mardi, novembre 20, 2007

Billet d'humour #49 - Au nom de la loi, on est cave


À son meilleur, l’être humain a le potentiel de faire preuve d’intelligence, de débrouillardise et même parfois de gentillesse. À son pire, il peut être un rapace de la pire espèce. Comme dirait un homme que j’admire beaucoup, l’humoriste George Carlin : « Humans are barely out of the jungle. » Je suis d’accord avec ce qu’il dit car le comportement de certain d’entre-nous ferait parfois froncer les sourcils d’un gorille.

Ceci dit, transportons-nous dans le pays qui, autrefois, a très gentiment décidé de payer à nos ancêtres une croisière toutes dépenses payées avec destination inconnue, le pays où les dentistes sont autant appréciés que les politiciens ou la bouffe, l’Angleterre. Comme tous les pays d’un certain âge, il y a, dans son système judiciaire, des lois qui sont toujours en vigueur et qui devraient peut-être faire l’objet d’une petite révision. Je faisais mon surfing quotidien sur Yahoo news et je suis tombé sur dix lois qui, selon les électeurs anglais, sont considérées comme les plus ridicules. Je vais donc faire comme le très amusant David Letterman, animateur du Late show, et vous faire part du top sept des lois britanniques les plus ridicules :

7. Dans la ville de York, il est légal de tuer un Écossais à l’intérieur des anciens limites de la ville, seulement s’il porte un arc et des flèches. Si vous êtes d’une autre nationalité vous pouvez promener votre arc et vos flèches sans avoir peur pour votre vie. Affichez bien vos couleurs par contre.

6. Il est illégal d’entrer au Parlement avec une armure. Je me demande s’il y a un amendement à cette loi durant l’Halloween.

5. Il est illégal d’omettre de dire au percepteur d’impôt de l’information que vous ne voulez pas lui divulguer. Par contre, il est légal de lui cacher de l’information que ça ne vous dérange pas qu’il sache. C’est plein de bon sens.

4. Il est illégal de mourir dans le Parlement. Je me demande si cette loi s’applique au fait d’être brain dead, car Tony Blair a enfreint la loi pendant plusieurs années.

3. Il est considéré un acte de trahison de placer un timbre d’un monarque la tête à l’envers. Ça doit être stressant faire des invitations pour un mariage. Un moment d’inattention et un couple se retrouve en prison.

2. À Liverpool, il est interdit pour une femme de se promener les seins nus sauf si elle est une caissière dans un magasin de poissons tropicaux. J’ai l’impression que le magistrat appréciait le spectacle lorsqu’il allait acheter un Pomacanthus paru une fois par semaine.

1. Une femme enceinte à légalement le droit de faire ses besoins partout où elle le désire, y compris dans le chapeau ou le casque d’un policier. Vive la libération de la femme! Il faudrait vérifier si cette loi s’applique au Canada car nous sommes une ancienne colonie. Et si cette loi s’applique, je mets au défit les femmes enceintes de ce pays de faire leur devoir de bonne citoyenne, de respecter la loi et de démontrer publiquement l’amour qu’elles ont pour le prochain policier qui leur donnera une contravention.

Source : Yahoo news AFP

Billet d'humour #48 - Le monde est smart


Malgré le fait que la télé réalité nous démontre à tous les jours que l’humain est un être très stupide à l’occasion, je suis tombé par hasard sur une émission de télévision qui prouve le contraire. Comme tous les dimanches matins, je regarde tranquillement le poste de télé BBC World pour avoir l’air plus sophistiqué que mes colocataires et pour mémoriser de l’information que je peux régurgiter à des étrangers pour paraître plus intelligent que je le suis vraiment. De plus, je trouve l’accent « british » vraiment relaxant et très approprié pour le dimanche matin.

L’émission, qui s’appelle World Challenge 2007, cherche des gens ou des groupes qui ont une entreprise ou qui développent une innovation, mais sur un plan quasi artisanal. La particularité de ces entreprises est qu’elles font un profit tout en faisant une différence dans la communauté. La plupart de ces entreprises voient le jour pour régler un problème qui affecte les gens d’une région. Le gagnant reçoit 20 000 U.S pour améliorer son projet.

J’ai un ami qui dit toujours que pour être riche il suffit de trouver la « bébelle à une piastre» que tu pourrais vendre à tous les américains. J’aimerais vous faire part de quelques exemples de ces innovations pour démontrer qu’il y a « une piastre » à faire avec pratiquement n’importe quoi.

En Indonésie, les fermiers extraient du sucre des palmiers à sucre, ce processus nécessite beaucoup de chaleur et le bois est utilisé comme source d’énergie. Croyez-le ou non, ils ont découvert qu’ils coupaient leurs forêts et que ce n’était pas une bonne chose. C’est alors que Willie Smith, un spécialiste des questions d’économie et d’énergie, a construit une usine qui utilise la vapeur générée par une centrale électrique pour chauffer la sève des palmiers à sucre. Les profits sont distribués à la coopérative de fermiers qui compte 6285 fermiers qui vivent dans la pauvreté. Le projet a réussi à préserver près de 20 000 mètres carré de forêt. Dans ce cas, comme le dit l’expression anglaise, money is sweet.

En Afghanistan, il y a un gros problème de poudre blanche communément appelée l’héroïne. Comme dans tous les pays producteurs de médicaments artisanaux qui nous aident à oublier ben des affaires, les fermiers dépendent des revenus générés par la récolte de ces produits : dans ce cas-ci il est question du pavot. Sarah Chayes, une journaliste qui a vu la violence et la pauvreté que créaient la trafique de l’opium, a décidé de s’attaquer à la source du problème. Elle a créé Arghand Inc., une entreprise qui développe des marchés pour la récolte des amandes, des abricots, des pistaches et des racines de réglisse. Les fermiers n’ont plus besoin de récolter le pavot et empochent même plus d’argent en récoltant ces produits qui servent à la manufacture de savons et autres produits pour la peau. Donc, si vous voulez combattre le fléau qu’est le trafique d’héroïne, achetez-vous une crème pour les cernes made in Afghanistan.

On a tous, à un moment de notre vie, perdu une jambe ou un bras et eu besoin d’un membre artificiel. J’ai été abasourdi d’apprendre que ce n’est pas tout le monde qui a le moyen de s’acheter des membres artificiels. Comme la petite Ganga Rayamajh du Népal qui après avoir perdu ses deux jambes étant bébé, devait se traîner jusqu’à l’école. J’espère que ce n’était pas dans six pieds de neige avec un vent du noroît de 250 km/h comme nos parents. À l’âge de 17 ans, grâce l’œuvre de charité MEND de la Nouvelle Zélande, elle a eu pas une, mais deux jambes artificiels. Touchée par cette générosité, elle décida d’aider d’autres personnes avec des problèmes de mobilité en joignant ASHA. En 2004, ASHA et MEND ont entrepris de développer des produits pour aider les personnes ayant des problèmes de mobilité (membres artificiels, outils, etc.) qui pourraient être achetés par le plus pauvre des népalais. Ils ont trouvé une façon ingénieuse de réduire les coûts en utilisant des déchets comme matériaux. Par exemple, les moules sont faits de canettes recyclées et les membres sont faits en partie de plastic recyclé. Qui aurait cru qu’une boisson gazeuse et l’enveloppe d’un sandwich pourrait aider quelqu’un à marcher.

Vous pouvez votez pour l’initiative (il y en a douze) que vous préférez sur le site Web suivant http://www.theworldchallenge.co.uk/index.php.

Source : Mon cerveau et http://www.theworldchallenge.co.uk/index.php

Billet d'humour #47 - Preuve #175 du vieillissement : L'Halloween


Selon l’encyclopédie Wikipédia « L'Halloween est une fête traditionnelle celtique qui prend sa source dans une lointaine fête celtique : il y a 2000 ans, les Celtes fêtaient, pendant trois jours, le changement d'année – appelé Samonios en Gaule, Samain en Irlande – aux environs du 1er novembre. Importée, pour finir, sur le continent nord-américain par les immigrants catholiques irlandais – l'Irlande ayant été évangélisée très tardivement au VIe siècle, c'est le pays où la fête de Samain a subsisté le plus longtemps.
Son nom actuel est une altération de All Hallow's Eve, qui signifie littéralement : « la veille de la fête de tous les saints », c'est-à-dire la veille de la fête chrétienne de la Toussaint ("hallow" est une forme archaïque du mot anglais "holy" qui signifie : "saint"). »

Selon moi c’est une fête inventée par l’association internationale des dentistes (AID) et les producteurs de desserts et sucreries (PDS). Lorsque les PDS se sont rendus compte qu’ils perdaient beaucoup de clients à cause de l’AID qui décourageait leurs clients d’acheter leurs produits, ils ont commencé une guerre. Après une lutte acharnée, les PDS et l’AID se sont entendus sur le fait qu’une fois par années les PDS pouvaient faire la promotion de leurs produits et que l’AID augmenterait son chiffre d’affaire avant le rude hiver qui s’en venait. C’est à partir de ce moment que l’AID s’est associée aux PDS. Wikipédia n’a pas voulu accepter ma définition d’Halloween, mais je continue à faire pression.

Peu importe son origine, l’Halloween demeure une fête qui amuse petits et grands. Par contre, il y a des choses qu’on faisait lorsqu’on était jeune qui est moins bien vu lorsqu’on est adulte. Par exemple :

-Passer ramasser des friandises. «Cute» lorsque tu es petit, regardé de travers lorsque tu as 28 ans. Le truc est de préparer un numéro de danse et de chant qui impressionne tellement les propriétaires de la maison, qu’ils n’ont pas le choix de vous donner des friandises (suggestion : chorégraphie du vidéoclip Thriller de Micheal Jackson). Vous pouvez aussi dire que votre voix à muer prématurément. N’oubliez pas de vous raser la barbe.

-Jouer des tours comme lancer des œufs sur la maison de ceux qui ne donnent pas de friandises. Possibilité de se faire chicaner par les parents lorsqu’on est petit, possibilité de se faire arrêter par la police lorsqu’on est plus grand. Il y a un avantage lorsqu’on est plus grand car on peut se sauver en automobile, mais cela peut également être un désavantage car la contravention peut être plus coûteuse.

-Aller dans un party d’Halloween. Donne la possibilité d’échanger des friandises avec d’autres participants lorsqu’on est petit. Donne la possibilité d’échanger une autre sorte de friandises lorsqu’on est plus grand et les infirmières, anges, etc. sont beaucoup plus sexy.

-Se faire des peurs dans le cimetière. Amusant lorsqu’on est petit, amusant lorsqu’on est grand. Sauf bien sûr si quelqu’un tombe dans un trou et développe par hasard une nouvelle phobie.

J’aimerais terminer cette chronique en vous disant que petit ou grand, il y a plusieurs façons de s’amuser durant cette fête et que Harry Potter est probablement le nouveau personnage d’Halloween le moins épeurant de tous.

Billet d'humour #46 - Preuve #32 du vieillissement: une dance au secondaire


On dirait que dernièrement la vie essaie de me passer un message. Elle essaie de me faire sortir de mon adolescence prolongée dont souffre beaucoup des jeunes hommes de mon âge. Elle essaie de me faire arrêter de jouer à des jeux vidéos, de regarder les Simpsons, de rire quand quelqu’un pète ou de répéter ce que ma sœur me dit jusqu’à ce qu’elle perde patience. Je fais face à plusieurs situations où la vie me «kick» dans l’entre jambe pour que j’agisse comme quelqu’un de mon âge devrait agir. Samedi, j’ai « pris un coup de vieux » comme on dirait par chez nous. J’ai été engagé à titre de DJ pour une soirée dansante lors d’un colloque de leadership qui réunissait des jeunes du secondaire de toutes les écoles francophones de la province.

Dans ce genre de soirée, à moins d’être juché en haut d’une tour entourée de tireurs élites, d’un champ de mines et de tranchées garnies de barbelés, les participants vont venir faire des demandes spéciales ou vont te faire le commentaire préféré de tous les DJ, « tu sais que tu peux commencer à mettre de la bonne musique maintenant. » Je ne connaissais aucun des artistes et des chansons qui m’ont été demandés. Heureusement, j’ai pu masquer mon ignorance grâce à la commande de mon employeur de ne faire jouer que des chansons francophones.

Pour me préparer à cette soirée, je suis quand même allé faire de la recherche à la radio étudiante de l’université pour me mettre à jour sur les nouvelles tendances musicales d’une génération qui me paraît de plus en plus étrangère. J’ai découvert d’excellents nouveaux artistes, mais malheureusement, ce sont des artistes indépendants, donc on n’entend pas beaucoup parler d’eux.

En plus du fait qu’ils sont indépendants, ils sont francophones, donc loin de faire parti des artistes préférés de cette génération qui croit que la musique anglophone est meilleure. C’est dans ce genre situation qu’on se rend compte du problème de distribution auquel font face ces excellents artistes qui passent sous le radar parce qu’ils n’ont pas une «machine» derrière eux.

Troublé, je suis rentré chez moi déterminé à trouver ce qui est à la mode. J’ai découvert que ce qui est populaire maintenant est pratiquement la même chose que ce qui était populaire lorsque j’étais jeune. C’est le même rythme, les mêmes instruments, c’est seulement une personne différente qui chante et elle porte un peu moins de vêtements. C’est alors que j’ai décidé je n’avais pas à gaspiller d’énergie pour essayer de plaire à des gens qui trouvent «hot» rien d’autre que du matériel recyclé.

C’est là que j’ai compris mon rôle en tant que « mon p’tit monsieur », comme une charmante jeune fille m’a baptisé samedi soir, n’est pas d’essayer de m’assimiler à leurs goûts musicaux, mais d’agir en tant qu’éducateur et de leur montrer qu’il y a d’autres musiques, faites par le passé, qui survivent au test du temps puisqu’elles touchent plusieurs générations. Car, plus je vieillis plus je me rends compte que j’en ai beaucoup à apprendre.