samedi, décembre 13, 2008

Billet d'humour no.69 - Quocé ça !


Je ne pensais pas voir ça de mon vivant, mais les politiciens canadiens ont fait assez de bruit pour que CNN en parle. Habituellement, ça prend des attentats, des catastrophes naturelles, un accident d’envergure cataclysmique ou une célébrité qui se « pète la fraise » pour que les américains se lèvent la tête de leur nombril. M’a dire comme le gars : « La marde est pogné à Ottawa et ça put de plus en plus! »

Stephen Harper ne pouvait pas seulement rester tranquille, attendre les prochaines élections et avoir une plate –forme plus élaborée que « on travaille sur un plan, mais il n’est pas encore prêt ». Il fallait qu’il brise sa promesse électorale de faire des élections à date fixe pour faire de la petite politique. Ce genre de stratégie fonctionne rarement à moins que ce soit un coup d’état, mais ce n’est pas dans les valeurs canadiennes d’utiliser la violence pour obtenir ce qu’on veut.
Monsieur Harper à décidé de jouer avec le financement des partis, ce qui fut une erreur monumentale. S’il y a un principe de base à respecter avec les humains, c’est qu’il ne faut pas toucher à leur portefeuille. Tu peux leur enlever bien des droits et privilèges au nom de la « sécurité », mais touche à leur argent et ils sont les premiers à monter aux barricades.

Une bonne preuve de ce phénomène est lorsque remplir une automobile d’essence coûtait aussi cher qu’un massage suédois. Les gens ont tellement acheté d’automobiles hybrides rapidement que les concessionnaires ne pouvaient plus répondre à la demande. Les gens se promenaient en transports en commun ou faisaient du co-voiturage avec les gens du bureau, c’était presque trop beau pour être vrai.

Donc, Harper a voulu manigancer dans le dos des partis d’opposition et ça lui est tombé sur le nez tel le chaud repas digéré d’un pigeon qui voyage gaiement dans le stationnement du McDo durant une fraiche journée de printemps. Les partis d’opposition ont décidé de manigancer eux aussi et de faire une coalition pour renverser le gouvernement et mettre à la tête du pays, le très charismatique Stéphane Dion.

Toutefois, ce que les opposants ne savaient pas, c’est que leur opposé a plus d’un tour dans son sac. Il appela sa bonne amie, tante Jean, pour qu’elle vienne remettre de l’ordre dans la cour d’école. Elle envoya donc les deux partis dans leur coin jusqu’au mois de janvier pour qu’ils pensent à ce qu’ils ont fait.


Pendant ce temps, dans les contrées lointaines de l’ouest canadien, les habitants crient haut et fort à la conspiration. Les gens de l’est complotent pour renverser le meilleur représentant de leurs intérêts qu’ils n’ont jamais eu. La dernière fois qu’il y a eu tant d’émoi dans l’ouest, c’est quand Wayne Gretzky s’est fait échanger au Kings de Los Angeles.


La situation est tellement tendue que Stephen Harper a dû s’adresser à la nation, en direct de son chalet, pour nous dire de quocé qui faisait pour régler la crise économique. Et après l’élaboration de toutes ses mesures, il décide fermer le gouvernement (ceuse qui prennont des décisions) en plein milieu de la crise. C’est génial. C’est autant génial que le vidéo de la réplique de Stéphane Dion en direct de son bunker. Je sais que c’est censé être le message qui devrait être retenu et non l’image, mais de nos jours l’image est une réalité à laquelle les politiciens doivent faire face. Si tu as une tache de moutarde sur le bord de la bouche personne ne t’écoute. Donc, si le piton focus de ta caméra est brisé et que le focus est sur l’étagère en arrière, c’est de ça qu’on parle.

dimanche, décembre 07, 2008

Billet d'humour no.68 - Style Obama


Ce que j’aime des medias américains c’est qu’ils scrutent à la loupe tous les faits et gestes de leur nouveau président élu. Si nous faisions de même au Canada peut-être que le résultat de nos élections aurait été différent, quoique monsieur Harper soit passé maître dans l’art de dissimuler tout ce qui se passe dans son parti. La preuve : on n’a pas vu beaucoup de gens de son équipe parler aux médias. Je crois qu’il leur a loué chacun un chalet, leur a acheté chacun un Playstation et qu’ils ont joué à Call of duty pour se donner plus d’expérience en politique étrangère du Canada.


La chaine de télévision CNN vient de lancer un nouveau segment qui s’appelle « Note au président » où des experts donnent leur opinion au président sur comment résoudre certains problèmes auxquels font face les Américains. Étant un expert dans à peu près tous les sujets, sauf les manucures (le son de quelqu’un qui se lime les ongles me fait l’effet de quelqu’un griffe un tableau tout en grattant une fourchette dans une assiette et en mâchant dans une boule de papier aluminium), j’ai décidé de faire mes propre notes au président.

Note numéro 1 : Comment maintenir le statut de super puissance face à la Chine ? C’est simple, il suffit de convertir les endroits aux États-Unis où il y a souvent des inondations en champs de riz. Les États-Unis deviendraient le plus grand producteur de riz au monde et qui consomme le plus de riz au monde? Selon mes statistiques, qui peuvent être exactes ou non , il s’agit de la Chine. Ils ont voulu prendre notre industrie automobile, on va prendre leur industrie du riz. Le seul problème est que les québécois vont devoir se trouver une autre place que la Floride (qui va être inondée) pour passer leurs vacances ou leurs retraites. Pourquoi ne pas visiter le Nouveau-Brunswick ? Parce qu’au Nouveau-Brunswick « Être…ici on le peut ».

Pouvez-vous m’expliquer quelle sorte de slogan taré le gouvernement a choisi ? Wow, vraiment ? On a le droit d’exister au Nouveau-Brunswick ! Quel génie est arrivé avec cette trouvaille ? Je peux vous garantir que la personne qui a choisi ce slogan a une mineure en philosophie. Quelle sorte d’image ça donne au reste du monde quand tu hésites dans ton slogan? Les points de suspensions sont-ils vraiment nécessaires ? On n’a pas besoin de voir le slogan dans la version intégrale de son créateur. Une chance qu’il ne pensait pas à autre chose lorsqu’il a pensé à ce prix Nobel de la littérature qui va surement être changé lorsque le prochain Premier ministre sera élu. On aurait pu se retrouver avec : « Être…coudonc j’ai-tu fermé les lumières avant de sortir…il ne faudrait pas que j’oublie de ramasser du lait en revenant…wow Obama fait un speech…il est bon…yes we can est un bon slogan…on le peut…wow, ici on le peut…Être…ici on le peut ». Bravo !

Note numéro 2 : Parler du slogan m’a trop mis en beau « joualvert », je vais être obligé de continuer mes notes au président dans la prochaine chronique.

dimanche, novembre 23, 2008

Billet d'humour no.67 - Hail to the chief


Où étiez-vous le 4 novembre 2008 à 11h, heure de l’Est ? Parce que c’est à ce moment-là que les États-Unis ont élu le premier président noir de leur histoire. En effet, Barack Obama deviendra officiellement le 44e président le 20 janvier 2009…, s’il ne se fait pas tuer avant. Malgré sa victoire écrasante, il y a certaines personnes dans ce pays qui ne sont pas d’accord avec les 65 431 955 personnes qui ont voté pour lui.


Par exemple, il y a les deux tarlas suprématistes qui voulaient entrer dans une école pour tuer par balle 88 noirs et en décapiter 14 autres. Ces deux chiffres sont ceux symbolisant la prédominance de la race blanche dans l'idéologie du Ku Klux Klan. Ils voulaient, bien entendu, finir le tout en tuant Barack Obama.

En plus, ils envisageaient de s'habiller en tuxedo blancs avec des chapeaux haut-de-forme et de tirer sur Obama en passant à pleine vitesse dans leur voiture à côté du cortège du président-élu. Un vrai film de Hollywood. Ces pauvres jeunes hommes ont négligé un facteur important, la réalité. À moins d’être un chef d’état ou le leader d’un culte, personne ne tue 102 personnes sans qu’on l’arrête ou le tue sur les lieux. Ils n’auraient même pas eu le temps de mettre leur chapeau que la S.W.A.T team les aurait criblés de balles.

Mais, ne jetons pas de l’ombre tout de suite sur ce grand moment historique. J’ai trouvé que John McCain avait fait le meilleur discours de sa campagne et je pense que s’il avait été aussi éloquent durant sa campagne, l’écart aurait peut-être été moins grand. Cet écart aurait peut-être également été moins grand si McCain avait choisi une candidate à la vice-présidence qui savait quel est le rôle du vice-président.

Madame Palin est la preuve vivante qu’il ne faut pas passer de test de QI pour être politicien. Je ne m’attarderai pas aux détails (parce que ça prendrait au moins six chroniques) en répétant toute les conneries qu’elle a dites, mais lorsque l’émission humoristique Saturday Night Live fait une parodie de son entrevue avec Katie Couric et qu’ils n’ont même pas à changer ses réponses pour que ça soit ridicule, il y a un petit problème en quelque part.

Finalement, il y a une personne que je n’envie pas dans cette élection et c’est Barack Obama. Il a littéralement le poids du monde sur les épaules. Tout le monde s’attend à ce que ça aille mieux dans son pays à cause de son élection. Donc, en 4 ans (ou en 8 s’il est chanceux), il droit régler une des pires crises économiques de l’histoire, mettre fin à deux guerres, restaurer la crédibilité des États-Unis, gérer une dette astronomique et arrêter de fumer. S’il accomplit tout ça, je peux vous garantir qu’il ne lui restera pas un cheveu noir sur la tête. On lui souhaite toutefois bonne chance, car quand les États-Unis vont mal, le Canada ne va pas fort fort.

Billet d'humour no.66 - La psychologie de l'Halloween


Cette semaine, j’ai décidé d’explorer la psychologie derrière certains aspects de la fête où l’horreur est à l’honneur. J’enlève donc mon chapeau d’analyste politique des grands chemins et, comme Dr. Phil, place celui de psychologue improvisé. Je ne suis en aucun cas un psychologue certifié, donc il serait peut-être sage de ne pas me citer dans un article scientifique ou toutes autres publications. Pour votre intérêt, et celui de la science, je vais tenter de déterminer pourquoi certaines personnes choisissent certains costumes. Peut-être que vous allez découvrir quelque chose sur votre personnalité qui va complètement changer votre vie pour le mieux et vous rendre millionnaire. Si c’est le cas, j’accepterai avec grande humilité 35% de vos gains en guise de remerciement.
Dans ma démarche scientifique, j’ai décidé de m’attarder aux costumes les plus populaires dans les partys d’Halloween soit la momie, le loup-garou, la sorcière, le fantôme et le vampire. Prenons tout d’abord la momie. Les gens qui se déguisent en momie aiment se compliquer la vie. Le processus de s’enrouler de bandages ou de papier de toilette est un processus long et parfois frustrant. Tous ceux qui ont déjà essayé savent que ça prend du temps à enfiler et par la fin de la soirée, il ne reste plus grand-chose. De plus, ces gens ont probablement un grand vide à combler parce qu’une momie est un corps humain vidé de son contenue pour mieux être préservée. On peut donc conclure que ce sont des gens très superficiels.
Les personnes qui se déguisent en loup-garou ont un profond désire d’explorer leur côté animal et adolescent. Elles ont du poil où elles n’en n’ont pas d’habitude, elles restent dehors plus longtemps et, bien souvent, elles délimitent leur territoire sur le bord d’un édifice en chemin vers le Subway le plus proche. On peut donc conclure que ces gens ont un complexe de Jekyll et Hyde.
Les personnes qui se déguisent en sorcière ont sans aucun doute une soif de maitriser les gens et les éléments qui les entourent. Elles possèdent des pouvoirs magiques qui leurs permettent d’accomplir des choses mesquines sans que la victime ne sachent d’où elles proviennent. En plus, la sorcière peut changer d’apparence pour tromper ses adversaires. On peut donc conclure que ces gens sont des conservateurs.
Les gens qui se déguisent en fantôme sont le contraire des momies. Ils ne veulent pas se casser la tête. Ils prennent un drap et y percent deux trous pour mieux voir. Ils ne veulent pas attirer l’attention et choisissent un déguisement qui leur permet de s’élonger sur un lit ou un sofa. On peut donc conclure que ces gens ont le syndrome du couch surfer.
Les gens qui se déguisent en vampire sucent, c’est tout.J’aimerais terminer en me penchant sur l’aspect des costumes sexy. Les femmes sont rendues tellement superficielles qu’il faut qu’elles paraissent attirantes même pendant la seule journée où on s’attend et on accepte qu’elles soient laides. Le problème que ça pose est que ça enlève le sentiment de danger chez le sexe opposé. Parce que la prochaine fois qu’un gars va voir un loup-garou, il va encore avoir l’image du loup-garou sexy du party d’Halloween auquel il a participé. Il s’approche trop près et une morsure plus tard il est condamné a mangé des animaux les soirs de pleine lune et se réveiller tout nu dans un champ le lendemain. Donc cette année, déguisez-vous prudemment.

jeudi, octobre 23, 2008

Billet d'humour no.65 - Un, deux, trois, débatez!


Je ne peux pas faire une chronique ces temps-ci sans parler des élections. Il n’y a rien de plus divertissant que de voir nos politiciens se mettre les pieds dans la bouche et par la suite essayer de les ressortir en souriant. La seule chose que j’ai vue de plus triste que l’entrevue de Stéphane Dion sur la chaîne CTV est une image d’un oiseau qui sort d’une flaque d’huile après un déversement.


J’ai compris la décision éditoriale de la chaîne de diffuser l’entrevue intégralement. Elle voulait démontrer ce que tous les Canadiens ignoraient depuis que Stéphane Dion fait de la politique : il a de la misère à s’exprimer en anglais. Je remercie CTV d’avoir mis la lumière de la vérité sur ce fait qui va faire en sorte que le Canada ne sera plus le même par la suite. Par contre, ce petit accrochage nous a permis de revoir notre Bill Clinton, the Shawinigan jackhammer, Jean Chrétien.


Je maintiens toujours ma position sur les autres chefs : Jack Layton continue de faire un bon job; Elizabeth May « kickerait » du cul si on avait le vote proportionnel; Gilles Duceppe est toujours le défenseur des opprimés et Stephen Harper est toujours Darth Vader. Lorsque Bernard Derome a demandé à Stephen Harper s’il pensait que c’était une bonne idée d’investir 1,1 milliard dans Radio-Canada et que Darth s’est éclaté de rire sans répondre directement, j’ai compris que les jeunesses Harperienne ne sont pas loin.


Du côté américain, ma critique se dirige vers les journalistes de CNN. Depuis quelques mois, ils ont formé un groupe de journalistes appelé la Truth Squad, l’Escadron de la vérité. La fonction de la Truth Squad est de vérifier la véracité des faits et des attaques qu’énoncent les candidats. À la fin de la dénonciation ou de l’approbation de l’énoncé, on jette des fleurs au leader de la Truth Squad pour avoir fait un beau travail c’est-à-dire d’avoir vérifié les faits. N’est-ce pas ça le job d’un journaliste ? Ne faudrait-il pas mettre la fameuse Truth Squad sur tout ce qui est diffusé à titre d’information ? Ça laisse sous-entendre qu’ils ne le font pas toujours. Les vapeurs alcooliques m’ont fait oublier bien des choses que j’ai apprises durant mon bacc. en information-communication, mais s’il y a une chose qu’on nous enseigne dans le premier cours de journalisme, après apprendre a écrire notre nom, est de TOUJOURS vérifier les faits.


Cette semaine j’ai décidé de parler de politique, mais souvent les gens ne se sentent pas interpellés par les enjeux. J’ai donc fait des entrevues pour connaître les questions que les gens ordinaires se posent. Par la suite, vous pourrez utiliser ces questions pour faire votre propre débat chez-vous. Voici donc les sujets de votre débat maison :


-Brassières bourrées : fausse représentation ou élément séducteur ?


-L’échelle du caca : êtes-vous petites boules ou une longue bûche ?


-L’homme vs le vibrateur : lorsque la technologie devient le pire ennemi de l’homme.


-Beurre ou margarine : est-ce que les toats sentent la différence ?


Bon débat.

Billet d'humour no.64 - Il fait bleu ces temps-ci


En tant que libéral marbré (libéral qui emprunte un peu d’idéologie du NPD et du Parti Vert), je passe mes vendredi soirs à refaire le monde avec des gens qui partage la plupart de mes opinions. Le tout est bien arrosé de nectar de la vérité, communément appelé du vin. La fin de semaine dernière, j’étais dans un garage en train de continuer la tradition avec un couple d’artiste. Après avoir entendu quelques reportages sur les élections, la femme posa la question suivante : « Qu’est-ce qui explique la montée du mouvement conservateur au Canada et aux États-Unis ? » Étant sans réponse, nous dûmes y penser.
Voici donc ma réponse à cette question. J’aimerais vous rappeler que mes affirmations ne sont pas basées sur ce qu’on appel communément des faits. Ce sont des énoncés aléatoires qui sont formulés et recrachés par une masse grise inerte située au dessus de mes épaules. Il vous est donc inutile de scruter à la loupe des ouvrages sur le sujet pour voir si mes théories sont correctes. Je base mes affirmations en observant ce que je connais, donc les gens de ma génération. J’aimerais également dire que je ne suis pas le porte-parole de ma génération.
Maintenant que toutes les questions légales ont été couvertes, voici ma théorie. Je l’ai nommé la théorie Liberté 55. La chose que j’ai probablement le plus entendu depuis le début de mon séjour sur cette planète est que je suis l’avenir. Plus tard, on me dira que l’avenir est maintenant, mais il va être trop tard car il fallait commencer l’avenir dans le passé.
Pour arriver à bâtir un avenir, il faut avoir un plan. Nous avons été chanceux car un plan avait déjà été préparé pour nous. La première étape est d’aller à l’école pour nous apprendre à penser d’une manière. La deuxième étape est de suivre des études post secondaires pour changer notre façon de penser. La troisième étape est d’entrer sur le marché du travail pour oublier tout ce qu’on a appris pendant nos études post secondaires. Une fois sur le marché du travail, il faut planifier la prochaine étape qui est notre retraite.
Le plus gros défit d’un retraité est de s’assurer un revenu sans travailler. Le problème d’économiser de l’argent, pour ma génération, est qu’il y a plusieurs facteurs qui jouent contre notre volonté de suivre le plan. Premièrement, on commence notre vie endetté. On voudrait bien commencer une famille à 25 ans comme nos parents, mais c’est impossible économiquement.
En plus, il faut se concentrer sur commencer notre carrière en changeant d’emploi à tous les deux ans pour gagner de l’expérience. On a le même salaire que nos parents avaient à notre âge, mais le coût de la vie n’est drôlement pas le même. Le crédit mange toutes nos « économies ». Les compagnies qui nos offrent le crédit, avec des belles petites lettres qui nous disent qu’on est pré-approuvé, commence à s’essouffler.

Il y a des terroristes et des jeunes délinquants dans nos cours d’en arrière, une crise économique dans nos portefeuilles et la Chine vole nos emplois. Les artistes millionnaires et les élitistes nous regardent de leur tour d’ivoire et en plus on doit prendre soins de l’environnement et du voisin. Qui est-ce qui va protéger nos enfants ? Qui va mettre ses jeunes délinquants en prison pour plus longtemps ? Qui va sauver ma Liberté 55 ? Qui va sauver mon gazon ? La réponse est la raison pour laquelle il fait bleu ces temps-ci.

lundi, septembre 22, 2008

Billet d'humour no.63 - ♪Il est venu le temps des élections♪


Comme Stéphane l’a mentionné la semaine dernière, cet automne est parfait pour les mordus de politique. On ne peut pas demander mieux. Les deux tiers de l’Amérique du Nord sont en campagne électorale.

Je demande toujours à mes amis s’ils suivent les élections. La plupart me répondent non, ce qui m’étonne toujours car ils font parti de ma génération. Une génération qui, du lever du soleil jusqu’au dernier battement de paupière avant de tomber endormi, exige d’être diverti. Nous avons apporté la télévision dans nos salles à manger, nos chambres à coucher et même dans nos salles de bains. Nous avons été des pionniers en commençant la messagerie instantanée à l’intérieur d’une même maison. Mais pour une raison qui m’échappe, les campagnes électorales se perdent dans la multitude de sources de divertissement.

Pourtant, il n’y a rien de plus divertissant que de voir un politicien essayer de se faire élire. C’est comme regarder un enfant qui apprend à faire de la bicyclette dans l’émission Drôle de vidéos : c’est tellement cute de les voir essayer et c’est tordant de les voir se casser la gueule.

Pourquoi c’est si divertissant ? Parce qu’ils doivent plaire à un plus grand nombre de gens possibles. Tout d’abord, ils doivent être pour ou contre certains enjeux sociétaires pour plaire à ceux qui s’intéressent encore aux plates formes électorales. Ils doivent prendre position pour plaire à la base de leur parti et avoir quelques ouvertures plus au centre pour plaire aux indécis. Ensuite, c’est la session de photos pour ceux qui ne suivent pas la campagne. On embrasse des bébés; on sert la main des nouveaux immigrants; on écoute de la musique dans un iPod; on fait de la course à pied, du vélo, du canot, du curling; on tape sur l’épaule de nos soldats; et on comprend la mère monoparentale qui doit avoir deux emplois pour subvenir aux besoins de ses deux enfants.

Tout ça pour obtenir le titre tant convoité d’humain. Parce que si on reproche quelque chose aux politiciens, c’est de ne pas être humain. Ce sont malheureusement des robots avec des cravates. C’est pour ça que Stephen Harper donne des becs à ses enfants au lieu de leur donner la main. C’est pour ça que Stéphane Dion porte des chandails de laine et s’assoit à la table avec les gens au lieu d’être sur une estrade. C’est pour ça que Jack Layton…à bien y penser on reproche à Jack Layton d’être trop humain. Il a donc décidé d’être plus agressif et ça lui va très bien.

Une chose que je reproche la campagne électorale canadienne est de ne pas être assez longue. Ça fait dix-neuf mois qu’elle dure aux États-Unis. Je comprends que nous n’avons pas les ressources et la patience de la faire durée aussi longtemps, mais ça nous empêche de voir jusqu’où les politiciens sont prêts à aller pour maintenir leur position sur un enjeu. C’est facile de dire pendant deux mois qu’on est en faveur de quelque chose. Mais lorsque ça fait six mois que l’opinion publique a changé, les politiciens doivent ajuster leur tire pour plaire à l’électorat. Et c’est à ce moment qu’on voit quel politicien est maître dans l’art de bullshiter. Mais les canadiens ne sont pas prêts à faire face à cette réalité car nous sommes des gens optimistes. Car il n’y rien de pire pour un optimiste que de faire face à la réalité.

dimanche, septembre 07, 2008

Billet d'humour no.62 - Bye bye été qui n'est jamais venu


Pour ceux qui ne se sont pas fait chauffer le coco en France pendant l’été, ce fut un été très humide. Il a tellement plu qu’un matin je me suis réveillé avec les mains et les pieds palmés. Depuis, le fils de Jacques Cousteau n’arrête pas de me tanner pour venir tourner son prochain documentaire dans mon sous-sol. Malgré un titre accrocheur comme « Fredotastica : genèse d’un fond marin urbain », j’ai dû refuser.


Étant donné que la planète n’attend pas une température plus clémente pour tourner, il s’est quand même passé des choses intéressantes pendant l’été. J’ai appris beaucoup de choses, comme par exemple, que les chinois ne provenaient pas des quartiers chinois, mais bien d’un pays qui s’appelle la Chine. Ma surprise fut énorme lorsque j’ai appris, du même coup, que ce n’était pas seulement un arrondissement de la ville de Montréal.


C’est dans ce pays que se déroulaient les Jeux Olympiques d’été auxquels notre pays, « l’amas de cabanes », communément appelé Canada, a pris part aux activités. Premièrement, j’aimerais dire que les chinois peuvent faire un spectacle capable de faire rougir les membres du groupe Pink Floyd. Les cérémonies d’ouverture et de clôture étaient à vous étirer la mâchoire inférieure assez basse pour que vous puissiez vous la lancer autour du cou comme un foulard. Ce n’était pas un petit show de boucane et de lumière du secondaire.


Nos athlètes ont quand même performé les trois derniers jours des jeux. Je ne sais pas pour vous, mais je commençais à me faire à l’idée qu’on allait seulement ramener un cas de grippe aviaire au pays. Mais après quelques jours de sécheresse au tableau des médailles, nous avons quand même battu l’objectif de seize médailles que la délégation canadienne s’était fixé.
En plus d’acheter la dette des États-Unis et de copier les grands pays colonisateurs en vidant l’Afrique de ses ressources naturelles, la Chine a pu démontrer au monde qu’elle pouvait faire partie du club des grands en enlevant tout ce qui se passe là-bas habituellement. Ils ont détruits les vieilles maisons pour faire place aux installations olympiques en expropriant les gens qui y vivaient. Ils ont suggéré avec un peu de force aux protestataires d’aller prendre des vacances en dehors de la ville pendant les jeux. Ils ont même interdit aux gens de fumer.

Je crois que le meilleur emploi lors des jeux, pour quelqu’un de vraiment baveux, était celui de policier moral. Un policier moral pouvait arriver devant un fumeur, prendre sa cigarette de sa bouche et l’écraser devant lui sans engueulade. Je mets les gouvernements occidentaux au défi d’implanter ce genre de règlement par ici. Je ne suggère pas ça pour des raisons environnementales, économiques ou médicales, mais seulement pour des raisons de divertissement. On pourrait même faire une émission de téléréalité sur un policier moral qui se fait battre par des fumeurs enragés.


Et pendant que tous les yeux du monde étaient braqués sur la Chine, la Russie a décidé de lancer une mission « humanitaire » pour sauver les pauvres Georgiens pro Russie qui n’ont pas été choyés par les arpenteurs qui ont fait les frontières lorsque l’U.R.S.S s’est démantelée, par elle-même, avec juste un peu d’aide de certaines agences de leur pire ennemi. Mais contrairement aux jeux, ce spectacle reste à suivre.

vendredi, juillet 04, 2008

Lancement de cartoon


Le 3 juillet dernier, moi-même et un de mes amis, Patrick Hardy, avons lancé la première strip de notre bande dessiné intitulé Little mafia. En gros c'est l'histoire d'un enfant qui veut devenir un gangster. Je vous invite donc à aller voir ce que Mikey vous réserve à http://little-mafia.ca

lundi, juin 30, 2008

En vacances

À chaque été, le site capacadie.com, sur lequel je publie mes chroniques, fait relache pour le mois de juillet et août. Donc je vais prendre le "break" qui m'est accordé et je vais reprendre la tâche d'essayer de vous faire sourire en septembre.

Bon été,

Fred

mardi, juin 17, 2008

Billet d'humour no.61 - J'ai mal à la pub


Cette semaine, j’aimerais vous faire part du mécontentement que j’éprouve face à certaines publicités. Mon irritation face à ces publicités n’est pas encore assez grande pour grimper sur un toit avec une carabine et tirer sur quelques étrangers malchanceux, mais assez importante pour me donner des spasmes involontaires à l’œil gauche.

Je comprends le phénomène du vieillissement de la population. Je comprends également le principe du public cible. Je dois avouez que lorsqu’elles ont débutées, j’ai ri à quelques reprises en les regardant. Mais je suis officiellement écœuré des maudites annonces de Viagra. On sait qu’elle existe la tabar**** de pilule bleue, est-ce qu’on a besoin de le savoir à tous les quinze minutes ?

Non seulement ça nous rappelle que nos parents font des fikifonkfonks, mais qu’ils le font sur la table de la cuisine, sur les chaises au bord de la piscine, dans les remontés mécaniques des stations de ski, bref, partout où la pilule fait effet. Non mais pensez-y la prochaine fois que vous amenez vos enfants chez grand-papa et grand-maman. Est-ce que vous mangez sur une table qui a été souillée par le progrès de la médecine moderne ? Si le gouvernement n’a pas d’affaire dans votre chambre à coucher, c’est parce que vous êtes sensés rester dedans.

En passant, la mise en garde d’appeler un médecin si un homme a une érection qui dure plus de quatre heures est vraiment essentielle, car ce ne sera pas le premier réflexe des hommes. Si les hommes que je connais avait une érection qui dure plus de quatre heures, ils n’appelleraient pas leur médecin, ils appelleraient leurs amis, ils prendraient des photos, ils feraient un concours pour voir qui peut se rendre à six heures.

Il n’y pas que les annonces publicitaires de Viagra qui commencent à me donner le goût d’apprendre à faire des poupées vaudou. Ce sont les annonces des compagnies d’investissement, des pilules contre le cholestérol, des pilules contre l’ostéoporose, du diabète, des maladies du cœur, des maladies rénales et si je vois encore une fois Dennis Hopper me demander si j’ai un plan pour ma retraite, je déchire mon poster de Easy Rider. Je suis rendu tellement paranoïaque à propos de ma santé que je songe parfois à m’abonner à un club de colonoscopie.
Les seules annonces pour les jeunes sont celles qui passent le samedi matin, pendant que je dors ainsi que les annonces de bière qui me donnent encore la fausse impression que si je consomme plus de bière, plein de belles femmes vont sortir d’un autobus pour venir faire un bbq ou jouer au golf avec moi et 15 de mes meilleurs amis, ce qui est totalement…encore possible. Désolé, je dois encore y croire, sinon le rêve meurt.

Billet no. 60 - Au revoir et merci


À moins que vous étiez en camping sauvage, loin de la civilisation, vous avez entendu parler de la triste nouvelle qui s’est répandue comme une traînée de poudre à travers le pays tout entier, et même une bonne partie du globe. Jeudi dernier, un terrible accident de la route a coûté la vie à Luc Bourdon, un défenseur des Canucks de Vancouver.


Malgré que nous sommes tous deux originaires de Shippagan, je ne connaissais pas Luc personnellement. Je ne l’ai vu jouer qu’une seule fois alors qu’il portait l’uniforme des Wildcats de Moncton. D’après ce que j’ai pu observer c’était un gaillard assez solide merci. J’ai vu un joueur se lancer sur lui d’un bout à l’autre de la patinoire pour le mettre en échec et son postérieur à vite ressenti la froideur de la glace après s’être frappé de plein fouet contre le tronc d’arbre qu’était Luc.


D’après ce que j’ai pu lire et entendre durant les quatre derniers jours, c’est non seulement sa force physique, mais sa force de caractère, sa détermination et son humilité face à son succès qui faisaient de Luc un être facile à admirer, autant comme joueur que comme personne. C’était un gars qui vivait pleinement sa vie à tous les jours.


La mort d’un proche est l’étape de la vie la plus difficile à subir. Ça fait des milliers d’années que les gens meurent, nous savons tous que ça arrive un jour ou l’autre, mais ça nous poignarde encore le cœur à chaque fois. La seule chose qu’on peut espérer c’est que l’être cher est dans un monde meilleur et j’aime croire que c’est ce qui se passe.


Selon moi, lorsqu’on arrive au ciel, on nous donne une passe gratuite pour La Ronde céleste. Cette passe nous donne le droit de retourner sur terre, à titre d’esprit, pour faire ce qu’on a toujours voulu faire et visiter tous les endroits de la planète. Donc, on va boire une tequila au Mexique, on se claque la meilleure bouillabaisse de Marseille et on mange les meilleurs mets chinois juché sur le mur de Chine.


Ensuite, on visionne le meilleur film jamais fait. On nous montre l’histoire de ’humanité : de la création à aujourd’hui. Après c’est le 1000 ans de rêve. Pour faciliter la transition, on vous permet de faire la chose que vous aimiez le plus faire sur la terre pendant 1000 ans.


Pour terminer, j’aimerais expliquer mon titre. Je voulais dire au revoir à Luc car ce n’est pas un adieu. La beauté de la vie, c’est que même si une personne n’est plus là physiquement, elle est quand même dans notre esprit, et tant qu’on pense à cette personne elle vit toujours. Et merci pour l’inspiration que tu as donné et que tu donneras aux personnes que tu as côtoyées de près ou de loin en étant tout simplement Luc Bourdon.

lundi, mai 26, 2008

Billet d'humour no.59 - Pot-pourri


On a tous des petits rituels matinaux. Certains ne peuvent pas commencer à penser ou parler sans prendre une tasse de café. D’autres ne peuvent pas sortir de la maison sans barrer les portes dix fois, ouvrir et fermer les ronds du poêle sept fois, changer de soulier cinq fois, ouvrir et fermer les interrupteurs trois fois et manger un déjeuner en ordre alphabétique. Dans mon cas, je regarde les nouvelles et réponds aux annonceurs. J’aime ce petit rituel car ça m’empêche de rester passif devant la télé, la radio ou le journal. Je vous propose donc de m’accompagner dans mon rituel avec ce pot-pourri des nouvelles que je vais lire ou voir ce matin.

Nouvelle 1 : J’aime les japonais. Ils ont toujours des idées et des produits qui sortent de l’ordinaire. Reuters nous rapportent que la compagnie Triumph International Japan Ltd. a inventé une brassière à l’énergie solaire. C’est dans ces moments que je deviens très passionné à propos de l’environnement. C’est pourquoi j’encourage les femmes du monde entier à en faire un peu plus pour sauver notre planète en faisant le beau geste de se procurer une brassière à l’énergie solaire.

Je sais que ça va être un peu froid l’hiver de porter seulement une brassière, mais vous pouvez brancher une chaufferette dessus. Imaginez toutes les situations où vous auriez besoins d’une source d’énergie où il n’y en avait pas. Si votre automobile ne démarre plus car la batterie est décharger, il vous suffira de vous brancher les chabadouzes et le tour est joué.

Nouvelle 2 : La presse associée (Associated Press) nous rapportent qu’il y a encore des gens niaiseux au Colorado. Deux hommes se sont chicanés à propos d’une place dans un stationnement et le tout s’est terminé avec un duel aux fusils électriques (Taser gun). Résultat : 0 mort, 2 nouvelles coupes de cheveux.

Nouvelle 3 : C’est la fête à Israël, donc un sujet controversé pour bien des gens dans le monde. Le roi de la controverse, George W. Bush, a dit des niaiseries devant la Knesset, mais faut pas lui en vouloir car il est niaiseux et il sera bientôt hors de l’espace médiatique, on l’espère. Mais GWB n’est pas le seul à commenter cet anniversaire, Osama Bin Laden (ou Grand Daddy OBL pour ses boys des cavernes) a lancé un message audio à tous ses membres pour qu’ils ne lâchent pas la patate dans leur lutte contre Israël est ses chums.

Personnellement, je trouve Osama pas mal paresseux. Ça fait sept ans qu’il relax dans une caverne. Il envoie un message de temps en temps pour dire qu’il est en vie. Il est tellement rendu paresseux qu’il ne fait même plus de vidéo. Monsieur envoie des cassettes audio maintenant. Je parie qu’il se promène en bobette et à une grosse tache de sauce tomate sur son t-shirt qui dit I’m the bomb. Ossama, si tu veux te battre, met tes culottes et va au front, sinon, je vais dire comme par che nous : farme ta yeule !

Maintenant, je dois malheureusement vous quitter pour aller faire la deuxième partie de mon rituel matinal lorsqu’il pleut ; laissez des messages de menaces dans la boîte vocale à William Bourque pour qu’il ramène le soleil. Parce que sans soleil, il n’y aura pas de brassières solaires.

lundi, mai 05, 2008

Billet d'humour #58 - Le monde à bien changé


Il y a deux semaines je vous parlais des quatre religions de mon patelin d’origine. S’il y a quatre religions, il y a également quatre saisons. Mais c’est seulement depuis que le réchauffement de la planète est devenu un problème qu’il y a quatre saisons. Avant, il y avait deux saisons : l’hiver et l’été. L’automne c’était l’été des indiens et le printemps c’était la fin de l’hiver. Ce n’était pas compliqué.

Maintenant, la météo est rendu complètement déboussolée. Le printemps arrive en retard, l’été se prolonge jusqu’à l’automne, l’hiver ne sait plus où se placer. Il commence juste à neiger au mois de janvier maintenant. Il fait -25°C, mais dans le fond il fait -42°C avec humidex ou le facteur vent. Il y a aussi l’élément UV qui dicte s’il faut faire attention quand tu es en culotte courte. S’il est à un niveau plus élevé, il faut mettre de la lotion 15 et porter un chapeau, à un autre niveau, c’est de la 30 et il faut couvrir les enfants avec des couvertes thermiques.

Après un bout tu ne sais plus comment t’habiller parce qu’il fait -1°C le matin, 15°C l’après midi, il pleut en début de soirée et il neige la nuit, et ce, en plein mois de juin. C’est rendu que quand je sorts de la maison, il faut tellement prévoir différentes situations qu’il faut se traîner une valise.

Avant ce n’était pas difficile de s’habiller parce qu’on savait quand tel ou tel saison commençait, il n’avait pas de surprise. Quand tu arrivais à l’école avec une oreille en moins, les testicules dans le coup, les jeans raidis, les mains bleus et il y avait 42 motoneiges de stationnées en avant de l’école, l’hiver était arrivé. Évidemment, à la polyvalente tu es rendu au summum de l’intelligence. Il n’y a personne d’autre qui a raison à part toi. Donc, marcher à l’école à moins 30 sous zéro en jeans, avec rien dans les mains ou sur la tête, portant un manteau de jeans pour paraître cool, est une très bonne idée. Pour que l’été soit officiellement arrivé, il fallait que la butte de neige en arrière de l’école soit fondue.


Dans le temps de mes parents et grand parent était plus jeunes, c’était encore moins compliqué parce qu’il n’y avait seulement une saison : l’hiver. Selon les histoires qu’ils nous racontaient, pour nous dire comment on est chanceux, durant l’hiver la planète au complet était recouverte de neige et de glace. Ils étaient obligés de construire des tunnels pour sortir de leur maison, ils mangeaient de la viande crue, combattait des bêtes sauvages et il fallait marcher des miles et des miles pour se rendre à l’école. De toute les histoires que j’ai entendu, il n’y a pas une personne dans toute l’histoire du monde jusqu’en 1979 qui restait proche de l’école.

Mais les temps ont changé. Prenons l’école par exemple. L’école a beaucoup changé de génération en génération. Il y a eu l’époque où ils étaient 14 dans une grange convertie et tous les grades étaient mélangés ensemble. Il y avait de 1 à 6 entre les instruments de fermes et le poêle et de 6 à 12 entre le poêle et la vache à lait. Ça c’était plus le temps de mes grands parents. Mes parents eux ont vécu la merveilleuse époque de l’enseignement des prêtres et des sœurs qui se résume à la « strap » et l’occasionnel attouchement sexuel. Ma génération a connu plusieurs changements. Noua étions les derniers à être enseigné par les sœurs, mais il avait plus le droits d’utiliser la « strap » ou de nous abuser, et ça grâce à la chanson :

-Mon corps, c’est mon corps, ce n’est pas le tiens. Tu as ton corps ça fait que touche pas au miens.

Mais elles on trouver d’autres moyens de nous traumatiser en nous envoyant dans le coin, en frappant sur nos pupitres ou en nous poignant par l’oreille. C’était la seule punition corporelle qu’elles pouvaient encore nous infliger sans réprimande. En autant qu’il n’y avait pas de peau enlevée.

Nous étions aussi les derniers à faire de la catéchèse. Du jour au lendemain, le petit Jésus n’existait plus ainsi que les petits cahiers bleus avec les trois poissons dessus. Bienvenue à la séparation de l’Église et de l’État. Nous étions les premiers à pouvoir mâcher de la gomme en classe sans se la faire coller sur le nez. La journée que ce règlement a passé, on aurait cru que les étudiants avaient été remplacés par des vaches. Ça broutait en simonac.

Nous étions aussi les premiers à pouvoir porter nos casquettes dans l’école. Pas dans les classes, ça c’est venu un peu plus tard que ma génération. Si mon père avait porté une casquette en classe, il se serait fait couper la tête par la sœur, il aurait revenu de l’école sans tête et sa mère lui aurait dit :

-Ah…t’avais juste à écouter la maîtresse.

Billet d'humour #57 - Patrimoine multi-religieux


On voit beaucoup d’intolérance dans le monde face aux religions des autres. Mélangé avec de vieilles chicanes entre voisin et un soupçon de xénophobie, les différences religieuses sont souvent sources de conflits. Étant de ceux qui veulent vivre dans un monde meilleur, j’ai recherché des endroits où plusieurs religions sont pratiqués et il n’y pas, malgré quelques incidents mineurs, de conflits entre les dévoués.

J’ai trouvé un tel endroit ici au Canada qui s’appel la Péninsule Acadienne. Étant originaire de cet endroit, j’ai été témoins de l’harmonie qui régnait entre les habitants qui pratiquait une des quatre religions principales : la religion catholique, les ventes de garage, le bingo et la politique.

La première religion nécessite d’aller à la messe, mais pas pour la religion comme tel. C’est là que tout le monde se rassemble pour collecter l’information sur les autres. Comme par exemple, qui couche avec qui, qui divorce avec qui, qui a eu un nouveau bébé, qui est mort, qui porte un nouvel ensemble. C’est comme regarder les Oscars, mais localement. Et tout ça se passe sur le perron de l’église. On dirait des mafiosos qui sortent de leur club pour ne pas se faire enregistrer par les policiers. Si tu ne vas pas à la messe, tu ne sais rien. Tu es coupé de la « famillia ». Et si tu demande de l’information à tes parents, ils te répondaient toujours :

-T’avais juste à venir à la messe.

La deuxième religion, les ventes de garage, se déroule aussi le dimanche, mais de plus bonne heure. Si tu veux le bon « stuff » il faut que tu sois sur la route à 6h du matin. Parce que le monde se dépêche d’acheter avant la messe, avant les Oscars. Donc si vous chercher des flamants roses en plastiques pour mettre sur votre gazon, partez de bonne heure parce qu’après 9h il ne reste plus rien. Si vous êtes chanceux, vous pourrai peut-être trouver une cage à homard miniature avec le drapeau acadien peinturer dessus, mais ce n’est pas garanti.

La troisième religion, le bingo, était la 2e cause de cancer du poumon après la cigarette. Avant que les établissements deviennent non-fumeurs tu entrais dans le Centre des Chevaliers de Colomb (le CCC), et tout ce que tu voyais c’était des corps assis à une table. La tête était dans la boucane de cigarette. Tout le monde avait leur siège de réservé. Il y avait deux tables dans le coin pour les « nouveaux ». Les gens entraient et la personne à la porte lui donnait le nombre exact de cartes sans même dire un mot. Ils faisaient de la télépathie. C’était drôle parce que le CCC était situé en face du salon funéraire. C’est pour cette raison que le salon funéraire était toujours fermé le mercredi soir parce que personne n’allait visiter les morts, c’était la soirée du bingo.

La quatrième est bien sûr la politique et c’est la plus extrémiste des quatre. C’est cette religion qui me pousse à dire qu’il y a des incidents mineurs. S’il y avait un attentat terroriste dû à une religion, ça serait à cause de la politique. De mon souvenir, les gens se sacrait des programmes présentés, de la publicité, de la vie des candidats, il n’y avait qu’une chose qui importe : la couleur. Tu étais rouge ou bleu et l’orange ne faisait pas partie de la palette de couleur. Quand j’étais jeune, les élections étaient assez mouvementées. Tu avais les rouges d’un bord et les bleus de l’autre. Dans le temps des élections, le taux de divorce et de reniement d’enfant augmentait de 60%. Dire que tu étais conservateur dans un groupe majoritairement libéral étais vu comme un acte de trahison. C’était la guerre ! Il y a même un gars qui s’est réveillé un matin pour découvrir sa vache peinturée bleue.

Mais malgré les différences dans les religions, le calme règne dans cet endroit et devrait être un modèle pour les régions où la violence est inutilement présente.

dimanche, mars 30, 2008

Billet d'humour #56 - Résurrection


C’est le dimanche de Pâques et je célèbre la résurrection du Christ comme tout bon Chrétien en me bourrant la face chocolat et en écoutant la musique très spirituelle du groupe Rage against the machine. C’est peut-être un peu agressif comme musique pour une fête religieuse, mais ne sous-estimez pas le pouvoir libérateur de la dénonciation.


J’aime bien le temps des fêtes car ce sont souvent des moments qui nous donnent la chance de prendre le temps de s’arrêter et de ralentir la folie qu’est souvent notre quotidien. Malheureusement, seules les personnes qui ne sont pas en charge du repas peuvent profiter de ces moments, car le reste vont avoir les deux mains dans des carcasses de fesses de cochons jusqu’à ce que le temps de la vaisselle arrive. Mais pour ceux qui ont le temps d’avoir une réflexion sur le sujet, les fêtes nous font réfléchir à ce que chacune d’elles nous apporte.


Par exemple, Noël nous apporte des cadeaux, l’angoisse de ne pas avoir acheter les bons cadeaux, plusieurs preuves qu’on ne peut pas passer plus de deux semaines avec notre famille malgré qu’on les aime bien gros et bien sûr quelques livres en trop.


La fête de la St-Valentin apporte à ceux qui sont en couple la réalisation que l’autre est soit insensible ou quétaine. Elle donne aux restaurants, aux fleuristes et aux propriétaires de spas une bonne journée d’affaire et aux fabricants de cartes la possibilité de bâtir des forêts en billet dans leurs bureaux avec tout le cash qu’ils ont fait cette journée-là. À Pâques, c’est le chocolat, à la St-Patrick, la bière, à l’Halloween, les bonbons, au 15 août…euh…la bière et se peinturer le visage en bleu, blanc, rouge et à la fête du Canada on fait la même chose qu’au 15 août en enlevant la couleur bleue et le tintamarre à Caraquet. Dans le fond, la plupart des gens se foutent complètement de la raison de la fête, en autant qu’ils ont une journée de congé et un frigidaire bien plein.


Mais tout cela n’a pas entièrement rapport avec ce dont je veux vous parler aujourd’hui. Je divague un peu, mais bon ça m’apprendra à prendre du whiskey dans mes céréales quand il n’y a plus de lait. Au Jour de l’An, j’ai fait une liste de chose que je voulais accomplir pour régler quelques problèmes, question de rendre le monde un peu meilleur. Comme je ne veux pas paraître comme un politicien, je vais donc ressusciter mes déclarations et vous dire, chers citoyens, où j’en suis rendu dans mes projets à accomplir en 2008 :


1. Déménager aux États-Unis, devenir acteur célèbre pour ensuite devenir président. Mes stratégistes n’avaient pas anticipé qu’il fallait que je sois citoyen américain pour être président. Donc, je vais devoir me contenter d’être un acteur célèbre vénéré de tous, même si j’ai une dépendance aux ployes.


2. Adopter Britney Spears. Son père a décidé de l’adopter de nouveau pour pas que son argent vire fou lui aussi.


3. Acheter le plus d’ossements de dinosaure possible et les passer au malaxeur avec de la sauce soya pour en faire du pétrole, puis le mélanger avec le sable de nos plages pour le rendre bitumineux.Je suis recherché par plusieurs musées à travers le monde.


4. Avec les revenus supplémentaires obtenus grâce au pétrole, je vais acheter tous les champs de pavot d’Afghanistan. Je vais alors être en contrôle des Talibans. Je vais engager Gregory Charles pour qu’il en face une chorale de renommée internationale et que les troupes puisses revenir au pays. Le premier album intitulé Voix du désert sortirait l’année suivante avec les succès Kalashnikov blues et Opium symphonie en D mineur. Les Talibans ne parlent pas français et Gregory ne retourne pas mes appels.


5. Je vais trouver la formule de Panoramix le druide pour faire pousser des arbres rapidement. Du coup, je réglerais le problème de déforestation; il y aurait assez d’arbres pour absorber tout le C02 que l’on peut émettre; et on pourrait enfin polluer en toute quiétude. Je suis allé à son laboratoire, mais il n’y était pas et il y avait des signes qu’une bagarre avait eu lieu. J’ai trouvé une note qui disait et je cite « Irving veut me… ».


Aussitôt que j’ai d’autres développements sur ces projets, je vous en informe au plus tabarnouche.

Billet d'humour #55 - La politique d'image


Présentement, je suis en train de regarder la meilleure série de télé-réalité au monde. Et quand je dis au monde, c’est parce que le monde entier regarde la même chose que moi. La beauté de cette série est qu’elle ne se limite pas seulement à un poste de télévision et à une heure précise. Elle est sur toutes les chaînes, dans tous les journaux, les radios, les sites Internet, c’est la série de l’heure. Cette semaine je parle des élections américaines.


Une chose qui me plait de cette série est que c’est exactement le même principe que la seule émission de télé-réalité que je regarde, Survivor. Si on regarde les deux de près, il y a beaucoup de similarités. Deux tribus, les Républicains et les Démocrates, sont lâchées dans la jungle, les États-Unis, et depuis que je suis ces élections je crois qu’Axel Rose avait raison en écrivant la chanson Welcome to the jungle. Les participants doivent former des alliances et plaider leur cause au reste de la tribu pour justifier le fait de rester dans la course jusqu’au dernier tribal council où le gagnant est déterminé. Je trouve fascinant de voir comment fragile la campagne électorale d’un candidat peut être. Ils peuvent perdre des votes pour des raisons tellement niaiseuses et insignifiantes, mais je pense que ça reflète aussi le fait qu’il y ait beaucoup d’électeurs niaiseux et insignifiants.


Tous les mots, les gestes, la façon dont ils s’habillent, la couleur de leur chien, les relevés bancaires du médecin qui leur a donné la claque sur les fesses le jour de leur naissance, bref tous les aspects de leur vie sont scrutés à la loupe. Et tous ces détails sont mis entre les mains de professionnels des relations publiques qui mettent un beau spin sur cette information et la serve bien cuite avec un peu de sel, et un soupçon de sauce piquante, aux médias qui se font un plaisir fou à en débattre pendant les trois prochains jours.


Par exemple, lorsqu’une madame du New Hampshire a demandé à Hillary Clinton comment elle se sentait et ça l’a fait pleurer. Pendant toute la semaine suivante on entendait juste parler du fait qu’Hillary avait finalement un côté humain. Est-ce que le fait qu’elle ait la capacité d’émettre de l’eau salée fait d’elle une meilleure candidate à la présidence? Je ne pense pas, mais cela à fait pencher la balance en sa faveur chez certains électeurs.


Barack Obama fait de très beaux discours. Il est éloquent, inspirant et véhicule un beau message et les gens le comparent même à John F. Kennedy. Par contre, lorsqu’il est en débat, il sonne comme un gars saoul qui compte ses sous à haute voix pour payer sa dernière bière. La même chose va pour John McCain. Lors de ses discours, il sonne comme un grand-père qui raconte une histoire à ses petits enfants. Il est tellement cute que j’ai le goût de le plier en deux et le mettre dans ma poche. De cette façon, lorsque je me sentirai comme Hillary au New Hampshire, j’aurais toujours un petit John McCain pour me consoler. Mais lorsqu’il est confronté à des idées qui va contre les siennes, le grand-père se transforme vite en George W. Bush qui aurait eu une transplantation de cerveau. Je parle des élections parce que la journée où le parti Libéral va peut-être envisager de penser à évaluer la possibilité de peut-être trouver un moment opportun pour renverser le gouvernement, nous allons être en élection.


Et je trouve important de comprendre qu’il y a vraiment seulement deux qualités que les politiciens doivent avoir pour être un bon dirigeant. Ce n’est pas la façon dont il ou elle s’exprime en français ou en anglais ou les promesses qu’ils vont finir pas ne pas tenir, mais bien leur capacité d’analyser les enjeux et de prendre la bonne décision pour l’intérêt du pays et de ces citoyens.

lundi, février 18, 2008

Billet d'humour #54 - Une mode passagère j'espère


À Tinley Park en Illinois, un homme entre dans un magasin de linge et tue cinq femmes à coup de fusil. À Bâton Rouge en Louisiane, une étudiante en science infirmière tue deux étudiantes avant de s’enlever la vie. Souvent ces gestes violents et inattendus restent sans réponse pour les familles des victimes et de celles qui commettent ces actes. Et même lorsqu’on connaît les réponses, ces gestes nous laissent quand même perplexes car elles ne justifient jamais de tuer quelqu’un.
Prenons l’exemple de Kurt William Havelock, un jeune propriétaire d’un restaurant qui s’est fait refuser un permis pour vendre des boissons alcoolisées. Pour protester contre la décision du conseil municipal de la ville de Tempe en Arizona, il décide de se rendre au Super Bowl pour tuer le plus de gens possible. Il part avec un fusil d’assaut AR-15 et 200 balles. À environ 2 km du stade, il décide d’abandonner son plan et de se rendre à la police. Il avait quand même envoyé une lettre aux autorités et à des proches expliquant son geste. Dans une de ces lettres il dit « All this boils down to an econopolitical confrontation. I cannot outvote, outspend, outtax or outincarcerate my enemies... but for a brief moment, I can outgun them. »
On peut voir dans ces propos qu’il vit avec un sérieux sentiment d’impuissance face au méchant conseil municipal. Il me semble qu’il aurait pu reformuler sa demande et aller en appel. Est-ce que le refus de son permis justifie de ruiner le Super Bowl ? Peut-être que certains fans des Patriots auraient aimés que la partie soit remise à un autre jour, mais il faut penser aux familles des victimes et non aux paris sur Pro line.
Heureusement, ce massacre a été évité, mais il y en a plusieurs qui ne le sont pas. Ce qui me fait peur, c’est que ces évènements ne sont plus des incidents isolés et rares. Il y en a de plus en plus, commis par des personnes de tous âges, de toutes conditions sociales, de toutes races et de tous sexes. Il n’y a plus de points de repère ou de signes qui indiquent qu’une personne va prendre un fusil et tirer dans une foule. Parce qu’avec la venue de notre chère Internet on se rend compte qu’il y a une multitude de personnes qui affirme ouvertement avoir des comportements violents et potentiellement dangereux pour la société.
Le résultat de ces tristes actes est qu’ils créent un sentiment de peur et de méfiance chez les individus. Qui me dit que la prochaine fois que j’irai au centre d’achat, à la messe ou à la réunion du conseil municipal, un individu ne sortira pas une arme pour prouver un point ? En réaction, le gouvernement, les agences de sécurité et les forces de l’ordre mettent en place des mesures drastiques qui briment un peu nos libertés, mais c’est le prix que nous sommes prêts à payer pour qu’ils nous protègent contre les « weirdos » et les terroristes de ce monde. Par contre, je crois que ces personnes sont en grand manque d’amour, donc la prochaine fois que vous voyez un « weirdos » faites-lui un sourire, tendez-lui la main ou achetez-lui un café, vous venez peut-être de vous sauver la vie et celles de plusieurs personnes.
(Photographie - KPHO-TV)
Source : http://www.kutv.com/content/news/national/story.aspx?content_id=3f107e93-cbfc-479d-82c0-c02a338aaa5a

samedi, février 02, 2008

Billet d'humour #53 - Lorsque la fiction rencontre la réalité


C’est sous l’effet des Sinutabs et devant une montagne de mouchoirs usagés que je vais vous parler de mon sujet de cette semaine. Comme vous l’avez sans doute deviné, j’ai le maudit rhube (rhume en congestionné) et laissez-moi vous dire que je n’ai pas l’esprit à la rigolade. C’est dans cet état de sérieusité (ben oui j’invente des mots) que je vais vous parler des RFID (radio-frequency identification chip). J’ai eu l’idée de vous parler de ce sujet après avoir lu un article très intéressant de monsieur Todd Lewan de l’Associated Press (AP).
Dans son article, Lewan dresse un portrait futuriste d’un monde où pratiquement tous les produits que nous consommons possèdent un microémetteur permettant aux corporations et aux agents du maintient de l’ordre (les polisses) de retracer le produit et par défaut le consommateur. Un monde où les « Smart Homes » vont être parsemées de ces microémetteurs pour déterminer nos habitudes de consommations quotidiennes.
Ça peut sembler un peu farfelu à prime abord, mais cette réalité se glisse peu à peu dans notre quotidien avec l’illusion de nous simplifier la vie ou de la rendre plus sécuritaire. Ça dépend bien sûr de notre volonté à divulguer de l’information à ces entités. De nos jours, on retrouve ce genre d’émetteurs dans « …des imprimantes, des clés et pneus de voiture, des bouteilles de shampoing, et sur les étiquettes du linge dans les magasins. Ils sont également dans les livres de bibliothèque et les cartes de paiement sans contact tel que Blue d’American Express et Speedpass de ExxxonMobil. [1]»
Les compagnies, qui investissent beaucoup d’argent dans cette technologie en passant, affirment que ce genre de technologie « … est très utile pour augmenter leur efficacité en matière d’approvisionnement; elle diminue les vols et assure l’authenticité du produit (ex : bouteille de Viagra).[2] »
Les critiques pensent que les possibilités pour recueillir de l’information sur vos habitudes de consommation en utilisant cette technologie deviennent de plus en plus grandes. Mark Rasch, ancien directeur de l’unité contre les cybercrimes du Département de la justice des États-Unis, croit qu’en « plaçant ces « renifleurs » dans des endroits stratégiques, les compagnies peuvent invisiblement observer les poches des gens, le contenu de leurs sacoches, valises, bagages – et possiblement leur cuisines et chambres à coucher – jour et nuit.[3] »
Toute cette information se retrouve dans des banques de données qui sont vendues et achetées par d’autres compagnies ainsi que des institutions gouvernementales. Je trouve cette invasion au nom des « études de marché » un peu dérangeante. La première fois que j’ai ressenti un certain inconfort par rapport à ce genre de récolte de données est lorsqu’une caissière m’a demandé mon code postal. Je sais que ça ne divulgue pas mon adresse, mais j’ai tout de même trouvé ça envahissant.
Le danger avec ce genre de chose, en dépit des quelques personnes qui sonnent l’alarme, est que ça devient vite une norme, presqu’une mode, dans la grande partie de nos vies qu’est la consommation. Rappelez-vous le sentiment de crainte lorsqu’on lisait des livres ou visionnait des œuvres cinématographiques de fiction où il y avait des caméras de surveillance partout. Nous vivons dans ce monde présentement et avons sacrifié une partie de notre vie privée. Jusqu’à quel point allons-nous la sacrifier?
La question que je me pose est où mettons-nous la ligne dans le sable pour dire aux compagnies et aux instances gouvernementales qu’elles dépassent les bornes et est-ce que nous allons nous apercevoir lorsqu’il sera temps de la tracer?
( Photographie : John Raoux – AP Photo)

[1] http://news.yahoo.com/s/ap/20080126/ap_on_hi_te/chipping_america_iii
[2] Bis
[3] Bis

Billet d'humour #52 - ...et bonne année grand-mère


Boules de neiges et jour de l’an sont maintenant rangés dans les boîtes qui vont ramasser de la poussière dans le fond d’une garde-robe jusqu’à l’année prochaine. Il est maintenant le temps de sortir les parasols et attendre la prochaine saison estivale qui sent la vieille chaussette qui a été oubliée dans le fond d’un sac de hockey, j’ai nommé le printemps. Je sais que je suis pressé, mais je profite du beau temps pour espérer un temps plus chaud car je sais bien que nous allons avoir une « shitload » de neige encore. J’aime bien la neige lorsque je suis dans la maison, mais lorsque je suis pris jusqu’aux essieux, les oreilles de Dieu doivent bourdonner tellement je nomme les choses sacrées en rafale.
Même si j’ai hâte à la saison de la « slush » brune, je dois me faire à l’idée que j’ai encore à passer au travers de quatre mois d’hiver et je dois me trouver des choses à faire. L’année dernière je m’étais fait une liste de choses à ne pas faire et j’ai évité bien des tracas. Cette année, ayant atteint un niveau de sagesse plus accru avec l’obtention de ma première paire de lunette, j’ai décidé de régler quelques problèmes dans le monde pour qu’il devienne un peu meilleur. Donc voici la liste des choses que je vais accomplir en 2008 :
1-Déménager aux États-Unis, devenir acteur célèbre pour ensuite devenir président. Il m’est impossible d’apporter des changements sans être « l’homme le plus puissant au monde ». En 2008 votez Frédéric!
2-Adopter Britney Spears. Elle a sérieusement besoin d’un père.
3-Acheter le plus d’ossements de dinosaure possible et les passer au malaxeur avec de la sauce soya pour en faire du pétrole, puis le mélanger avec le sable de nos plages pour le rendre bitumineux. Le Nouveau-Brunswick pourrait devenir autosuffisant 18 ans avant la date prévue, il n’y aurait plus d’exode et on pourrait tous sentir l’huile à longueur de journée. Le seul problème que j’envisage est une migration d’Inuit et un trafic illégal de sac de plastic, mais si c’est ça le prix de l’autosuffisance, payons.
4-Avec les revenus supplémentaires obtenus grâce au pétrole, je vais acheter tous les champs de pavot d’Afghanistan. Je vais alors être en contrôle des Talibans. Je vais engager Gregory Charles pour qu’il en face une chorale de renommée internationale et les troupes pourrons revenir au pays. Le premier album intitulé Voix du désert sortirait l’année suivante avec les succès Kalashnikov blues et Opium symphonie en D mineur.
5-Je vais trouver la formule de Panoramix le druide pour faire pousser des arbres rapidement. Du coup, je réglerais le problème de déforestation; il y aurait assez d’arbres pour absorber tout le CO² que l’on peut émettre; et on pourrait enfin polluer en toute quiétude.
Tout ça devrait me tenir occupé jusqu’au printemps. Pour ceux qui sont inquiets de savoir si j’aurai assez de temps pour écrire mes chroniques, j’aimerais vous rassurer que peu importe l’endroit au monde où je me trouverai, j’aurai toujours un peu de temps pour mon monde. Sur ce, je vous quitte, j’ai des papiers d’adoption à remplir.

Billet d'humour #51 - Les douze jours de Noel


Les gens aiment Noël pour une chose : les cadeaux. Ceux qui disent que c’est parce que c’est la fête de Jésus sont des hypocrites. Ce sont ceux qui vont seulement une fois à la messe par année et se dise bon chrétien. Pour célébrer la fête des cadeaux, j’ai donc décidé de refaire la chanson Les douze jours de Noël avec tous les cadeaux qu’on va retourner le lendemain.

Le premier jour de Noël mon amour m’a donné : un gros chandail de laine fuchsia
Le deuxième jour de Noël mon amour m’a donné : deux paires de boxer
Le troisième jour de Noël mon amour m’a donné : trois tournevis
Le quatrième jour de Noël mon amour m’a donné : quatre plats « tupperware »
Le cinquième jour de Noël mon amour m’a donné : cinq clémentines
Le sixième jour de Noël mon amour m’a donné : six piles rechargeables
Le septième jour de Noël mon amour m’a donné : sept linges à vaisselle
Le huitième jour de Noël mon amour m’a donné : huit cartes de Noël sans argent
Le neuvième jour de Noël mon amour m’a donné : neuf verres du « Wall Mart »
Le dixième jour de Noël mon amour m’a donné : dix gâteaux aux fruits
Le onzième jour de Noël mon amour m’a donné : onze bouteilles de parfum « cheap »
Le douzième jour de Noël mon amour m’a donné : douze paires de bas blancs

Un autre aspect intéressant de Noël est bien sûr le magasinage. Premièrement, il faut déterminer à qui acheter des cadeaux et faire certain que cette personne ne le dise pas à une autre personne, car cette dernière pourrait le répéter à une autre qui ne reçoit pas de cadeaux, mais qui pense être la meilleure ami de la première alors que, dans le fond, elle ne l’est pas parce qu’elle a parlé dans le dos de celle qui reçoit le cadeau parce qu’elle a dénoncé la supposée meilleure amie. Bref, c’est compliqué d’acheter des cadeaux.

En plus de devoir penser à tout ça, il faut aller risquer sa vie au centre d’achat. Il devrait y avoir des pancartes disant « Les personnes qui ont 80 ans ou plus, qui ont des problèmes cardiaques, qui mesurent moins de quatre pieds, qui sont aussi larges que les allées, qui ont des tendances violentes ou qui ont l’intention d’acheter plus que 20 paires de bas blancs ne sont pas admises.» Un petit conseil si vous allez magasiner, ne partez pas seul. On pourrait retrouver votre photo sur les cartons de lait. Joyeux Noël !