mardi, avril 17, 2007

Billet d'humour #26 - Les nerfs à vif (publié le 3 octobre 2006)

Pourquoi est-ce que j’ai les nerfs à vif ? Parce que j’ai vécu une expérience très stressante cette semaine. J’étais seul à la maison, il était environ 22 h 30. J’étais en train de lire le deuxième tome de la collection des aventures de Sherlock Holmes lorsque j’ai entendu un bruit venant de la cave. Ça sonnait comme quelqu’un qui murmurait. Soudain, un gros bang qui semblait provenir de derrière moi se fit entendre et j’étais convaincu qu’un voleur venait de me tirer dessus.

Ce n’était pas un voleur mais la porte automatique du garage qui s’ouvrait pour faire place à la nouvelle voiture de ma tante et le murmure était le déshumidificateur qui faisait un bruit plus fort que d’habitude. Vous me trouvez peut-être un peu paranoïaque, mais je suis convaincu qu’à un moment donné dans votre vie, vous vous êtes retrouvés en bobette, à deux heures du matin, avec un plunger dans les mains, prêts à vous défendre contre une branche qui ressemble à une main qui gratte dans votre fenêtre de chambre à coucher.

La raison pour laquelle je suis si tendu est que j’ai entrepris d’écouter la première et deuxième saison de la série télévisée Lost (Perdu pour les adeptes de Radio-Canada). Je sais que je suis en retard de deux ans et que la troisième saison commence cette semaine mais, que voulez-vous, je ne peux pas suivre toutes les séries télévisées. Il faut que je me garde du temps pour mes cours de danse sous-marine, le poker en ligne et la saison de la chasse aux phoques.

Je n’ai jamais écouté une série aussi stressante que Lost. Sauf peut-être Unsolved mysteries parce que l’animateur avait l’air d’un zombie et la petite toune du début était stressante. Lost commence avec un écrasement d’avion sur une île apparemment déserte. Il y a des blessés partout, les gens crient à tue-tête, il y a du feu, des explosions, du sang bref, un vrai concert de KISS. Et tout ça se passe dans les cinq premières minutes ! Par la suite, il y a toutes sortes d’évènements bizarres qui arrivent les uns après les autres et, à toutes les fois qu’on pense qu’un problème est réglé, il y a quelque chose d’inattendue qui arrive.

Un ours polaire sort de nul part, une femme se noie, un prof de science explose et j’en passe. Ce n’est pas comme un film d’horreur où on sait que la bebittte va sortir de la garde-robe. Le problème est qu’on ne voit pas la bebitte et ça, c’est encore plus stressant. À un point tel que je serai obligé de regarder les prochains épisodes avec des mitaines à four pour ne pas me ronger les ongles.

Pour ceux et celles qui n’ont pas suivi Lost et qui veulent commencer à écouter la troisième saison, je vous recommande de louer ou d’acheter les deux premières saisons car vous ne comprendrez rien. Il y a plus de rebondissements dans un épisode que de cellules dans le cerveau de George W. Bush.

En parlant d’imbécile de la politique, j’aimerais féliciter notre Premier ministre Stephen Harper pour nous avoir enlever le stresse de gérer un milliard de dollars. De cette façon, il pourra enlever des programmes aux minorités francophones, faire 72 apparitions au Québec pour paraître comme le sauveur, et licher l’Ontario et les provinces de l’ouest qui pensent que les provinces de l’Est leur volent leur argent.

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