lundi, mai 26, 2008

Billet d'humour no.59 - Pot-pourri


On a tous des petits rituels matinaux. Certains ne peuvent pas commencer à penser ou parler sans prendre une tasse de café. D’autres ne peuvent pas sortir de la maison sans barrer les portes dix fois, ouvrir et fermer les ronds du poêle sept fois, changer de soulier cinq fois, ouvrir et fermer les interrupteurs trois fois et manger un déjeuner en ordre alphabétique. Dans mon cas, je regarde les nouvelles et réponds aux annonceurs. J’aime ce petit rituel car ça m’empêche de rester passif devant la télé, la radio ou le journal. Je vous propose donc de m’accompagner dans mon rituel avec ce pot-pourri des nouvelles que je vais lire ou voir ce matin.

Nouvelle 1 : J’aime les japonais. Ils ont toujours des idées et des produits qui sortent de l’ordinaire. Reuters nous rapportent que la compagnie Triumph International Japan Ltd. a inventé une brassière à l’énergie solaire. C’est dans ces moments que je deviens très passionné à propos de l’environnement. C’est pourquoi j’encourage les femmes du monde entier à en faire un peu plus pour sauver notre planète en faisant le beau geste de se procurer une brassière à l’énergie solaire.

Je sais que ça va être un peu froid l’hiver de porter seulement une brassière, mais vous pouvez brancher une chaufferette dessus. Imaginez toutes les situations où vous auriez besoins d’une source d’énergie où il n’y en avait pas. Si votre automobile ne démarre plus car la batterie est décharger, il vous suffira de vous brancher les chabadouzes et le tour est joué.

Nouvelle 2 : La presse associée (Associated Press) nous rapportent qu’il y a encore des gens niaiseux au Colorado. Deux hommes se sont chicanés à propos d’une place dans un stationnement et le tout s’est terminé avec un duel aux fusils électriques (Taser gun). Résultat : 0 mort, 2 nouvelles coupes de cheveux.

Nouvelle 3 : C’est la fête à Israël, donc un sujet controversé pour bien des gens dans le monde. Le roi de la controverse, George W. Bush, a dit des niaiseries devant la Knesset, mais faut pas lui en vouloir car il est niaiseux et il sera bientôt hors de l’espace médiatique, on l’espère. Mais GWB n’est pas le seul à commenter cet anniversaire, Osama Bin Laden (ou Grand Daddy OBL pour ses boys des cavernes) a lancé un message audio à tous ses membres pour qu’ils ne lâchent pas la patate dans leur lutte contre Israël est ses chums.

Personnellement, je trouve Osama pas mal paresseux. Ça fait sept ans qu’il relax dans une caverne. Il envoie un message de temps en temps pour dire qu’il est en vie. Il est tellement rendu paresseux qu’il ne fait même plus de vidéo. Monsieur envoie des cassettes audio maintenant. Je parie qu’il se promène en bobette et à une grosse tache de sauce tomate sur son t-shirt qui dit I’m the bomb. Ossama, si tu veux te battre, met tes culottes et va au front, sinon, je vais dire comme par che nous : farme ta yeule !

Maintenant, je dois malheureusement vous quitter pour aller faire la deuxième partie de mon rituel matinal lorsqu’il pleut ; laissez des messages de menaces dans la boîte vocale à William Bourque pour qu’il ramène le soleil. Parce que sans soleil, il n’y aura pas de brassières solaires.

lundi, mai 05, 2008

Billet d'humour #58 - Le monde à bien changé


Il y a deux semaines je vous parlais des quatre religions de mon patelin d’origine. S’il y a quatre religions, il y a également quatre saisons. Mais c’est seulement depuis que le réchauffement de la planète est devenu un problème qu’il y a quatre saisons. Avant, il y avait deux saisons : l’hiver et l’été. L’automne c’était l’été des indiens et le printemps c’était la fin de l’hiver. Ce n’était pas compliqué.

Maintenant, la météo est rendu complètement déboussolée. Le printemps arrive en retard, l’été se prolonge jusqu’à l’automne, l’hiver ne sait plus où se placer. Il commence juste à neiger au mois de janvier maintenant. Il fait -25°C, mais dans le fond il fait -42°C avec humidex ou le facteur vent. Il y a aussi l’élément UV qui dicte s’il faut faire attention quand tu es en culotte courte. S’il est à un niveau plus élevé, il faut mettre de la lotion 15 et porter un chapeau, à un autre niveau, c’est de la 30 et il faut couvrir les enfants avec des couvertes thermiques.

Après un bout tu ne sais plus comment t’habiller parce qu’il fait -1°C le matin, 15°C l’après midi, il pleut en début de soirée et il neige la nuit, et ce, en plein mois de juin. C’est rendu que quand je sorts de la maison, il faut tellement prévoir différentes situations qu’il faut se traîner une valise.

Avant ce n’était pas difficile de s’habiller parce qu’on savait quand tel ou tel saison commençait, il n’avait pas de surprise. Quand tu arrivais à l’école avec une oreille en moins, les testicules dans le coup, les jeans raidis, les mains bleus et il y avait 42 motoneiges de stationnées en avant de l’école, l’hiver était arrivé. Évidemment, à la polyvalente tu es rendu au summum de l’intelligence. Il n’y a personne d’autre qui a raison à part toi. Donc, marcher à l’école à moins 30 sous zéro en jeans, avec rien dans les mains ou sur la tête, portant un manteau de jeans pour paraître cool, est une très bonne idée. Pour que l’été soit officiellement arrivé, il fallait que la butte de neige en arrière de l’école soit fondue.


Dans le temps de mes parents et grand parent était plus jeunes, c’était encore moins compliqué parce qu’il n’y avait seulement une saison : l’hiver. Selon les histoires qu’ils nous racontaient, pour nous dire comment on est chanceux, durant l’hiver la planète au complet était recouverte de neige et de glace. Ils étaient obligés de construire des tunnels pour sortir de leur maison, ils mangeaient de la viande crue, combattait des bêtes sauvages et il fallait marcher des miles et des miles pour se rendre à l’école. De toute les histoires que j’ai entendu, il n’y a pas une personne dans toute l’histoire du monde jusqu’en 1979 qui restait proche de l’école.

Mais les temps ont changé. Prenons l’école par exemple. L’école a beaucoup changé de génération en génération. Il y a eu l’époque où ils étaient 14 dans une grange convertie et tous les grades étaient mélangés ensemble. Il y avait de 1 à 6 entre les instruments de fermes et le poêle et de 6 à 12 entre le poêle et la vache à lait. Ça c’était plus le temps de mes grands parents. Mes parents eux ont vécu la merveilleuse époque de l’enseignement des prêtres et des sœurs qui se résume à la « strap » et l’occasionnel attouchement sexuel. Ma génération a connu plusieurs changements. Noua étions les derniers à être enseigné par les sœurs, mais il avait plus le droits d’utiliser la « strap » ou de nous abuser, et ça grâce à la chanson :

-Mon corps, c’est mon corps, ce n’est pas le tiens. Tu as ton corps ça fait que touche pas au miens.

Mais elles on trouver d’autres moyens de nous traumatiser en nous envoyant dans le coin, en frappant sur nos pupitres ou en nous poignant par l’oreille. C’était la seule punition corporelle qu’elles pouvaient encore nous infliger sans réprimande. En autant qu’il n’y avait pas de peau enlevée.

Nous étions aussi les derniers à faire de la catéchèse. Du jour au lendemain, le petit Jésus n’existait plus ainsi que les petits cahiers bleus avec les trois poissons dessus. Bienvenue à la séparation de l’Église et de l’État. Nous étions les premiers à pouvoir mâcher de la gomme en classe sans se la faire coller sur le nez. La journée que ce règlement a passé, on aurait cru que les étudiants avaient été remplacés par des vaches. Ça broutait en simonac.

Nous étions aussi les premiers à pouvoir porter nos casquettes dans l’école. Pas dans les classes, ça c’est venu un peu plus tard que ma génération. Si mon père avait porté une casquette en classe, il se serait fait couper la tête par la sœur, il aurait revenu de l’école sans tête et sa mère lui aurait dit :

-Ah…t’avais juste à écouter la maîtresse.

Billet d'humour #57 - Patrimoine multi-religieux


On voit beaucoup d’intolérance dans le monde face aux religions des autres. Mélangé avec de vieilles chicanes entre voisin et un soupçon de xénophobie, les différences religieuses sont souvent sources de conflits. Étant de ceux qui veulent vivre dans un monde meilleur, j’ai recherché des endroits où plusieurs religions sont pratiqués et il n’y pas, malgré quelques incidents mineurs, de conflits entre les dévoués.

J’ai trouvé un tel endroit ici au Canada qui s’appel la Péninsule Acadienne. Étant originaire de cet endroit, j’ai été témoins de l’harmonie qui régnait entre les habitants qui pratiquait une des quatre religions principales : la religion catholique, les ventes de garage, le bingo et la politique.

La première religion nécessite d’aller à la messe, mais pas pour la religion comme tel. C’est là que tout le monde se rassemble pour collecter l’information sur les autres. Comme par exemple, qui couche avec qui, qui divorce avec qui, qui a eu un nouveau bébé, qui est mort, qui porte un nouvel ensemble. C’est comme regarder les Oscars, mais localement. Et tout ça se passe sur le perron de l’église. On dirait des mafiosos qui sortent de leur club pour ne pas se faire enregistrer par les policiers. Si tu ne vas pas à la messe, tu ne sais rien. Tu es coupé de la « famillia ». Et si tu demande de l’information à tes parents, ils te répondaient toujours :

-T’avais juste à venir à la messe.

La deuxième religion, les ventes de garage, se déroule aussi le dimanche, mais de plus bonne heure. Si tu veux le bon « stuff » il faut que tu sois sur la route à 6h du matin. Parce que le monde se dépêche d’acheter avant la messe, avant les Oscars. Donc si vous chercher des flamants roses en plastiques pour mettre sur votre gazon, partez de bonne heure parce qu’après 9h il ne reste plus rien. Si vous êtes chanceux, vous pourrai peut-être trouver une cage à homard miniature avec le drapeau acadien peinturer dessus, mais ce n’est pas garanti.

La troisième religion, le bingo, était la 2e cause de cancer du poumon après la cigarette. Avant que les établissements deviennent non-fumeurs tu entrais dans le Centre des Chevaliers de Colomb (le CCC), et tout ce que tu voyais c’était des corps assis à une table. La tête était dans la boucane de cigarette. Tout le monde avait leur siège de réservé. Il y avait deux tables dans le coin pour les « nouveaux ». Les gens entraient et la personne à la porte lui donnait le nombre exact de cartes sans même dire un mot. Ils faisaient de la télépathie. C’était drôle parce que le CCC était situé en face du salon funéraire. C’est pour cette raison que le salon funéraire était toujours fermé le mercredi soir parce que personne n’allait visiter les morts, c’était la soirée du bingo.

La quatrième est bien sûr la politique et c’est la plus extrémiste des quatre. C’est cette religion qui me pousse à dire qu’il y a des incidents mineurs. S’il y avait un attentat terroriste dû à une religion, ça serait à cause de la politique. De mon souvenir, les gens se sacrait des programmes présentés, de la publicité, de la vie des candidats, il n’y avait qu’une chose qui importe : la couleur. Tu étais rouge ou bleu et l’orange ne faisait pas partie de la palette de couleur. Quand j’étais jeune, les élections étaient assez mouvementées. Tu avais les rouges d’un bord et les bleus de l’autre. Dans le temps des élections, le taux de divorce et de reniement d’enfant augmentait de 60%. Dire que tu étais conservateur dans un groupe majoritairement libéral étais vu comme un acte de trahison. C’était la guerre ! Il y a même un gars qui s’est réveillé un matin pour découvrir sa vache peinturée bleue.

Mais malgré les différences dans les religions, le calme règne dans cet endroit et devrait être un modèle pour les régions où la violence est inutilement présente.