mardi, juin 12, 2007

Billet d'humour #43 - Le grand jour


Le grand jour représente différentes choses pour différentes personnes. Il y a différents facteurs qui influencent la notion du grand jour chez quelqu’un comme par exemple l’âge. Pour un enfant de un an (en tout cas pour ses parents), le grand jour c’est de faire ses premiers pas ou de dire son premier mot. C’est un grand jour car mes parents me rappellent encore mon premier mot : approximation adiabatique. Il faut croire que j’étais un gros fan de chimie quantique quand j’étais jeune.

Pour un adolescent, le grand jour c’est d’avoir son permis de conduire et le pire jour c’est de se voir enlever ce permis après avoir découvert comment l’automobile de ses parents peut épouser la forme d’un poteau de téléphone. Pour un adulte, le grand jour est soit la naissance de son enfant ou le mariage. Il y a bien sûr toujours des exceptions à la règle, car j’ai un ami qui m’a téléphoné pour me dire que cette journée était un grand jour car Janet Jackson s’est exposée en plein Superbowl. À chacun ses priorités dans la vie, il ne faut pas le juger pour autant.

Je vous parle du grand jour cette semaine, car la fin de semaine passée j’ai assisté au grand jour de ma sœur cadette, son mariage. Comme j’ai tous mes lecteurs à cœur, même ceux qui me détestent, je vais vous donner quelques conseils, tout en posant certaines questions qui portent à réflexion à propos du mariage.

Le mariage se déroulait à Montréal. J’aimerais prévenir les gens qui ont eu la chance de ne jamais mettre les pieds dans cette ville de ne pas y entrer en auto. Il y a une raison pour laquelle partout au Québec on peut faire un virage à droite sur une lumière rouge sauf à Montréal. Si vous êtes piétons à Montréal ne pensez jamais qu’un automobiliste vous voit parce que pour un Montréalais vous ne représentez seulement qu’un nid de poule de plus à rentrer dedans dans son chemin pour retourner chez lui après le travail.

Aussi, vous devez être très attentif au changement des feux de circulation. Si vous êtes distraits vous allez vous faire klaxonner et injurier de la tête aux pieds 0,125 secondes après le changement du feu. Les gens vont attendre 2h pour entrer dans la ville tous les matins, mais un coup rentrés, la patience est partie.

Je peux vous garantir que tous les conducteurs montréalais ont failli leurs cours de physique. La notion que deux objets ne peuvent occuper le même espace en même temps n’existe pas pour eux. Il y a dix centimètres d’espace et dans leur tête une camionnette peut y entrer.

Finalement, j’ai tellement été marqué par mon expérience dans le trafic de Montréal que je n’ai plus rien à dire à propos du mariage de ma sœur sauf que tout s’est bien passé. La bouffe était bonne, la musique était bonne, le vin également et on a même eu droit à un petit rigodon acadien. Le seul petit hic est que je suis maintenant aveugle après avoir reçu au moins 1000 flash dans les yeux et je suis condamné à écrire avec un logiciel qui reconnaît la voix.

dimanche, juin 10, 2007

Billet d'humour #42 - La petite flamme bleue


Je suis particulièrement heureux de vous faire part de mon sujet cette semaine car il s’agit de mon temps préféré de l’année, l’été. Et qui dit été, dit saison des barbecues. Je suis conscient qu’il y a des adeptes du grill qui vont enfiler leurs bottes de poil, leur chapeau fait en poil de castor et leurs gants à motoneige pour sortir l’hiver se faire cuire un steak. Ces gens-là sont des spécialistes qui n’ont pas froid aux yeux et qui n’hésiteront pas à faire cuire de la pizza, une dinde ou une sorte de mélange de fromage et d’ananas sur le grill. Ce sont des innovateurs et je salue leur courage et leur motivation. Pour eux, c’est toujours la saison des barbecues. Mais pour le reste du monde qui ne brave pas les intempéries, cette petite flamme bleue nous rend bien joyeux lorsque l’été arrive.

Lorsque vous décidez d’organiser un barbecue chez vous, il faut suivre quelques instructions pour éviter un désastre. Tout d’abord, il faut déterminer qui est en charge de la cuisson. Si c’est vous, établissez ça dès le départ. Pissez autour du barbecue s’il le faut, mais il faut délimiter votre territoire. Vous ne voulez pas dix personnes qui tournent autour de vous, sautant par-dessus votre épaule pour vérifier si leur steak « cheap » de 2 millimètres n’est pas en train de calciner après deux minutes.

Ce qui m’emmène à donner un conseil à tous ceux qui participent à un barbecue : apporter de la viande à barbecue. Il faut que le steak soit épais comme votre patron, les hamburgers gros comme les fesses de la madame en bois qui orne les jardins, les saucisses grosses comme bien des chanceux qui l’ont et chanceuses qui la reçoive, et les poitrines de poulet à faire rougir Pamela Anderson. Si vous ne savez pas qu’est-ce qu’est de la viande à barbecue, achetez ce que vous prenez d’habitude et faites-la cuire au micro-onde. Il faut que ça soit gros et que ça cuise longtemps.

Pendant que la viande cuit tranquillement, il faut garder les invités distraits et partiellement nourris pour éviter qu’ils commencent à s’entretuer et à faire cuire le plus gros de la bande. Ça peut paraître un peu extrême comme réaction, mais l’être humain est capable de faire des choses vraiment surprenantes lorsqu’il manque de quelque chose. Par exemple, voler un morceau de pain pour nourrir sa famille et par la suite devenir un conseil de moralité.

Pour tenir civilisés tous ces beaux gens que vous avez invités, qui vont critiquer votre nouvel ensemble de vaisselle en retournant à la maison, il est important de commencer le rituel avec un ingrédient essentiel à tout évènement social : de l’alcool. Peut importe qu’il s’agisse d’une bonne bière froide, d’un pichet de sangria, d’un verre de mojito avec les petites feuilles de menthe qui restent poignées entre les dents ou d’une boisson à l’ananas servie dans une noix de coco, ça détend toujours l’atmosphère avant de pouvoir déguster ce magnifique steak saupoudré de carbone cancérigène.

Une fois que vos invités sont bien relaxes, vous pouvez leur servir des petites trempettes, des craquelins et des légumes pour éviter toute forme de cannibalisme. Et lorsque tout le monde a bien mangé et bien bu, il est temps de les sacrer dehors en espérant que personne n’attrape la salmonelle, sauf peut-être, le gars qui s’est présenté sans être invité après avoir lu un courriel par-dessus l’épaule d’une collègue de travail.