jeudi, février 25, 2010

Billet d'humour no.77 - Tabarnouchen de répondeurs ! (publié le 12 mai 2009)


Il y a une chose qui m’a particulièrement tapé sur les nerfs cette semaine. Habituellement, je fais face à ce genre de situation avec une patience qui ferait rougir le Dalaï Lama, mais cette fois-ci mon œil droit a commencé à trembler et j’ai soudainement eu le goût de tuer un tigre de Sibérie à mains nues tellement ma calmitude (néologisme) a été dérangée.

La chose qui éveilla mon triger finger est un maudit répondeur de cal***. Pourquoi changer ? On avait une belle formule qui fonctionnait à merveille. Ça sonnait 5 ou 6 coups, le répondeur embarquait et on entendait : « Bonjour on n’est pas ici, laissez un message après le bip (ou timbre sonore pour les fancy pantsy).

On entendait le bip, on laissait notre message et le tour était joué. C’était simple et efficace, même pour les personnes qui pensaient s’adresser à une machine et qui lui parlaient comme-ci c’était une personne : « Oui, vous direz à Luc que son père a appelé. »


C’était un bel après midi, je devais contacter quelqu’un et j’ai décidé d’utiliser le bon vieux téléphone. La personne n’était pas là, donc j’ai eu droit au répondeur. Le message de mon ami fini, j’attends le bip pour laisser mon message, mais je suis interrompu par la voix d’une petite madame qui me donne les options suivantes :


« Si vous désirez rompre la communication, appuyez sur le 1. »

Ben voyons ! Il faut peser un bouton maintenant pour lui fermer la yeule. Moi qui étais sous l’impression que pour couper la communication il fallait raccrocher. Je sais que c’est impoli de raccrocher en plein milieu d’une phrase, mais c’est une « sacrament » de machine ! Et si vous raccrochez sans peser le un, la machine rappelle chez-vous pour finir d’énumérer ses options.

La deuxième option qu’elle nous donne est : « Si vous désirez composer un autre numéro appuyez sur le 2. »

C’est à ce moment que je me suis dit qu’il devait y avoir quelque chose d’avantageux financièrement pour les compagnies de téléphone pour qu’elles veuillent nous garder en ligne le plus longtemps possible. On ne peut plus raccrocher et recommencer. Je soupçonne que la police a mis ce système en place pour se donner le temps de retracer l’appel des kidnappeurs qui attendent la bonne option pour laisser leur message de rançon.

Finalement, la petite madame me dit : « Si vous désirez laisser un message, appuyez sur le 3. »
Par curiosité, j’ai attendu pour voir si elle voulait pousser la limite de ma patience au point de vouloir me gratter le cerveau avec un tournevis. Au grand désarroi de mon cerveau et de l’orifice par lequel le tournevis devait passer, il y avait une quatrième option, celle de garder la ligne. J’ai pensé alors qu’en restant en ligne on allait diriger mon appel vers une autre personne qui savait peut-être où se trouvait mon ami. Quelques secondes plus tard, j’entends le tant attendu bip.

Il y a deux raisons pour lesquelles cette quatrième option existe. La première est que la personne qui appelle n’a plus l’utilité de ses deux mains. Nous avons tous vécu un moment donné une expérience où nos deux mains étaient prisent et que nous devions faire un appel. Soit vous jouez au football et que c’est vous qui courrez avec le ballon, ou vous êtes en train d’aider une brebis à accoucher et vous avez les deux mains dans le patatafinfon de la brebis parce que l’agneau ne s’est pas retourné. D’après la logique de cette option, vous devez perdre l’usage de vos mains après avoir signalé le numéro.Pour expliquer la deuxième raison j’aimerais utiliser la citation faite, en 2002, par un grand philosophe contemporain, monsieur Martin Latulippe :


« Coudonc, ils nous prennent tu pour des champlures !? » Et ma réponse est oui, ils nous prennent pour des champlures.

En plus, lorsque j’ai terminé mon message, la petite madame ose me demander si je suis satisfait de mon message. Heille la smart, ce n’est pas un poème que je récite, c’est un message de 15 secondes !

Billet d'humour no.76 - Tassez-vous minables poulets, les cochons sont en ville ! (publié le 28 avril 2009)


Je dois avouer que je suis très triste ce matin. L’animal qui garnit nos tables pendant les fêtes de Pâques et de Noël s’est retourné contre la main qui lui tranche le bacon. En effet, le cochon a décidé de lancer une guerre contre l’humain en lui donnant la grippe. J’ai vu l’humain faire des choses atroces et même démoniaques, mais ce que les cochons ont fait au Mexique est inacceptable.

Jusqu’à présent, 149 personnes sur 108 000 000 ont contracté la maladie au Mexique, 20 sur 300 000 000 aux États-Unis et 6 sur 30 000 000 au Canada. La pandémie n’est pas loin mes amis ! En plus, pour ajouter du sel sur la plaie, j’apprends avec une stupéfaction qui frise la crise épileptique démentielle (pour en savoir plus sur cette maladie consultez le Guide médical Frédien), que le Nouveau-Brunswick n’est pas prêt pour une pandémie. Comment une province peut-elle ne pas être prête lorsqu’elle est à l’aube de l’autosuffisance ? Est-ce que « Être…ici on le peut » devient « Être…ici on le peut, sauf si vous attrapez la grippe cochonne » ?

Les Juifs et les Musulmans avaient raisons de se méfier d’un animal aussi sournois. Moi qui croyais que notre relation avec le porc était solide. Nous l’avons sorti de son statut de simple animal de ferme et l’avons accueilli dans nos maisons à titre d’animal de compagnie. Nous en avons fait une nourriture de choix pour le déjeuner, le plus important repas de la journée ! La chaîne de restaurant Wendy’s a même nommé un burger en leur honneur : le Baconator. Qu’est-ce qu’ils veulent de plus ?

Je soupçonne que tout ça fait partie d’un plan élaboré qui date de la guerre des viandes blanches. Quoi ! Vous n’êtes pas familier avec la guerre des viandes blanches ? Laissez-moi vous instruire. Depuis que les porcs et poulets existent, il y a toujours eu une compétition féroce entre les deux pour le titre de viande blanche numéro un. Les poulets fut grand gagnant pour plusieurs années puisque le porc est interdit par deux grandes religions. Les porcs ne se laissèrent pas abattre et développèrent une stratégie marketing auprès des gloutons de ce monde : les Canadiens et les Américains. On se souvient tous de la campagne publicitaire ayant comme slogan « Pork, the other white meat ».

Voyant cette montée de popularité, le poulet a averti les humains de retourner vers lui, mais les humains l’ignorèrent. C’est à ce moment que les poulets ont commencé à nous tousser dans la face ce qui créa l’épidémie de grippe aviaire. Cet affront de la part des poulets se termina avec le massacre des milles et une plumes de 2003.

Étant donné que la crise a débuté au Mexique, je pense que les touristes on fait une erreur monumentale : ils ont acheté plus de Fajitas que de Chilorio. C’est pour cette raison que les porcs sont en maudit contre nous. En plus, ils ont attendu qu’on soit dans une crise économique parce qu’on ne peut se permettre de liquider un grand nombre d’animaux d’un coup. Toutefois, je vais quand même manger mon Baconator pour maintenir la paix entre les deux viandes blanches, mais je ne vais pas l’apprécier autant.

Billet d'humour no.75 - On en apprend tous les jours (publié le 14 avril 2009)


Comme tout être humain, je suis curieux. Cette curiosité me pousse à essayer découvrir de nouvelles choses dans Internet, à la télé, dans les journaux ou tout simplement dans mon entourage. Parfois, je découvre des choses surprenantes comme Britney Spears qui quitte la scène parce qu’il y a des fans qui fument du pot dans la foule. Je n’aurais jamais pensé qu’il y avait du monde qui fumait du pot à Vancouver. Moi qui pensais que les Canadiens n’avaient pas besoin de ce genre de masqueur de la réalité pour avoir du plaisir. Je suis très déçu Canada, tsk, tsk, tsk.

Aujourd’hui, j’ai découvert un phénomène un peu plus bizarre que les sautes d’humeur de madame Spears. Je regardais les différentes nouvelles sur Yahoo et je suis tombé sur l’histoire de madame Erika Eiffel. Pourquoi Eiffel? Et bien madame Erika Eiffel a changé son nom pour avoir le même que sa conjointe : la tour Eiffel. Madame Eiffel fait partie d’un groupe de personne qui s’appelle objectum sexuals. Ces gens disent avoir des liens innés avec les objets inertes et donc développent une relation émotionnelle, spirituelle et parfois physique avec ces objets. Un peu comme certains ados et leur balayeuse.

Comme la plupart des gens, j’ai eu un petit sourire en coin après avoir vu ce reportage, mais mon sentiment de rigolade s’est vite transformé en inquiétude lorsque je me suis posé la question : est-ce que les objets inertes ont des émotions ? La madame dit qu’elle ressent un lien fort avec l’objet. Peut-être qu’on est pas assez à l’écoute des objets qui nous entourent pour ressentir ce lien. C’est à ce moment que j’ai commencé à imaginer comment je traitais les objets et comment ils pouvaient se sentir suite à ce traitement.

Imaginez être une toilette dans une station service. Manger de la marde jours après jours. Être obligé de voir des fesses d’étrangers à longueur de journée. C’est pourquoi je vous demande de dire merci à la prochaine infirmière ou le prochain proctologue que vous voyez. Imaginez comment paranoïaque vous seriez si vous étiez une télé. Essayez de ne pas être complexé lorsqu’on chiale après vous, on rit de vous, on pleure, on vous frappe, on vous regarde, on se gratte à des endroits inappropriés en face de vous, sans que vous ne sachiez pourquoi.

Lorsqu’on comprend que les objets inertes ont des émotions, on comprend bien des choses inexpliquées. Peut-être que les crevaisons ne sont pas dues à un morceau de vaisselle, mais bien à cause que vous avez fait passer votre pneu sur une carcasse de moufette. Peut-être que la toilette ne se bouche pas à cause de all you can eat ribs night, mais bien à cause que vous omettez de laver le tuyau derrière le réservoir.

Donc, la prochaine fois que vous vous faites chauffer de la sauce tomate au four micro-onde, mettez un morceau papier ciré pour éviter les éclaboussures. C’est un petit geste qui pourrait améliorer la relation avec votre micro-onde pour plusieurs années.

Billet d'humour no.74 - Les petites choses de la vie (publié le 31 mars 2009)


Au Canada, nous vivons dans une société moderne. Les développements technologiques nous permettent d’effectuer des tâches en quelques minutes qui, autrefois, pouvaient prendre des heures voire des jours. Avant, il fallait défricher la terre avec nos doigts, couper les arbres avec nos dents et chasser des bêtes féroces avec des roches et un bout de bois. Maintenant, on appelle un gars pour défricher notre terrain, des machines coupent les arbres et on va chasser avec des bazookas dans des parcs où les animaux sont élevés pour être chassés. On est rendu un peu paresseux.

De plus, on a même plus le réflexe d’essayer de réparer les choses. Si un appareil est brisé, on le jette tout simplement et on en achète un nouveau, mais avec un bouton turbo dessus. En passant, le gars qui a inventé le bouton turbo c’était un géni du marketing :

« Pourquoi se sécher les cheveux à une vitesse normale, quand vous pouvez vous sentir comme si vous étiez assis sur les ailes d’un avion avec le bouton turbo. »

« Pourquoi prendre la peine de se faire un smoothy, quand vous pouvez broyer vos fruits en vapeur avec le bouton turbo. »

« Pourquoi dépasser un automobile à 120km/h, quand vous pouvez lui faire manger des galettes d’asphalte à 260km/h avec le bouton turbo. »

Heureusement, la vie trouve quand même le tour de nous ramener sur terre en saupoudrant notre quotidien d’événements qui nous font retourner à l’état d’Homo erectus pour quelques minutes.

Un bon exemple est lorsqu’on se cogne l’orteil sur un objet plus dur et plus fixe. Prenez une photo de Homo erectus qui vient de se cogner l’orteil contre une patte de mammouth et une de Hummus modernanus qui vient de se cogner l’orteil contre le coin du sofa et vous aurez à peu près la même expression faciale. Ce que je trouve intéressant de cette tranche de vie c’est que souvent les gens vont se venger sur l’objet en donnant un coup de pied dessus se blessant ainsi un autre orteil ou en aggravant celui déjà blessé.

Un autre exemple est de barrer ses clés dans son auto. Ça arrive toujours lorsqu’on est vraiment pressé à partir (pour un rendez-vous chez le cordonnier) ou lorsqu’on veut le plus retourner chez nous (après une journée de shopping avec quatre matantes divorcées de la Floride). Encore ici, prenez une photo de Homo erectus qui vient d’échapper son couteau dans le feu et une de Hummus modernanus qui vient de découvrir que ses clés sont barrées dans son automobile et vous aurez à peu près la même petite danse de « en beau joualvert ».

Le dernier exemple que je vais utiliser est, bien entendu, la toilette qui bouche. On sait tous que la toilette qui bouche est le résultat d’un trop gros lunch, de la turista, de notre prédécesseur, d’un excès de papier ou d’une combinaison des quatre. Peu importe la cause, tout le monde a la même réaction. On dit « non, non, non, non » suivit de la petite danse sur place avec les mains vers le bol pour essayer de repousser l’eau avec le champ magnétique qui devrait se libérer de nos mains. C’est après la petite danse qu’il faut utiliser le fameux plunger. Il faut rester calme et ne pas céder à la panique, car si vous y allez d’une main trop forte, vous allez vous retrouvez avec des nouveaux designs sur vos souliers.

Je vous laisse en vous disant que si ces choses vous arrivent prochainement, dites-vous que c’est Homo erectus qui vous fait un clin d’œil et contez-vous chanceux de ne plus avoir à vous cogner le petit orteil contre un mammouth.

Billet d'humour no.73 - La chasse et la pêche (publié le 13 mars 2009)


Je lance aujourd’hui un grand débat qui a autant d’ampleur que Coke versus Pepsi, Ford versus GM et Star Wars versus Star Trek : Le club versus le pub. Lequel est le meilleur ? Ça dépend d’où vous êtes rendus dans votre cheminement de vous paqueter la fraise. Faisons une analyse des deux.

Tout d’abord, observons leur fonction respective. Le club sert à deux choses différentes que vous soyez un homme ou une femme. Pour les filles, le club sert à rencontrer un homme et à danser. Dans le fond, elles préfèrent danser, mais ça adonne qu’il y a des gars là. Pour les gars, il sert à rencontrer une femme et à découvrir qu’ils ne savent pas danser. À moins d’avoir suivi des cours ou d’être gai, les hommes ne savent pas danser. Il y en a quelques-uns qui réussissent à perfectionner le pas à gauche, le pas à droite, taper dans les mains, mais les autres ressemblent à des écureuils qui s’électrocutent en touchant une lampe électrique pour tuer les mouches.

Le pub sert à relaxer entre ami. Ce sont souvent des groupes de couples qui veulent sortir prendre un verre tout en ayant la possibilité de pouvoir se parler et s’assoir. Si quelqu’un est seul dans un pub, il est soit en peine d’amour, alcoolique ou un vieux sage qui donne des conseils aux touristes.

Ensuite, regardons l’atmosphère. Le club est conçu pour la séduction superficielle et l’intoxication instantanée (avec les plateaux de 50 shooters qui goûtent la gomme au melon d’eau). La musique est forte, donc on doit se vendre avec une ligne (la fameuse pick up line), un regard ou le linge qu’on porte. L’éclairage est pratiquement inexistant et saccadé, donc, avec juste le bon montant d’alcool, tout le monde peut paraître comme un Brad ou une Angelina à la fin de la soirée.

Le pub est conçu, à prime abord, comme un lieu de socialisation verbo moteur et d’intoxication progressive, mais il peut aussi servir à la séduction. La séduction est par contre plus difficile dans un pub puisqu’il y manque certains atouts du club. Il n’y a pas la pulsion de la musique de club qui fait bouger le bassin sans qu’on le veule et il n’y a pas non plus le contact physique de se frotter un sur l’autre sur la piste de danse ou en attendant au bar entassées comme des gazelles autour d’une flaque d’eau pendant une sécheresse. La séduction au pub est plus une activité stratégique, comme un match d’échec. Il faut avoir une bonne ligne d’introduction, mais il faut aussi avoir de la substance pour poursuivre une conversation parce qu’il n’y a pas de « O my God, c’est ma toune! On vas-tu danser? »

Vous avez sans doute deviné que je préfère les pubs. Que voulez-vous, plus on vieillit, plus on est porté à vouloir relaxer. Il y a du service au table, un bon choix de consommations, de la bouffe jusqu’à dix heures, de la musique joviale ou jazzy qui ne me perfore pas les tympans et des places pour s’assoir.

Le jeune Fred m’aurait probablement traité de mauviette après avoir lu cette chronique, mais à l’aube de mes trente ans je préfère m’installer dans ma chaloupe avec des bon amis en sirotant une bonne bière importée plutôt que de me lancé dans la jungle, aspergé d’urine de jument, en essayant d’imiter le cri de la femelle.

Billet d'humour no.72 - La lueur au bout du tunnel (publié le 2 mars 2009)


Au Canada, nous l’appelons le congé de mars. Aux États-Unis, c’est le fameux Spring Break ou en latin Pausum Printanius (qui veut dire Fille saoule sans haut de bikini). Enfin, la semaine que tous les étudiants d’une bonne partie de la planète attendaient est arrivée.

C’est la semaine où les centres de ski se remplissent au nord et les plages se remplissent au sud. Il n’y a pas seulement que les étudiants qui en profitent, les parents choisissent de prendre leurs vacances pendant ce temps pour tester leur tolérance aux cris de leurs enfants et éviter de payer une gardienne.

Les jeunes couples profitent aussi de cette occasion pour se payer un voyage dans un complexe touristique tout inclus à Puerto Vallarta ou une croisière, pendant que leurs parents, qui ont payé leurs études pour qu’ils ne soient pas en dette, se gèlent le cul à déneiger leur automobile le matin car ils essaient de sauver leur retraite.

Peu importe ce que vous faites durant cette semaine, il est très important, même si vous devez travailler, de prendre le temps de relaxer. Mettez-vous dans vos gros bas de laine gris, videz une bouteille de vin en regardant Retour vers le futur pour la 132e fois (oui c’est encore aussi bon, et ceux qui disent autrement vous êtes pro Parkinson parce que ça veut dire que vous n’aimez pas Michael J. Fox et vous êtes content de sa maladie. Aaaaah que j’aime la logique circulaire), sortez faire un bonhomme de neige qui ressemble à votre patron et entraînez les chiens du voisinage à uriner dessus ou passez seulement la souffleuse dessus. Bref, faites-vous du bien.

Si vous ne prenez pas de temps pour relaxer un peu, vous pourriez attraper la folie du mois de mars (ne pas confondre avec la compétition de basket-ball NCAA March madness). Elle se manifeste par différents symptômes. Tout d’abord, le coin de votre œil commence à trembler involontairement. Ensuite, se sont vos dents qui commencent à grincher involontairement. Vous allez commencer à vous parler tout seul ou à des objets inanimés comme votre gratte à neige ou la slush sur vos bottes, jusqu’à ce que votre dialogue intérieur n’existe plus. Vous allez prendre des marches et vous vous retrouvez à des endroits dont vous n’avez aucune idée comment vous vous y êtes rendus. Vous allez développer une haine profonde pour la couleur blanche et vous allez la trouver étouffante. Les magasins de peinture et les vendeurs de lait au chocolat le savent trop bien.

Si vous voyez quelqu’un de votre entourage qui ont certains de ces symptômes, il est très important de lui changer les idées et de lui faire comprendre que l’hiver va prendre fin sous peu et de garder espoir. Donc, cette semaine appelez un ami et sortez prendre un bon verre de jus d’ananas.

Billet d'humour no.72 - La fête des amoureux (publié le 16 février 2009)


Si vous lisez ce blog et vous êtes un homme, c’est que vous avez survécu à la St-Valentin. C’est une chose qui peut sembler banale, mais c’est en fait remarquable, car peu importe ce que vous dites, la St-valentin n’est pas une fête, mais bien un examen annuel pour savoir si le gars en vaut encore la peine.


Les gars peuvent faire ce qu’ils veulent le restant de l’année, mais le 14 février ils ont besoins de performer, sinon ils prennent la porte. Ça ne se fera peut-être pas tout de suite parce que les femmes préfèrent casser au printemps, lorsqu’elles n’ont plus besoin d’une chaufferette pour leurs pieds froids et d’une pelle pour déneiger leur auto.

En tant que célibataire de longue date, je n’ai pas à subir la pression qui entoure la St-Valentin. Quelle pression? Tout d’abord, la pression de se rappeler que c’est la St-Valentin. Comment quelqu’un peut-il oublier la St-Valentin? C’est difficile de passer à côté avec toute la publicité qui est faite à la radio, à la télévision, dans les magasins, dans les restaurants, dans le journal, mais lorsque tu es en train de gratter la givre sur ton pare-brise à 6h30 du matin à -7 sous zéro (-72 avec le facteur éolien) il n’y a qu’une chose qui te vienne en tête et ce ne sont certainement pas des mots doux. De plus, c’est trop proche de Noël. C’est comme les gens qui ont leur anniversaire le 25 décembre, il n’y a personne qui s’en souvienne.

Cette année, j’ai dû participer à la St-Valentin malgré moi. Un ami m’avait acheté un billet pour aller voir l’humoriste Mike MacDonald pour Noël. Il n’avait pas réalisé que c’était la St-Valentin, donc j’ai dû assister à sa date avec sa blonde. Nous sommes allés dans un restaurant où j’ai pu observer une série de couples en action.

Il y a le nouveau couple qui est tout simplement trop souriant. Ils ne parlent pas beaucoup et se regardent en riant. Tu sais qu’ils sont seulement venus au restaurant pour reprendre des forces entre deux parties de fesses. Pour eux, la St-Valentin est à tous les jours, jusqu’à ce qu’ils atteignent la barre des trois ans.

Pourquoi 3 ans ? Le chiffre trois est une chiffre très important dans toutes les sphères de notre vie. Il faut trois prises pour être retiré au baseball. Il faut compter trois buts pour faire un tour du chapeau au hockey. Il y a trois petits cochons. Il faut attendre trois jours avant d’appeler une fille pour une deuxième date. Et ça prend trois ans pour savoir si un couple est capable de survivre. Si après trois ans vous considérez couper les freins de l’auto de votre partenaire, il est peut-être temps de se faire un profil sur match.com.

Finalement, il y a le vieux couple. Il y a celui qui fonctionne bien. Le monsieur s’est coupé les poils du nez. La madame s’est acheté une nouvelle robe et ils ont une conversation civilisée. Il y a aussi le couple qui ne fonctionne pas bien qui décide de sortir pour essayer autre chose qu’un TV diner. C’est celui qui lit le journal en attendant leur bouffe.

Peu importe le couple que vous êtes, la personne la plus heureuse sur la planète à la St-Valentin est le PDG de Halmark.

Billet d'humour no.71 - Trop c'est comme pas assez, ça fini jamais bien (publié le 3 février 2009)


Je ne penserais pas dire cela de mon vivant, mais je suis saturé de sexe…en matière publicitaire. On est bombardé de tous les côtés de poitrines, de fesses, de jambes et de lèvres pour nous vendre n’importe quoi. Avant, on se limitait à des choses destinées aux hommes, comme la bière, les automobiles ou les outils (avec le calendrier accroché sur le mur du garagiste). Avec la venue d’Internet, le phénomène a pris des proportions démesurées.

La première chose que je fais le matin, après avoir comblé mes besoins nécessitant certains orifices de ma personne, je vais vérifier mes courriels. En plus des messages des gens qui demandent mon expertise, des amis qui cherchent un endroit pour garder leur brontosaure de chien, des princes du Nigéria qui cherchent de l’aide pour cacher leurs millions, j’ai une madame d’à peu près 20 ans qui serre ses seins ensemble et me demande si ça me tente d’aller sur son site Web pour lui piquer une jasette.


Lorsque je ferme ma session, je tombe sur trois madames en brassière, toujours dans la vingtaine, qui se tiennent par le coup et me suggèrent dix boutiques de lingeries à visiter. Je ne porte pas de lingerie, mais je suis quelqu’un qui aime être informé peu importe le sujet, donc je vais faire un tour. 1h30 plus tard et bien informé, je retourne sur ma page d’accueil qui m’annonce que l’industrie de la pornographie utilisera la technologie 3D. Déjà que cette industrie a brisé bien des barrières en terme d’images graphiques (surtout avec la venue de la haute définition et les écrans géants), les madames et les messieurs vont avoir l’air d’être dans votre salon.

Un peu plus bas, il y a une section intitulée « Évènements marquants de l’année » annoncée par le gros plan d’un décolleter. Et savez-vous quel évènement a le plus marqué le Canada cette année : Le décolleter de Julie Couillard. Pour me changer les idées, je vais consulter ma page Facebook pour voir si je n’ai pas oublié la fête à quelqu’un ou si j’ai reçu un verre de bière virtuel d’une amie à qui je n’ai pas parlé ça fait dix ans. Sans faute, d’autres petites madames en bikini me demandent si je suis seul, si je m’ennuis ou si ça me tente de sortir dans ma région.

Je n’ai même pas encore commencé à travailler et j’ai déjà vu une soixantaine de femmes en petites tenues ou à moitié nue. Comment un gars peut se concentrer quand tout son sang est rendu ailleurs que dans sa tête? Je ne dirais rien si je cherchais ce genre de contenu sur un site conçu pour cela, mais je vérifie seulement mes courriels, les nouvelles et annonce à mes amis sur Facebook que je file mal aujourd’hui parce que je souffre de diarrhée explosive.

Il y a tellement d’images de nature sexuelle qu’on finit par ne plus s’en rendre compte. Un décolleter devient aussi banal qu’un pot de margarine. Et lorsqu’on ne s’en rend plus compte, les gens qui travaillent en marketing décident de pousser l’enveloppe. Ne croyez pas que je suis un conservateur qui est en faveur de la censure. Je suis très libéral et contre la censure, mais lorsqu’on met quelque chose de cochon juste pour être cochon, le message ou l’attirance pour acheter le produit se perd.


Par exemple, l’organisme pour la protection des animaux PETA s’est vu refusé la diffusion d’une annonce publicitaire à cause qu’ils ont poussé l’enveloppe. Il voulait dire que les végétariens avaient du meilleur sexe. Voici la liste de choses qui ont été refusées de la publicité originale par la compagnie qui diffusait la pub.

The PETA spot submitted to Advertising Standards depicts a level of sexuality exceeding our standards. Listed below are the edits that need to be made. Before finalizing the spot, we would like to view a Quicktime file as well as a DVD with high resolution.

:12- :13- licking pumpkin
:13- :14- touching her breast with her hand while eating broccoli
:19- pumpkin from behind between legs
:21- rubbing pelvic region with pumpkin
:22- screwing herself with broccoli (fuzzy)
:23- asparagus on her lap appearing as if it is ready to be inserted into (lady part)
:26- licking eggplant
:26- rubbing asparagus on breast

Victoria MorganVice President, Advertising StandardsNBC Universal

J’ai vu l’annonce et ça ne m’a pas donné le goût de devenir végétarien et depuis, je me sens bizarre à chaque fois que je vois du brocoli.

Billet d'humour no.70 - Moment historique (publié le 20 janvier 2009)


Aujourd’hui, un évènement historique digne des grands moments, comme l’invention de la bière ou la première fois que quelqu’un a dit le mot « yo », se déroulera dans quelques heures. Barack Obama cessera d’être le président désigné et deviendra le président du monde…euh des États-Unis. George Bush pourra finalement relaxer, s’en retourner dans son ranch et manger un bon bol de beans chaud avec une tranche de pain beurrée avec du I can’t believe it’s not butter.

Ce que j’aime de ce genre de moments historiques est qu’ils sont prévus. On sait déjà que c’est un moment historique. Ce n’est pas comme ces moments qu’on désigne moment historique plusieurs années plus tard et qu’on a perdu toutes ces années à ne pas s’être vanté d’avoir fait partie de ce moment historique. Combien de fois on aurait pu répondre à quelqu’un qui dit avoir vu Brad Pitt à Disney World : «Ah ouais, ben moi j’étais là quand Jean Chrétien a sortie ses boules de golf pendant le scandale des commandites. » Mais non, on a seulement su pendant une revue des évènements marquants de l’année que c’était un moment historique.


J’ai l’habitude, lorsque je visionne des films ou des émissions, d’imaginer que les personnages disent autres choses que ce qu’ils disent à l’écran. Parfois, j’imagine même des scènes complètes. Je ne souffre pas de schizophrénie, mais d’une déformation professionnelle à essayer de rendre tous sujets, aussi malheureux soit-il, drôle. C’est très tannant pour les gens qui m’entourent, surtout lorsque j’écoute les nouvelles ou m’éclatent de rire au cinéma en plein milieu d’une scène d’amour parce que je m’imagine la face du héros si sa bien-aimée lâchait un pet de nervosité pendant qu’ils s’embrassent passionnément. Ça ruinerait le film complètement.

Maintenant que vous connaissez mon terrible secret, j’aimerais énumérer les choses qui pourraient mettre un bémol historique à l’assermentation de Barack Obama :

1-La bible de Lincoln est brûlée par la cigarette qu’Obama a fumée en cachette.

2-Barack manque son train.

3-Il pleut des grenouilles.

4-Un pigeon décide de choisir l’épaule de Barack comme site d’enfouissement sanitaire d’un de ses besoins primaires.

5-Barack a une soudaine érection…de pouvoir.

6-Un homme nu décide de voler la vedette (espérons que les agents des services secrets vont l’attraper plus vite que les souliers du journaliste Irakien).

7-Hilary Clinton décide de faire un coup d’État.

8-Le Texas déclare son indépendance.

9-Il y a une vente de liquidation chez Wal- Mart.

10-Stephen Harper annonce qu’il est gai.