lundi, février 18, 2008

Billet d'humour #54 - Une mode passagère j'espère


À Tinley Park en Illinois, un homme entre dans un magasin de linge et tue cinq femmes à coup de fusil. À Bâton Rouge en Louisiane, une étudiante en science infirmière tue deux étudiantes avant de s’enlever la vie. Souvent ces gestes violents et inattendus restent sans réponse pour les familles des victimes et de celles qui commettent ces actes. Et même lorsqu’on connaît les réponses, ces gestes nous laissent quand même perplexes car elles ne justifient jamais de tuer quelqu’un.
Prenons l’exemple de Kurt William Havelock, un jeune propriétaire d’un restaurant qui s’est fait refuser un permis pour vendre des boissons alcoolisées. Pour protester contre la décision du conseil municipal de la ville de Tempe en Arizona, il décide de se rendre au Super Bowl pour tuer le plus de gens possible. Il part avec un fusil d’assaut AR-15 et 200 balles. À environ 2 km du stade, il décide d’abandonner son plan et de se rendre à la police. Il avait quand même envoyé une lettre aux autorités et à des proches expliquant son geste. Dans une de ces lettres il dit « All this boils down to an econopolitical confrontation. I cannot outvote, outspend, outtax or outincarcerate my enemies... but for a brief moment, I can outgun them. »
On peut voir dans ces propos qu’il vit avec un sérieux sentiment d’impuissance face au méchant conseil municipal. Il me semble qu’il aurait pu reformuler sa demande et aller en appel. Est-ce que le refus de son permis justifie de ruiner le Super Bowl ? Peut-être que certains fans des Patriots auraient aimés que la partie soit remise à un autre jour, mais il faut penser aux familles des victimes et non aux paris sur Pro line.
Heureusement, ce massacre a été évité, mais il y en a plusieurs qui ne le sont pas. Ce qui me fait peur, c’est que ces évènements ne sont plus des incidents isolés et rares. Il y en a de plus en plus, commis par des personnes de tous âges, de toutes conditions sociales, de toutes races et de tous sexes. Il n’y a plus de points de repère ou de signes qui indiquent qu’une personne va prendre un fusil et tirer dans une foule. Parce qu’avec la venue de notre chère Internet on se rend compte qu’il y a une multitude de personnes qui affirme ouvertement avoir des comportements violents et potentiellement dangereux pour la société.
Le résultat de ces tristes actes est qu’ils créent un sentiment de peur et de méfiance chez les individus. Qui me dit que la prochaine fois que j’irai au centre d’achat, à la messe ou à la réunion du conseil municipal, un individu ne sortira pas une arme pour prouver un point ? En réaction, le gouvernement, les agences de sécurité et les forces de l’ordre mettent en place des mesures drastiques qui briment un peu nos libertés, mais c’est le prix que nous sommes prêts à payer pour qu’ils nous protègent contre les « weirdos » et les terroristes de ce monde. Par contre, je crois que ces personnes sont en grand manque d’amour, donc la prochaine fois que vous voyez un « weirdos » faites-lui un sourire, tendez-lui la main ou achetez-lui un café, vous venez peut-être de vous sauver la vie et celles de plusieurs personnes.
(Photographie - KPHO-TV)
Source : http://www.kutv.com/content/news/national/story.aspx?content_id=3f107e93-cbfc-479d-82c0-c02a338aaa5a

samedi, février 02, 2008

Billet d'humour #53 - Lorsque la fiction rencontre la réalité


C’est sous l’effet des Sinutabs et devant une montagne de mouchoirs usagés que je vais vous parler de mon sujet de cette semaine. Comme vous l’avez sans doute deviné, j’ai le maudit rhube (rhume en congestionné) et laissez-moi vous dire que je n’ai pas l’esprit à la rigolade. C’est dans cet état de sérieusité (ben oui j’invente des mots) que je vais vous parler des RFID (radio-frequency identification chip). J’ai eu l’idée de vous parler de ce sujet après avoir lu un article très intéressant de monsieur Todd Lewan de l’Associated Press (AP).
Dans son article, Lewan dresse un portrait futuriste d’un monde où pratiquement tous les produits que nous consommons possèdent un microémetteur permettant aux corporations et aux agents du maintient de l’ordre (les polisses) de retracer le produit et par défaut le consommateur. Un monde où les « Smart Homes » vont être parsemées de ces microémetteurs pour déterminer nos habitudes de consommations quotidiennes.
Ça peut sembler un peu farfelu à prime abord, mais cette réalité se glisse peu à peu dans notre quotidien avec l’illusion de nous simplifier la vie ou de la rendre plus sécuritaire. Ça dépend bien sûr de notre volonté à divulguer de l’information à ces entités. De nos jours, on retrouve ce genre d’émetteurs dans « …des imprimantes, des clés et pneus de voiture, des bouteilles de shampoing, et sur les étiquettes du linge dans les magasins. Ils sont également dans les livres de bibliothèque et les cartes de paiement sans contact tel que Blue d’American Express et Speedpass de ExxxonMobil. [1]»
Les compagnies, qui investissent beaucoup d’argent dans cette technologie en passant, affirment que ce genre de technologie « … est très utile pour augmenter leur efficacité en matière d’approvisionnement; elle diminue les vols et assure l’authenticité du produit (ex : bouteille de Viagra).[2] »
Les critiques pensent que les possibilités pour recueillir de l’information sur vos habitudes de consommation en utilisant cette technologie deviennent de plus en plus grandes. Mark Rasch, ancien directeur de l’unité contre les cybercrimes du Département de la justice des États-Unis, croit qu’en « plaçant ces « renifleurs » dans des endroits stratégiques, les compagnies peuvent invisiblement observer les poches des gens, le contenu de leurs sacoches, valises, bagages – et possiblement leur cuisines et chambres à coucher – jour et nuit.[3] »
Toute cette information se retrouve dans des banques de données qui sont vendues et achetées par d’autres compagnies ainsi que des institutions gouvernementales. Je trouve cette invasion au nom des « études de marché » un peu dérangeante. La première fois que j’ai ressenti un certain inconfort par rapport à ce genre de récolte de données est lorsqu’une caissière m’a demandé mon code postal. Je sais que ça ne divulgue pas mon adresse, mais j’ai tout de même trouvé ça envahissant.
Le danger avec ce genre de chose, en dépit des quelques personnes qui sonnent l’alarme, est que ça devient vite une norme, presqu’une mode, dans la grande partie de nos vies qu’est la consommation. Rappelez-vous le sentiment de crainte lorsqu’on lisait des livres ou visionnait des œuvres cinématographiques de fiction où il y avait des caméras de surveillance partout. Nous vivons dans ce monde présentement et avons sacrifié une partie de notre vie privée. Jusqu’à quel point allons-nous la sacrifier?
La question que je me pose est où mettons-nous la ligne dans le sable pour dire aux compagnies et aux instances gouvernementales qu’elles dépassent les bornes et est-ce que nous allons nous apercevoir lorsqu’il sera temps de la tracer?
( Photographie : John Raoux – AP Photo)

[1] http://news.yahoo.com/s/ap/20080126/ap_on_hi_te/chipping_america_iii
[2] Bis
[3] Bis

Billet d'humour #52 - ...et bonne année grand-mère


Boules de neiges et jour de l’an sont maintenant rangés dans les boîtes qui vont ramasser de la poussière dans le fond d’une garde-robe jusqu’à l’année prochaine. Il est maintenant le temps de sortir les parasols et attendre la prochaine saison estivale qui sent la vieille chaussette qui a été oubliée dans le fond d’un sac de hockey, j’ai nommé le printemps. Je sais que je suis pressé, mais je profite du beau temps pour espérer un temps plus chaud car je sais bien que nous allons avoir une « shitload » de neige encore. J’aime bien la neige lorsque je suis dans la maison, mais lorsque je suis pris jusqu’aux essieux, les oreilles de Dieu doivent bourdonner tellement je nomme les choses sacrées en rafale.
Même si j’ai hâte à la saison de la « slush » brune, je dois me faire à l’idée que j’ai encore à passer au travers de quatre mois d’hiver et je dois me trouver des choses à faire. L’année dernière je m’étais fait une liste de choses à ne pas faire et j’ai évité bien des tracas. Cette année, ayant atteint un niveau de sagesse plus accru avec l’obtention de ma première paire de lunette, j’ai décidé de régler quelques problèmes dans le monde pour qu’il devienne un peu meilleur. Donc voici la liste des choses que je vais accomplir en 2008 :
1-Déménager aux États-Unis, devenir acteur célèbre pour ensuite devenir président. Il m’est impossible d’apporter des changements sans être « l’homme le plus puissant au monde ». En 2008 votez Frédéric!
2-Adopter Britney Spears. Elle a sérieusement besoin d’un père.
3-Acheter le plus d’ossements de dinosaure possible et les passer au malaxeur avec de la sauce soya pour en faire du pétrole, puis le mélanger avec le sable de nos plages pour le rendre bitumineux. Le Nouveau-Brunswick pourrait devenir autosuffisant 18 ans avant la date prévue, il n’y aurait plus d’exode et on pourrait tous sentir l’huile à longueur de journée. Le seul problème que j’envisage est une migration d’Inuit et un trafic illégal de sac de plastic, mais si c’est ça le prix de l’autosuffisance, payons.
4-Avec les revenus supplémentaires obtenus grâce au pétrole, je vais acheter tous les champs de pavot d’Afghanistan. Je vais alors être en contrôle des Talibans. Je vais engager Gregory Charles pour qu’il en face une chorale de renommée internationale et les troupes pourrons revenir au pays. Le premier album intitulé Voix du désert sortirait l’année suivante avec les succès Kalashnikov blues et Opium symphonie en D mineur.
5-Je vais trouver la formule de Panoramix le druide pour faire pousser des arbres rapidement. Du coup, je réglerais le problème de déforestation; il y aurait assez d’arbres pour absorber tout le CO² que l’on peut émettre; et on pourrait enfin polluer en toute quiétude.
Tout ça devrait me tenir occupé jusqu’au printemps. Pour ceux qui sont inquiets de savoir si j’aurai assez de temps pour écrire mes chroniques, j’aimerais vous rassurer que peu importe l’endroit au monde où je me trouverai, j’aurai toujours un peu de temps pour mon monde. Sur ce, je vous quitte, j’ai des papiers d’adoption à remplir.

Billet d'humour #51 - Les douze jours de Noel


Les gens aiment Noël pour une chose : les cadeaux. Ceux qui disent que c’est parce que c’est la fête de Jésus sont des hypocrites. Ce sont ceux qui vont seulement une fois à la messe par année et se dise bon chrétien. Pour célébrer la fête des cadeaux, j’ai donc décidé de refaire la chanson Les douze jours de Noël avec tous les cadeaux qu’on va retourner le lendemain.

Le premier jour de Noël mon amour m’a donné : un gros chandail de laine fuchsia
Le deuxième jour de Noël mon amour m’a donné : deux paires de boxer
Le troisième jour de Noël mon amour m’a donné : trois tournevis
Le quatrième jour de Noël mon amour m’a donné : quatre plats « tupperware »
Le cinquième jour de Noël mon amour m’a donné : cinq clémentines
Le sixième jour de Noël mon amour m’a donné : six piles rechargeables
Le septième jour de Noël mon amour m’a donné : sept linges à vaisselle
Le huitième jour de Noël mon amour m’a donné : huit cartes de Noël sans argent
Le neuvième jour de Noël mon amour m’a donné : neuf verres du « Wall Mart »
Le dixième jour de Noël mon amour m’a donné : dix gâteaux aux fruits
Le onzième jour de Noël mon amour m’a donné : onze bouteilles de parfum « cheap »
Le douzième jour de Noël mon amour m’a donné : douze paires de bas blancs

Un autre aspect intéressant de Noël est bien sûr le magasinage. Premièrement, il faut déterminer à qui acheter des cadeaux et faire certain que cette personne ne le dise pas à une autre personne, car cette dernière pourrait le répéter à une autre qui ne reçoit pas de cadeaux, mais qui pense être la meilleure ami de la première alors que, dans le fond, elle ne l’est pas parce qu’elle a parlé dans le dos de celle qui reçoit le cadeau parce qu’elle a dénoncé la supposée meilleure amie. Bref, c’est compliqué d’acheter des cadeaux.

En plus de devoir penser à tout ça, il faut aller risquer sa vie au centre d’achat. Il devrait y avoir des pancartes disant « Les personnes qui ont 80 ans ou plus, qui ont des problèmes cardiaques, qui mesurent moins de quatre pieds, qui sont aussi larges que les allées, qui ont des tendances violentes ou qui ont l’intention d’acheter plus que 20 paires de bas blancs ne sont pas admises.» Un petit conseil si vous allez magasiner, ne partez pas seul. On pourrait retrouver votre photo sur les cartons de lait. Joyeux Noël !