dimanche, mars 30, 2008

Billet d'humour #56 - Résurrection


C’est le dimanche de Pâques et je célèbre la résurrection du Christ comme tout bon Chrétien en me bourrant la face chocolat et en écoutant la musique très spirituelle du groupe Rage against the machine. C’est peut-être un peu agressif comme musique pour une fête religieuse, mais ne sous-estimez pas le pouvoir libérateur de la dénonciation.


J’aime bien le temps des fêtes car ce sont souvent des moments qui nous donnent la chance de prendre le temps de s’arrêter et de ralentir la folie qu’est souvent notre quotidien. Malheureusement, seules les personnes qui ne sont pas en charge du repas peuvent profiter de ces moments, car le reste vont avoir les deux mains dans des carcasses de fesses de cochons jusqu’à ce que le temps de la vaisselle arrive. Mais pour ceux qui ont le temps d’avoir une réflexion sur le sujet, les fêtes nous font réfléchir à ce que chacune d’elles nous apporte.


Par exemple, Noël nous apporte des cadeaux, l’angoisse de ne pas avoir acheter les bons cadeaux, plusieurs preuves qu’on ne peut pas passer plus de deux semaines avec notre famille malgré qu’on les aime bien gros et bien sûr quelques livres en trop.


La fête de la St-Valentin apporte à ceux qui sont en couple la réalisation que l’autre est soit insensible ou quétaine. Elle donne aux restaurants, aux fleuristes et aux propriétaires de spas une bonne journée d’affaire et aux fabricants de cartes la possibilité de bâtir des forêts en billet dans leurs bureaux avec tout le cash qu’ils ont fait cette journée-là. À Pâques, c’est le chocolat, à la St-Patrick, la bière, à l’Halloween, les bonbons, au 15 août…euh…la bière et se peinturer le visage en bleu, blanc, rouge et à la fête du Canada on fait la même chose qu’au 15 août en enlevant la couleur bleue et le tintamarre à Caraquet. Dans le fond, la plupart des gens se foutent complètement de la raison de la fête, en autant qu’ils ont une journée de congé et un frigidaire bien plein.


Mais tout cela n’a pas entièrement rapport avec ce dont je veux vous parler aujourd’hui. Je divague un peu, mais bon ça m’apprendra à prendre du whiskey dans mes céréales quand il n’y a plus de lait. Au Jour de l’An, j’ai fait une liste de chose que je voulais accomplir pour régler quelques problèmes, question de rendre le monde un peu meilleur. Comme je ne veux pas paraître comme un politicien, je vais donc ressusciter mes déclarations et vous dire, chers citoyens, où j’en suis rendu dans mes projets à accomplir en 2008 :


1. Déménager aux États-Unis, devenir acteur célèbre pour ensuite devenir président. Mes stratégistes n’avaient pas anticipé qu’il fallait que je sois citoyen américain pour être président. Donc, je vais devoir me contenter d’être un acteur célèbre vénéré de tous, même si j’ai une dépendance aux ployes.


2. Adopter Britney Spears. Son père a décidé de l’adopter de nouveau pour pas que son argent vire fou lui aussi.


3. Acheter le plus d’ossements de dinosaure possible et les passer au malaxeur avec de la sauce soya pour en faire du pétrole, puis le mélanger avec le sable de nos plages pour le rendre bitumineux.Je suis recherché par plusieurs musées à travers le monde.


4. Avec les revenus supplémentaires obtenus grâce au pétrole, je vais acheter tous les champs de pavot d’Afghanistan. Je vais alors être en contrôle des Talibans. Je vais engager Gregory Charles pour qu’il en face une chorale de renommée internationale et que les troupes puisses revenir au pays. Le premier album intitulé Voix du désert sortirait l’année suivante avec les succès Kalashnikov blues et Opium symphonie en D mineur. Les Talibans ne parlent pas français et Gregory ne retourne pas mes appels.


5. Je vais trouver la formule de Panoramix le druide pour faire pousser des arbres rapidement. Du coup, je réglerais le problème de déforestation; il y aurait assez d’arbres pour absorber tout le C02 que l’on peut émettre; et on pourrait enfin polluer en toute quiétude. Je suis allé à son laboratoire, mais il n’y était pas et il y avait des signes qu’une bagarre avait eu lieu. J’ai trouvé une note qui disait et je cite « Irving veut me… ».


Aussitôt que j’ai d’autres développements sur ces projets, je vous en informe au plus tabarnouche.

Billet d'humour #55 - La politique d'image


Présentement, je suis en train de regarder la meilleure série de télé-réalité au monde. Et quand je dis au monde, c’est parce que le monde entier regarde la même chose que moi. La beauté de cette série est qu’elle ne se limite pas seulement à un poste de télévision et à une heure précise. Elle est sur toutes les chaînes, dans tous les journaux, les radios, les sites Internet, c’est la série de l’heure. Cette semaine je parle des élections américaines.


Une chose qui me plait de cette série est que c’est exactement le même principe que la seule émission de télé-réalité que je regarde, Survivor. Si on regarde les deux de près, il y a beaucoup de similarités. Deux tribus, les Républicains et les Démocrates, sont lâchées dans la jungle, les États-Unis, et depuis que je suis ces élections je crois qu’Axel Rose avait raison en écrivant la chanson Welcome to the jungle. Les participants doivent former des alliances et plaider leur cause au reste de la tribu pour justifier le fait de rester dans la course jusqu’au dernier tribal council où le gagnant est déterminé. Je trouve fascinant de voir comment fragile la campagne électorale d’un candidat peut être. Ils peuvent perdre des votes pour des raisons tellement niaiseuses et insignifiantes, mais je pense que ça reflète aussi le fait qu’il y ait beaucoup d’électeurs niaiseux et insignifiants.


Tous les mots, les gestes, la façon dont ils s’habillent, la couleur de leur chien, les relevés bancaires du médecin qui leur a donné la claque sur les fesses le jour de leur naissance, bref tous les aspects de leur vie sont scrutés à la loupe. Et tous ces détails sont mis entre les mains de professionnels des relations publiques qui mettent un beau spin sur cette information et la serve bien cuite avec un peu de sel, et un soupçon de sauce piquante, aux médias qui se font un plaisir fou à en débattre pendant les trois prochains jours.


Par exemple, lorsqu’une madame du New Hampshire a demandé à Hillary Clinton comment elle se sentait et ça l’a fait pleurer. Pendant toute la semaine suivante on entendait juste parler du fait qu’Hillary avait finalement un côté humain. Est-ce que le fait qu’elle ait la capacité d’émettre de l’eau salée fait d’elle une meilleure candidate à la présidence? Je ne pense pas, mais cela à fait pencher la balance en sa faveur chez certains électeurs.


Barack Obama fait de très beaux discours. Il est éloquent, inspirant et véhicule un beau message et les gens le comparent même à John F. Kennedy. Par contre, lorsqu’il est en débat, il sonne comme un gars saoul qui compte ses sous à haute voix pour payer sa dernière bière. La même chose va pour John McCain. Lors de ses discours, il sonne comme un grand-père qui raconte une histoire à ses petits enfants. Il est tellement cute que j’ai le goût de le plier en deux et le mettre dans ma poche. De cette façon, lorsque je me sentirai comme Hillary au New Hampshire, j’aurais toujours un petit John McCain pour me consoler. Mais lorsqu’il est confronté à des idées qui va contre les siennes, le grand-père se transforme vite en George W. Bush qui aurait eu une transplantation de cerveau. Je parle des élections parce que la journée où le parti Libéral va peut-être envisager de penser à évaluer la possibilité de peut-être trouver un moment opportun pour renverser le gouvernement, nous allons être en élection.


Et je trouve important de comprendre qu’il y a vraiment seulement deux qualités que les politiciens doivent avoir pour être un bon dirigeant. Ce n’est pas la façon dont il ou elle s’exprime en français ou en anglais ou les promesses qu’ils vont finir pas ne pas tenir, mais bien leur capacité d’analyser les enjeux et de prendre la bonne décision pour l’intérêt du pays et de ces citoyens.