformations à la colonne vertébrale au grand plaisir du Dr. Scholl’s (Are you gellin?).

Tout ça pour dire que la Corée du Nord essaie de monter sur la butte des grands et ça ne fonctionne pas très bien. Ce pays ne semble pas faire bonne impression auprès du reste du monde. C’est peut-être à cause qu’il y a un problème de pauvreté et de famine au sein de sa population. C’est peut-être à cause qu’ils pratiquent des exécutions publiques ou que leur leader achète son linge au même magasin que Dr. Evil. Bref, elle a un sérieux problème de relation publique sur les bras.

Pour contrer ce problème, elle a décidé d’utiliser le même moyen que plusieurs pays ont utilisé pour se faire entendre : construire une bombe nucléaire. Parce que c’est comme ça que ça fonctionne aux Nations-Unis. Si tu constitues une menace, on va te donner une place à la table pour chialer. Sauf que cette fois-ci la stratégie, a mal fonctionné. La Corée du Nord n’a pas lu la phrase en petits caractères qui dit qu’il faut être ami des États-Unis et ne pas faire partie de l’axe du mal de George W. Bush pour avoir le droit de posséder une arme nucléaire.

Les 5 grands qui siègent sur la butte du conseil de sécurité viennent d’émettre des sanctions financières et interdisent la vente de moyens de défense lourds, comme les chars, les avions de combat, les navires de guerre, les missiles ainsi que l'importation ou l'exportation de matières et d’équipements pouvant être utilisés pour fabriquer des armes nucléaires (ex : gros pétards à mèches). Ces sanctions n’ont pas fait l’affaire du représentant de Kim Jong Il, mini Jong Il, qui a traité le conseil d’agir en gangsters et qui voyait ces sanctions comme une déclaration de guerre.

En voyant la menace grandir dans le monde avec les ambitions nucléaires de la Corée du Nord, de l’Iran et de Riverview, il serait temps pour le Canada de peut-être envisager de bâtir sa propre bombe. Le temps est propice pour le faire puisqu’on vient tout juste d’ « économiser » 1 milliard suite à l’abolition de programmes considérés inutiles par notre Premier ministre. De plus, le Canada ne fait pas partie de l’axe du mal donc on ne subirait aucune sanction. On pourrait même produire de l’uranium à Pointe Lepreau avec les rénovations que le gouvernement veut faire. Vive la création d’emploi !

Billet d'humour #26 - Les nerfs à vif (publié le 3 octobre 2006)

Pourquoi est-ce que j’ai les nerfs à vif ? Parce que j’ai vécu une expérience très stressante cette semaine. J’étais seul à la maison, il était environ 22 h 30. J’étais en train de lire le deuxième tome de la collection des aventures de Sherlock Holmes lorsque j’ai entendu un bruit venant de la cave. Ça sonnait comme quelqu’un qui murmurait. Soudain, un gros bang qui semblait provenir de derrière moi se fit entendre et j’étais convaincu qu’un voleur venait de me tirer dessus.

Ce n’était pas un voleur mais la porte automatique du garage qui s’ouvrait pour faire place à la nouvelle voiture de ma tante et le murmure était le déshumidificateur qui faisait un bruit plus fort que d’habitude. Vous me trouvez peut-être un peu paranoïaque, mais je suis convaincu qu’à un moment donné dans votre vie, vous vous êtes retrouvés en bobette, à deux heures du matin, avec un plunger dans les mains, prêts à vous défendre contre une branche qui ressemble à une main qui gratte dans votre fenêtre de chambre à coucher.

La raison pour laquelle je suis si tendu est que j’ai entrepris d’écouter la première et deuxième saison de la série télévisée Lost (Perdu pour les adeptes de Radio-Canada). Je sais que je suis en retard de deux ans et que la troisième saison commence cette semaine mais, que voulez-vous, je ne peux pas suivre toutes les séries télévisées. Il faut que je me garde du temps pour mes cours de danse sous-marine, le poker en ligne et la saison de la chasse aux phoques.

Je n’ai jamais écouté une série aussi stressante que Lost. Sauf peut-être Unsolved mysteries parce que l’animateur avait l’air d’un zombie et la petite toune du début était stressante. Lost commence avec un écrasement d’avion sur une île apparemment déserte. Il y a des blessés partout, les gens crient à tue-tête, il y a du feu, des explosions, du sang bref, un vrai concert de KISS. Et tout ça se passe dans les cinq premières minutes ! Par la suite, il y a toutes sortes d’évènements bizarres qui arrivent les uns après les autres et, à toutes les fois qu’on pense qu’un problème est réglé, il y a quelque chose d’inattendue qui arrive.

Un ours polaire sort de nul part, une femme se noie, un prof de science explose et j’en passe. Ce n’est pas comme un film d’horreur où on sait que la bebittte va sortir de la garde-robe. Le problème est qu’on ne voit pas la bebitte et ça, c’est encore plus stressant. À un point tel que je serai obligé de regarder les prochains épisodes avec des mitaines à four pour ne pas me ronger les ongles.

Pour ceux et celles qui n’ont pas suivi Lost et qui veulent commencer à écouter la troisième saison, je vous recommande de louer ou d’acheter les deux premières saisons car vous ne comprendrez rien. Il y a plus de rebondissements dans un épisode que de cellules dans le cerveau de George W. Bush.

En parlant d’imbécile de la politique, j’aimerais féliciter notre Premier ministre Stephen Harper pour nous avoir enlever le stresse de gérer un milliard de dollars. De cette façon, il pourra enlever des programmes aux minorités francophones, faire 72 apparitions au Québec pour paraître comme le sauveur, et licher l’Ontario et les provinces de l’ouest qui pensent que les provinces de l’Est leur volent leur argent.