
Il y a deux semaines je vous parlais des quatre religions de mon patelin d’origine. S’il y a quatre religions, il y a également quatre saisons. Mais c’est seulement depuis que le réchauffement de la planète est devenu un problème qu’il y a quatre saisons. Avant, il y avait deux saisons : l’hiver et l’été. L’automne c’était l’été des indiens et le printemps c’était la fin de l’hiver. Ce n’était pas compliqué.
Maintenant, la météo est rendu complètement déboussolée. Le printemps arrive en retard, l’été se prolonge jusqu’à l’automne, l’hiver ne sait plus où se placer. Il commence juste à neiger au mois de janvier maintenant. Il fait -25°C, mais dans le fond il fait -42°C avec humidex ou le facteur vent. Il y a aussi l’élément UV qui dicte s’il faut faire attention quand tu es en culotte courte. S’il est à un niveau plus élevé, il faut mettre de la lotion 15 et porter un chapeau, à un autre niveau, c’est de la 30 et il faut couvrir les enfants avec des couvertes thermiques.
Après un bout tu ne sais plus comment t’habiller parce qu’il fait -1°C le matin, 15°C l’après midi, il pleut en début de soirée et il neige la nuit, et ce, en plein mois de juin. C’est rendu que quand je sorts de la maison, il faut tellement prévoir différentes situations qu’il faut se traîner une valise.
Avant ce n’était pas difficile de s’habiller parce qu’on savait quand tel ou tel saison commençait, il n’avait pas de surprise. Quand tu arrivais à l’école avec une oreille en moins, les testicules dans le coup, les jeans raidis, les mains bleus et il y avait 42 motoneiges de stationnées en avant de l’école, l’hiver était arrivé. Évidemment, à la polyvalente tu es rendu au summum de l’intelligence. Il n’y a personne d’autre qui a raison à part toi. Donc, marcher à l’école à moins 30 sous zéro en jeans, avec rien dans les mains ou sur la tête, portant un manteau de jeans pour paraître cool, est une très bonne idée. Pour que l’été soit officiellement arrivé, il fallait que la butte de neige en arrière de l’école soit fondue.
Dans le temps de mes parents et grand parent était plus jeunes, c’était encore moins compliqué parce qu’il n’y avait seulement une saison : l’hiver. Selon les histoires qu’ils nous racontaient, pour nous dire comment on est chanceux, durant l’hiver la planète au complet était recouverte de neige et de glace. Ils étaient obligés de construire des tunnels pour sortir de leur maison, ils mangeaient de la viande crue, combattait des bêtes sauvages et il fallait marcher des miles et des miles pour se rendre à l’école. De toute les histoires que j’ai entendu, il n’y a pas une personne dans toute l’histoire du monde jusqu’en 1979 qui restait proche de l’école.
Mais les temps ont changé. Prenons l’école par exemple. L’école a beaucoup changé de génération en génération. Il y a eu l’époque où ils étaient 14 dans une grange convertie et tous les grades étaient mélangés ensemble. Il y avait de 1 à 6 entre les instruments de fermes et le poêle et de 6 à 12 entre le poêle et la vache à lait. Ça c’était plus le temps de mes grands parents. Mes parents eux ont vécu la merveilleuse époque de l’enseignement des prêtres et des sœurs qui se résume à la « strap » et l’occasionnel attouchement sexuel. Ma génération a connu plusieurs changements. Noua étions les derniers à être enseigné par les sœurs, mais il avait plus le droits d’utiliser la « strap » ou de nous abuser, et ça grâce à la chanson :
-Mon corps, c’est mon corps, ce n’est pas le tiens. Tu as ton corps ça fait que touche pas au miens.
Mais elles on trouver d’autres moyens de nous traumatiser en nous envoyant dans le coin, en frappant sur nos pupitres ou en nous poignant par l’oreille. C’était la seule punition corporelle qu’elles pouvaient encore nous infliger sans réprimande. En autant qu’il n’y avait pas de peau enlevée.
Nous étions aussi les derniers à faire de la catéchèse. Du jour au lendemain, le petit Jésus n’existait plus ainsi que les petits cahiers bleus avec les trois poissons dessus. Bienvenue à la séparation de l’Église et de l’État. Nous étions les premiers à pouvoir mâcher de la gomme en classe sans se la faire coller sur le nez. La journée que ce règlement a passé, on aurait cru que les étudiants avaient été remplacés par des vaches. Ça broutait en simonac.
Nous étions aussi les premiers à pouvoir porter nos casquettes dans l’école. Pas dans les classes, ça c’est venu un peu plus tard que ma génération. Si mon père avait porté une casquette en classe, il se serait fait couper la tête par la sœur, il aurait revenu de l’école sans tête et sa mère lui aurait dit :
-Ah…t’avais juste à écouter la maîtresse.
Maintenant, la météo est rendu complètement déboussolée. Le printemps arrive en retard, l’été se prolonge jusqu’à l’automne, l’hiver ne sait plus où se placer. Il commence juste à neiger au mois de janvier maintenant. Il fait -25°C, mais dans le fond il fait -42°C avec humidex ou le facteur vent. Il y a aussi l’élément UV qui dicte s’il faut faire attention quand tu es en culotte courte. S’il est à un niveau plus élevé, il faut mettre de la lotion 15 et porter un chapeau, à un autre niveau, c’est de la 30 et il faut couvrir les enfants avec des couvertes thermiques.
Après un bout tu ne sais plus comment t’habiller parce qu’il fait -1°C le matin, 15°C l’après midi, il pleut en début de soirée et il neige la nuit, et ce, en plein mois de juin. C’est rendu que quand je sorts de la maison, il faut tellement prévoir différentes situations qu’il faut se traîner une valise.
Avant ce n’était pas difficile de s’habiller parce qu’on savait quand tel ou tel saison commençait, il n’avait pas de surprise. Quand tu arrivais à l’école avec une oreille en moins, les testicules dans le coup, les jeans raidis, les mains bleus et il y avait 42 motoneiges de stationnées en avant de l’école, l’hiver était arrivé. Évidemment, à la polyvalente tu es rendu au summum de l’intelligence. Il n’y a personne d’autre qui a raison à part toi. Donc, marcher à l’école à moins 30 sous zéro en jeans, avec rien dans les mains ou sur la tête, portant un manteau de jeans pour paraître cool, est une très bonne idée. Pour que l’été soit officiellement arrivé, il fallait que la butte de neige en arrière de l’école soit fondue.
Dans le temps de mes parents et grand parent était plus jeunes, c’était encore moins compliqué parce qu’il n’y avait seulement une saison : l’hiver. Selon les histoires qu’ils nous racontaient, pour nous dire comment on est chanceux, durant l’hiver la planète au complet était recouverte de neige et de glace. Ils étaient obligés de construire des tunnels pour sortir de leur maison, ils mangeaient de la viande crue, combattait des bêtes sauvages et il fallait marcher des miles et des miles pour se rendre à l’école. De toute les histoires que j’ai entendu, il n’y a pas une personne dans toute l’histoire du monde jusqu’en 1979 qui restait proche de l’école.
Mais les temps ont changé. Prenons l’école par exemple. L’école a beaucoup changé de génération en génération. Il y a eu l’époque où ils étaient 14 dans une grange convertie et tous les grades étaient mélangés ensemble. Il y avait de 1 à 6 entre les instruments de fermes et le poêle et de 6 à 12 entre le poêle et la vache à lait. Ça c’était plus le temps de mes grands parents. Mes parents eux ont vécu la merveilleuse époque de l’enseignement des prêtres et des sœurs qui se résume à la « strap » et l’occasionnel attouchement sexuel. Ma génération a connu plusieurs changements. Noua étions les derniers à être enseigné par les sœurs, mais il avait plus le droits d’utiliser la « strap » ou de nous abuser, et ça grâce à la chanson :
-Mon corps, c’est mon corps, ce n’est pas le tiens. Tu as ton corps ça fait que touche pas au miens.
Mais elles on trouver d’autres moyens de nous traumatiser en nous envoyant dans le coin, en frappant sur nos pupitres ou en nous poignant par l’oreille. C’était la seule punition corporelle qu’elles pouvaient encore nous infliger sans réprimande. En autant qu’il n’y avait pas de peau enlevée.
Nous étions aussi les derniers à faire de la catéchèse. Du jour au lendemain, le petit Jésus n’existait plus ainsi que les petits cahiers bleus avec les trois poissons dessus. Bienvenue à la séparation de l’Église et de l’État. Nous étions les premiers à pouvoir mâcher de la gomme en classe sans se la faire coller sur le nez. La journée que ce règlement a passé, on aurait cru que les étudiants avaient été remplacés par des vaches. Ça broutait en simonac.
Nous étions aussi les premiers à pouvoir porter nos casquettes dans l’école. Pas dans les classes, ça c’est venu un peu plus tard que ma génération. Si mon père avait porté une casquette en classe, il se serait fait couper la tête par la sœur, il aurait revenu de l’école sans tête et sa mère lui aurait dit :
-Ah…t’avais juste à écouter la maîtresse.

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