mardi, avril 17, 2007

Billet d'humour #31 - À vos marques, prêts, magasinez !


La course du temps des fêtes a peut-être débutée le 1er novembre, mais nous en sommes maintenant au sprint final. Attachez vos tuques avec de la broche et du ruban vert et rouge, il ne reste plus que douze dodos avant Noël. Bien entendu, qui dit Noël dit emplettes de Noël ou comme dirait les français, shopping.

La première étape pour faire les achats nécessaires pour parvenir au bonheur et à l’allégresse est de se rendre au magasin. Cette simple tâche, qui se faisait tranquillement en traîneau autrefois, est rendue très difficile et dangereuse. Je crois sincèrement que le Ministère des Transports devrait obliger les gens à suivre un cours intitulé « Conduite préventive du temps des fêtes : comment survivre - tome 1 ». Les gens conduisent comme des malades! Je commence à croire qu’il y a de la cocaïne dans les cannes de Noël. On se croirait dans une course de Formule 1, mais avec 5000 autos au lieu d’une vingtaine.

Une fois rendu au magasin, il faut acheter les deux choses essentiels à la réussite de Noël : des cadeaux et de la bouffe. Et Dieu sait qu’il y a de la bouffe. Je ne comprends pas pourquoi on fait autant de nourriture. Il y a huit sortes d’entrée, une dinde de vingt livres pour cinq personnes, quatre sortes de salade et 72 sortes de galettes et de biscuits. Après ça, on s’écrase sur le divan et on dit qu’on est plus en forme comme avant. C’est peut-être qu’avant, notre estomac pouvait digérer le tiers de notre poids en dinde et que les boîtes de quatre litres de vin n’existaient pas.

J’aimerais faire une demande aux gens qui vont se rendre au centre d’achat cette année. Est-ce que vous pouvez faire vos achats comme un homme ? Parce que lorsqu’un homme va au magasin, il sait ce qu’il veut, où il doit le trouver et ça lui prend dix minutes. Ça éviterait bien du stress aux gens qui savent ce qu’ils veulent, mais ne peuvent pas avancer parce qu’il y a une madame écrasée sur son chariot, le cul en l’air, avançant à 0,5 km/h tout en débattant dans sa tête à savoir si son mari voudrait une ou deux lignes bleues sur les bas blancs qu’il va recevoir en cadeau.

Malheureusement, je constate que plus on vieillit plus on perd l’esprit du temps des fêtes. Quand j’étais enfant je faisais des ulcères le 25 novembre parce qu’il restait seulement « UN MOIS AVANT NOËL !!!!!!! ». Maintenant, je fais des ulcères parce que ça fait quatre journées de suite que je mange de la dinde. Jadis, la veille de Noël, j’étais tellement excité que mon père m’envoyait pelleter le parking du centre d’achat pour brûler mon énergie. Maintenant, le 24, mon père est obligé de me réveiller parce que je suis tombé endormi en regardant « Astérix chez les Bretons ».

Le pire dans toute cette aventure est que, dans le fond, tout ce qui est fait durant le temps des fêtes (comme faire assez de nourriture pour nourrir la ville au complet ; s’acheter des choses dont on a pas vraiment besoin ; décorer la maison pour que les astronautes de la station spatiale internationale puissent la voir) va à l’encontre de l’esprit de Noël. C’est comme le communisme : la théorie est bonne, mais la pratique laisse à désirer. Finalement, j’aimerais bien continuer à vous divertir en bavassant sur le temps des fêtes, car il y a tellement à dire, mais je dois aller augmenter ma mise sur eBay pour acheter une figurine de Optimus prime des Transformers.

Aucun commentaire: