lundi, septembre 22, 2008

Billet d'humour no.63 - ♪Il est venu le temps des élections♪


Comme Stéphane l’a mentionné la semaine dernière, cet automne est parfait pour les mordus de politique. On ne peut pas demander mieux. Les deux tiers de l’Amérique du Nord sont en campagne électorale.

Je demande toujours à mes amis s’ils suivent les élections. La plupart me répondent non, ce qui m’étonne toujours car ils font parti de ma génération. Une génération qui, du lever du soleil jusqu’au dernier battement de paupière avant de tomber endormi, exige d’être diverti. Nous avons apporté la télévision dans nos salles à manger, nos chambres à coucher et même dans nos salles de bains. Nous avons été des pionniers en commençant la messagerie instantanée à l’intérieur d’une même maison. Mais pour une raison qui m’échappe, les campagnes électorales se perdent dans la multitude de sources de divertissement.

Pourtant, il n’y a rien de plus divertissant que de voir un politicien essayer de se faire élire. C’est comme regarder un enfant qui apprend à faire de la bicyclette dans l’émission Drôle de vidéos : c’est tellement cute de les voir essayer et c’est tordant de les voir se casser la gueule.

Pourquoi c’est si divertissant ? Parce qu’ils doivent plaire à un plus grand nombre de gens possibles. Tout d’abord, ils doivent être pour ou contre certains enjeux sociétaires pour plaire à ceux qui s’intéressent encore aux plates formes électorales. Ils doivent prendre position pour plaire à la base de leur parti et avoir quelques ouvertures plus au centre pour plaire aux indécis. Ensuite, c’est la session de photos pour ceux qui ne suivent pas la campagne. On embrasse des bébés; on sert la main des nouveaux immigrants; on écoute de la musique dans un iPod; on fait de la course à pied, du vélo, du canot, du curling; on tape sur l’épaule de nos soldats; et on comprend la mère monoparentale qui doit avoir deux emplois pour subvenir aux besoins de ses deux enfants.

Tout ça pour obtenir le titre tant convoité d’humain. Parce que si on reproche quelque chose aux politiciens, c’est de ne pas être humain. Ce sont malheureusement des robots avec des cravates. C’est pour ça que Stephen Harper donne des becs à ses enfants au lieu de leur donner la main. C’est pour ça que Stéphane Dion porte des chandails de laine et s’assoit à la table avec les gens au lieu d’être sur une estrade. C’est pour ça que Jack Layton…à bien y penser on reproche à Jack Layton d’être trop humain. Il a donc décidé d’être plus agressif et ça lui va très bien.

Une chose que je reproche la campagne électorale canadienne est de ne pas être assez longue. Ça fait dix-neuf mois qu’elle dure aux États-Unis. Je comprends que nous n’avons pas les ressources et la patience de la faire durée aussi longtemps, mais ça nous empêche de voir jusqu’où les politiciens sont prêts à aller pour maintenir leur position sur un enjeu. C’est facile de dire pendant deux mois qu’on est en faveur de quelque chose. Mais lorsque ça fait six mois que l’opinion publique a changé, les politiciens doivent ajuster leur tire pour plaire à l’électorat. Et c’est à ce moment qu’on voit quel politicien est maître dans l’art de bullshiter. Mais les canadiens ne sont pas prêts à faire face à cette réalité car nous sommes des gens optimistes. Car il n’y rien de pire pour un optimiste que de faire face à la réalité.

dimanche, septembre 07, 2008

Billet d'humour no.62 - Bye bye été qui n'est jamais venu


Pour ceux qui ne se sont pas fait chauffer le coco en France pendant l’été, ce fut un été très humide. Il a tellement plu qu’un matin je me suis réveillé avec les mains et les pieds palmés. Depuis, le fils de Jacques Cousteau n’arrête pas de me tanner pour venir tourner son prochain documentaire dans mon sous-sol. Malgré un titre accrocheur comme « Fredotastica : genèse d’un fond marin urbain », j’ai dû refuser.


Étant donné que la planète n’attend pas une température plus clémente pour tourner, il s’est quand même passé des choses intéressantes pendant l’été. J’ai appris beaucoup de choses, comme par exemple, que les chinois ne provenaient pas des quartiers chinois, mais bien d’un pays qui s’appelle la Chine. Ma surprise fut énorme lorsque j’ai appris, du même coup, que ce n’était pas seulement un arrondissement de la ville de Montréal.


C’est dans ce pays que se déroulaient les Jeux Olympiques d’été auxquels notre pays, « l’amas de cabanes », communément appelé Canada, a pris part aux activités. Premièrement, j’aimerais dire que les chinois peuvent faire un spectacle capable de faire rougir les membres du groupe Pink Floyd. Les cérémonies d’ouverture et de clôture étaient à vous étirer la mâchoire inférieure assez basse pour que vous puissiez vous la lancer autour du cou comme un foulard. Ce n’était pas un petit show de boucane et de lumière du secondaire.


Nos athlètes ont quand même performé les trois derniers jours des jeux. Je ne sais pas pour vous, mais je commençais à me faire à l’idée qu’on allait seulement ramener un cas de grippe aviaire au pays. Mais après quelques jours de sécheresse au tableau des médailles, nous avons quand même battu l’objectif de seize médailles que la délégation canadienne s’était fixé.
En plus d’acheter la dette des États-Unis et de copier les grands pays colonisateurs en vidant l’Afrique de ses ressources naturelles, la Chine a pu démontrer au monde qu’elle pouvait faire partie du club des grands en enlevant tout ce qui se passe là-bas habituellement. Ils ont détruits les vieilles maisons pour faire place aux installations olympiques en expropriant les gens qui y vivaient. Ils ont suggéré avec un peu de force aux protestataires d’aller prendre des vacances en dehors de la ville pendant les jeux. Ils ont même interdit aux gens de fumer.

Je crois que le meilleur emploi lors des jeux, pour quelqu’un de vraiment baveux, était celui de policier moral. Un policier moral pouvait arriver devant un fumeur, prendre sa cigarette de sa bouche et l’écraser devant lui sans engueulade. Je mets les gouvernements occidentaux au défi d’implanter ce genre de règlement par ici. Je ne suggère pas ça pour des raisons environnementales, économiques ou médicales, mais seulement pour des raisons de divertissement. On pourrait même faire une émission de téléréalité sur un policier moral qui se fait battre par des fumeurs enragés.


Et pendant que tous les yeux du monde étaient braqués sur la Chine, la Russie a décidé de lancer une mission « humanitaire » pour sauver les pauvres Georgiens pro Russie qui n’ont pas été choyés par les arpenteurs qui ont fait les frontières lorsque l’U.R.S.S s’est démantelée, par elle-même, avec juste un peu d’aide de certaines agences de leur pire ennemi. Mais contrairement aux jeux, ce spectacle reste à suivre.