lundi, juin 30, 2008

En vacances

À chaque été, le site capacadie.com, sur lequel je publie mes chroniques, fait relache pour le mois de juillet et août. Donc je vais prendre le "break" qui m'est accordé et je vais reprendre la tâche d'essayer de vous faire sourire en septembre.

Bon été,

Fred

mardi, juin 17, 2008

Billet d'humour no.61 - J'ai mal à la pub


Cette semaine, j’aimerais vous faire part du mécontentement que j’éprouve face à certaines publicités. Mon irritation face à ces publicités n’est pas encore assez grande pour grimper sur un toit avec une carabine et tirer sur quelques étrangers malchanceux, mais assez importante pour me donner des spasmes involontaires à l’œil gauche.

Je comprends le phénomène du vieillissement de la population. Je comprends également le principe du public cible. Je dois avouez que lorsqu’elles ont débutées, j’ai ri à quelques reprises en les regardant. Mais je suis officiellement écœuré des maudites annonces de Viagra. On sait qu’elle existe la tabar**** de pilule bleue, est-ce qu’on a besoin de le savoir à tous les quinze minutes ?

Non seulement ça nous rappelle que nos parents font des fikifonkfonks, mais qu’ils le font sur la table de la cuisine, sur les chaises au bord de la piscine, dans les remontés mécaniques des stations de ski, bref, partout où la pilule fait effet. Non mais pensez-y la prochaine fois que vous amenez vos enfants chez grand-papa et grand-maman. Est-ce que vous mangez sur une table qui a été souillée par le progrès de la médecine moderne ? Si le gouvernement n’a pas d’affaire dans votre chambre à coucher, c’est parce que vous êtes sensés rester dedans.

En passant, la mise en garde d’appeler un médecin si un homme a une érection qui dure plus de quatre heures est vraiment essentielle, car ce ne sera pas le premier réflexe des hommes. Si les hommes que je connais avait une érection qui dure plus de quatre heures, ils n’appelleraient pas leur médecin, ils appelleraient leurs amis, ils prendraient des photos, ils feraient un concours pour voir qui peut se rendre à six heures.

Il n’y pas que les annonces publicitaires de Viagra qui commencent à me donner le goût d’apprendre à faire des poupées vaudou. Ce sont les annonces des compagnies d’investissement, des pilules contre le cholestérol, des pilules contre l’ostéoporose, du diabète, des maladies du cœur, des maladies rénales et si je vois encore une fois Dennis Hopper me demander si j’ai un plan pour ma retraite, je déchire mon poster de Easy Rider. Je suis rendu tellement paranoïaque à propos de ma santé que je songe parfois à m’abonner à un club de colonoscopie.
Les seules annonces pour les jeunes sont celles qui passent le samedi matin, pendant que je dors ainsi que les annonces de bière qui me donnent encore la fausse impression que si je consomme plus de bière, plein de belles femmes vont sortir d’un autobus pour venir faire un bbq ou jouer au golf avec moi et 15 de mes meilleurs amis, ce qui est totalement…encore possible. Désolé, je dois encore y croire, sinon le rêve meurt.

Billet no. 60 - Au revoir et merci


À moins que vous étiez en camping sauvage, loin de la civilisation, vous avez entendu parler de la triste nouvelle qui s’est répandue comme une traînée de poudre à travers le pays tout entier, et même une bonne partie du globe. Jeudi dernier, un terrible accident de la route a coûté la vie à Luc Bourdon, un défenseur des Canucks de Vancouver.


Malgré que nous sommes tous deux originaires de Shippagan, je ne connaissais pas Luc personnellement. Je ne l’ai vu jouer qu’une seule fois alors qu’il portait l’uniforme des Wildcats de Moncton. D’après ce que j’ai pu observer c’était un gaillard assez solide merci. J’ai vu un joueur se lancer sur lui d’un bout à l’autre de la patinoire pour le mettre en échec et son postérieur à vite ressenti la froideur de la glace après s’être frappé de plein fouet contre le tronc d’arbre qu’était Luc.


D’après ce que j’ai pu lire et entendre durant les quatre derniers jours, c’est non seulement sa force physique, mais sa force de caractère, sa détermination et son humilité face à son succès qui faisaient de Luc un être facile à admirer, autant comme joueur que comme personne. C’était un gars qui vivait pleinement sa vie à tous les jours.


La mort d’un proche est l’étape de la vie la plus difficile à subir. Ça fait des milliers d’années que les gens meurent, nous savons tous que ça arrive un jour ou l’autre, mais ça nous poignarde encore le cœur à chaque fois. La seule chose qu’on peut espérer c’est que l’être cher est dans un monde meilleur et j’aime croire que c’est ce qui se passe.


Selon moi, lorsqu’on arrive au ciel, on nous donne une passe gratuite pour La Ronde céleste. Cette passe nous donne le droit de retourner sur terre, à titre d’esprit, pour faire ce qu’on a toujours voulu faire et visiter tous les endroits de la planète. Donc, on va boire une tequila au Mexique, on se claque la meilleure bouillabaisse de Marseille et on mange les meilleurs mets chinois juché sur le mur de Chine.


Ensuite, on visionne le meilleur film jamais fait. On nous montre l’histoire de ’humanité : de la création à aujourd’hui. Après c’est le 1000 ans de rêve. Pour faciliter la transition, on vous permet de faire la chose que vous aimiez le plus faire sur la terre pendant 1000 ans.


Pour terminer, j’aimerais expliquer mon titre. Je voulais dire au revoir à Luc car ce n’est pas un adieu. La beauté de la vie, c’est que même si une personne n’est plus là physiquement, elle est quand même dans notre esprit, et tant qu’on pense à cette personne elle vit toujours. Et merci pour l’inspiration que tu as donné et que tu donneras aux personnes que tu as côtoyées de près ou de loin en étant tout simplement Luc Bourdon.