jeudi, février 25, 2010

Billet d'humour no.74 - Les petites choses de la vie (publié le 31 mars 2009)


Au Canada, nous vivons dans une société moderne. Les développements technologiques nous permettent d’effectuer des tâches en quelques minutes qui, autrefois, pouvaient prendre des heures voire des jours. Avant, il fallait défricher la terre avec nos doigts, couper les arbres avec nos dents et chasser des bêtes féroces avec des roches et un bout de bois. Maintenant, on appelle un gars pour défricher notre terrain, des machines coupent les arbres et on va chasser avec des bazookas dans des parcs où les animaux sont élevés pour être chassés. On est rendu un peu paresseux.

De plus, on a même plus le réflexe d’essayer de réparer les choses. Si un appareil est brisé, on le jette tout simplement et on en achète un nouveau, mais avec un bouton turbo dessus. En passant, le gars qui a inventé le bouton turbo c’était un géni du marketing :

« Pourquoi se sécher les cheveux à une vitesse normale, quand vous pouvez vous sentir comme si vous étiez assis sur les ailes d’un avion avec le bouton turbo. »

« Pourquoi prendre la peine de se faire un smoothy, quand vous pouvez broyer vos fruits en vapeur avec le bouton turbo. »

« Pourquoi dépasser un automobile à 120km/h, quand vous pouvez lui faire manger des galettes d’asphalte à 260km/h avec le bouton turbo. »

Heureusement, la vie trouve quand même le tour de nous ramener sur terre en saupoudrant notre quotidien d’événements qui nous font retourner à l’état d’Homo erectus pour quelques minutes.

Un bon exemple est lorsqu’on se cogne l’orteil sur un objet plus dur et plus fixe. Prenez une photo de Homo erectus qui vient de se cogner l’orteil contre une patte de mammouth et une de Hummus modernanus qui vient de se cogner l’orteil contre le coin du sofa et vous aurez à peu près la même expression faciale. Ce que je trouve intéressant de cette tranche de vie c’est que souvent les gens vont se venger sur l’objet en donnant un coup de pied dessus se blessant ainsi un autre orteil ou en aggravant celui déjà blessé.

Un autre exemple est de barrer ses clés dans son auto. Ça arrive toujours lorsqu’on est vraiment pressé à partir (pour un rendez-vous chez le cordonnier) ou lorsqu’on veut le plus retourner chez nous (après une journée de shopping avec quatre matantes divorcées de la Floride). Encore ici, prenez une photo de Homo erectus qui vient d’échapper son couteau dans le feu et une de Hummus modernanus qui vient de découvrir que ses clés sont barrées dans son automobile et vous aurez à peu près la même petite danse de « en beau joualvert ».

Le dernier exemple que je vais utiliser est, bien entendu, la toilette qui bouche. On sait tous que la toilette qui bouche est le résultat d’un trop gros lunch, de la turista, de notre prédécesseur, d’un excès de papier ou d’une combinaison des quatre. Peu importe la cause, tout le monde a la même réaction. On dit « non, non, non, non » suivit de la petite danse sur place avec les mains vers le bol pour essayer de repousser l’eau avec le champ magnétique qui devrait se libérer de nos mains. C’est après la petite danse qu’il faut utiliser le fameux plunger. Il faut rester calme et ne pas céder à la panique, car si vous y allez d’une main trop forte, vous allez vous retrouvez avec des nouveaux designs sur vos souliers.

Je vous laisse en vous disant que si ces choses vous arrivent prochainement, dites-vous que c’est Homo erectus qui vous fait un clin d’œil et contez-vous chanceux de ne plus avoir à vous cogner le petit orteil contre un mammouth.

Aucun commentaire: