samedi, décembre 13, 2008

Billet d'humour no.69 - Quocé ça !


Je ne pensais pas voir ça de mon vivant, mais les politiciens canadiens ont fait assez de bruit pour que CNN en parle. Habituellement, ça prend des attentats, des catastrophes naturelles, un accident d’envergure cataclysmique ou une célébrité qui se « pète la fraise » pour que les américains se lèvent la tête de leur nombril. M’a dire comme le gars : « La marde est pogné à Ottawa et ça put de plus en plus! »

Stephen Harper ne pouvait pas seulement rester tranquille, attendre les prochaines élections et avoir une plate –forme plus élaborée que « on travaille sur un plan, mais il n’est pas encore prêt ». Il fallait qu’il brise sa promesse électorale de faire des élections à date fixe pour faire de la petite politique. Ce genre de stratégie fonctionne rarement à moins que ce soit un coup d’état, mais ce n’est pas dans les valeurs canadiennes d’utiliser la violence pour obtenir ce qu’on veut.
Monsieur Harper à décidé de jouer avec le financement des partis, ce qui fut une erreur monumentale. S’il y a un principe de base à respecter avec les humains, c’est qu’il ne faut pas toucher à leur portefeuille. Tu peux leur enlever bien des droits et privilèges au nom de la « sécurité », mais touche à leur argent et ils sont les premiers à monter aux barricades.

Une bonne preuve de ce phénomène est lorsque remplir une automobile d’essence coûtait aussi cher qu’un massage suédois. Les gens ont tellement acheté d’automobiles hybrides rapidement que les concessionnaires ne pouvaient plus répondre à la demande. Les gens se promenaient en transports en commun ou faisaient du co-voiturage avec les gens du bureau, c’était presque trop beau pour être vrai.

Donc, Harper a voulu manigancer dans le dos des partis d’opposition et ça lui est tombé sur le nez tel le chaud repas digéré d’un pigeon qui voyage gaiement dans le stationnement du McDo durant une fraiche journée de printemps. Les partis d’opposition ont décidé de manigancer eux aussi et de faire une coalition pour renverser le gouvernement et mettre à la tête du pays, le très charismatique Stéphane Dion.

Toutefois, ce que les opposants ne savaient pas, c’est que leur opposé a plus d’un tour dans son sac. Il appela sa bonne amie, tante Jean, pour qu’elle vienne remettre de l’ordre dans la cour d’école. Elle envoya donc les deux partis dans leur coin jusqu’au mois de janvier pour qu’ils pensent à ce qu’ils ont fait.


Pendant ce temps, dans les contrées lointaines de l’ouest canadien, les habitants crient haut et fort à la conspiration. Les gens de l’est complotent pour renverser le meilleur représentant de leurs intérêts qu’ils n’ont jamais eu. La dernière fois qu’il y a eu tant d’émoi dans l’ouest, c’est quand Wayne Gretzky s’est fait échanger au Kings de Los Angeles.


La situation est tellement tendue que Stephen Harper a dû s’adresser à la nation, en direct de son chalet, pour nous dire de quocé qui faisait pour régler la crise économique. Et après l’élaboration de toutes ses mesures, il décide fermer le gouvernement (ceuse qui prennont des décisions) en plein milieu de la crise. C’est génial. C’est autant génial que le vidéo de la réplique de Stéphane Dion en direct de son bunker. Je sais que c’est censé être le message qui devrait être retenu et non l’image, mais de nos jours l’image est une réalité à laquelle les politiciens doivent faire face. Si tu as une tache de moutarde sur le bord de la bouche personne ne t’écoute. Donc, si le piton focus de ta caméra est brisé et que le focus est sur l’étagère en arrière, c’est de ça qu’on parle.

dimanche, décembre 07, 2008

Billet d'humour no.68 - Style Obama


Ce que j’aime des medias américains c’est qu’ils scrutent à la loupe tous les faits et gestes de leur nouveau président élu. Si nous faisions de même au Canada peut-être que le résultat de nos élections aurait été différent, quoique monsieur Harper soit passé maître dans l’art de dissimuler tout ce qui se passe dans son parti. La preuve : on n’a pas vu beaucoup de gens de son équipe parler aux médias. Je crois qu’il leur a loué chacun un chalet, leur a acheté chacun un Playstation et qu’ils ont joué à Call of duty pour se donner plus d’expérience en politique étrangère du Canada.


La chaine de télévision CNN vient de lancer un nouveau segment qui s’appelle « Note au président » où des experts donnent leur opinion au président sur comment résoudre certains problèmes auxquels font face les Américains. Étant un expert dans à peu près tous les sujets, sauf les manucures (le son de quelqu’un qui se lime les ongles me fait l’effet de quelqu’un griffe un tableau tout en grattant une fourchette dans une assiette et en mâchant dans une boule de papier aluminium), j’ai décidé de faire mes propre notes au président.

Note numéro 1 : Comment maintenir le statut de super puissance face à la Chine ? C’est simple, il suffit de convertir les endroits aux États-Unis où il y a souvent des inondations en champs de riz. Les États-Unis deviendraient le plus grand producteur de riz au monde et qui consomme le plus de riz au monde? Selon mes statistiques, qui peuvent être exactes ou non , il s’agit de la Chine. Ils ont voulu prendre notre industrie automobile, on va prendre leur industrie du riz. Le seul problème est que les québécois vont devoir se trouver une autre place que la Floride (qui va être inondée) pour passer leurs vacances ou leurs retraites. Pourquoi ne pas visiter le Nouveau-Brunswick ? Parce qu’au Nouveau-Brunswick « Être…ici on le peut ».

Pouvez-vous m’expliquer quelle sorte de slogan taré le gouvernement a choisi ? Wow, vraiment ? On a le droit d’exister au Nouveau-Brunswick ! Quel génie est arrivé avec cette trouvaille ? Je peux vous garantir que la personne qui a choisi ce slogan a une mineure en philosophie. Quelle sorte d’image ça donne au reste du monde quand tu hésites dans ton slogan? Les points de suspensions sont-ils vraiment nécessaires ? On n’a pas besoin de voir le slogan dans la version intégrale de son créateur. Une chance qu’il ne pensait pas à autre chose lorsqu’il a pensé à ce prix Nobel de la littérature qui va surement être changé lorsque le prochain Premier ministre sera élu. On aurait pu se retrouver avec : « Être…coudonc j’ai-tu fermé les lumières avant de sortir…il ne faudrait pas que j’oublie de ramasser du lait en revenant…wow Obama fait un speech…il est bon…yes we can est un bon slogan…on le peut…wow, ici on le peut…Être…ici on le peut ». Bravo !

Note numéro 2 : Parler du slogan m’a trop mis en beau « joualvert », je vais être obligé de continuer mes notes au président dans la prochaine chronique.