mardi, juin 17, 2008

Billet d'humour no.61 - J'ai mal à la pub


Cette semaine, j’aimerais vous faire part du mécontentement que j’éprouve face à certaines publicités. Mon irritation face à ces publicités n’est pas encore assez grande pour grimper sur un toit avec une carabine et tirer sur quelques étrangers malchanceux, mais assez importante pour me donner des spasmes involontaires à l’œil gauche.

Je comprends le phénomène du vieillissement de la population. Je comprends également le principe du public cible. Je dois avouez que lorsqu’elles ont débutées, j’ai ri à quelques reprises en les regardant. Mais je suis officiellement écœuré des maudites annonces de Viagra. On sait qu’elle existe la tabar**** de pilule bleue, est-ce qu’on a besoin de le savoir à tous les quinze minutes ?

Non seulement ça nous rappelle que nos parents font des fikifonkfonks, mais qu’ils le font sur la table de la cuisine, sur les chaises au bord de la piscine, dans les remontés mécaniques des stations de ski, bref, partout où la pilule fait effet. Non mais pensez-y la prochaine fois que vous amenez vos enfants chez grand-papa et grand-maman. Est-ce que vous mangez sur une table qui a été souillée par le progrès de la médecine moderne ? Si le gouvernement n’a pas d’affaire dans votre chambre à coucher, c’est parce que vous êtes sensés rester dedans.

En passant, la mise en garde d’appeler un médecin si un homme a une érection qui dure plus de quatre heures est vraiment essentielle, car ce ne sera pas le premier réflexe des hommes. Si les hommes que je connais avait une érection qui dure plus de quatre heures, ils n’appelleraient pas leur médecin, ils appelleraient leurs amis, ils prendraient des photos, ils feraient un concours pour voir qui peut se rendre à six heures.

Il n’y pas que les annonces publicitaires de Viagra qui commencent à me donner le goût d’apprendre à faire des poupées vaudou. Ce sont les annonces des compagnies d’investissement, des pilules contre le cholestérol, des pilules contre l’ostéoporose, du diabète, des maladies du cœur, des maladies rénales et si je vois encore une fois Dennis Hopper me demander si j’ai un plan pour ma retraite, je déchire mon poster de Easy Rider. Je suis rendu tellement paranoïaque à propos de ma santé que je songe parfois à m’abonner à un club de colonoscopie.
Les seules annonces pour les jeunes sont celles qui passent le samedi matin, pendant que je dors ainsi que les annonces de bière qui me donnent encore la fausse impression que si je consomme plus de bière, plein de belles femmes vont sortir d’un autobus pour venir faire un bbq ou jouer au golf avec moi et 15 de mes meilleurs amis, ce qui est totalement…encore possible. Désolé, je dois encore y croire, sinon le rêve meurt.

Aucun commentaire: