
Je dois avouer que je suis très triste ce matin. L’animal qui garnit nos tables pendant les fêtes de Pâques et de Noël s’est retourné contre la main qui lui tranche le bacon. En effet, le cochon a décidé de lancer une guerre contre l’humain en lui donnant la grippe. J’ai vu l’humain faire des choses atroces et même démoniaques, mais ce que les cochons ont fait au Mexique est inacceptable.
Jusqu’à présent, 149 personnes sur 108 000 000 ont contracté la maladie au Mexique, 20 sur 300 000 000 aux États-Unis et 6 sur 30 000 000 au Canada. La pandémie n’est pas loin mes amis ! En plus, pour ajouter du sel sur la plaie, j’apprends avec une stupéfaction qui frise la crise épileptique démentielle (pour en savoir plus sur cette maladie consultez le Guide médical Frédien), que le Nouveau-Brunswick n’est pas prêt pour une pandémie. Comment une province peut-elle ne pas être prête lorsqu’elle est à l’aube de l’autosuffisance ? Est-ce que « Être…ici on le peut » devient « Être…ici on le peut, sauf si vous attrapez la grippe cochonne » ?
Les Juifs et les Musulmans avaient raisons de se méfier d’un animal aussi sournois. Moi qui croyais que notre relation avec le porc était solide. Nous l’avons sorti de son statut de simple animal de ferme et l’avons accueilli dans nos maisons à titre d’animal de compagnie. Nous en avons fait une nourriture de choix pour le déjeuner, le plus important repas de la journée ! La chaîne de restaurant Wendy’s a même nommé un burger en leur honneur : le Baconator. Qu’est-ce qu’ils veulent de plus ?
Je soupçonne que tout ça fait partie d’un plan élaboré qui date de la guerre des viandes blanches. Quoi ! Vous n’êtes pas familier avec la guerre des viandes blanches ? Laissez-moi vous instruire. Depuis que les porcs et poulets existent, il y a toujours eu une compétition féroce entre les deux pour le titre de viande blanche numéro un. Les poulets fut grand gagnant pour plusieurs années puisque le porc est interdit par deux grandes religions. Les porcs ne se laissèrent pas abattre et développèrent une stratégie marketing auprès des gloutons de ce monde : les Canadiens et les Américains. On se souvient tous de la campagne publicitaire ayant comme slogan « Pork, the other white meat ».
Voyant cette montée de popularité, le poulet a averti les humains de retourner vers lui, mais les humains l’ignorèrent. C’est à ce moment que les poulets ont commencé à nous tousser dans la face ce qui créa l’épidémie de grippe aviaire. Cet affront de la part des poulets se termina avec le massacre des milles et une plumes de 2003.
Étant donné que la crise a débuté au Mexique, je pense que les touristes on fait une erreur monumentale : ils ont acheté plus de Fajitas que de Chilorio. C’est pour cette raison que les porcs sont en maudit contre nous. En plus, ils ont attendu qu’on soit dans une crise économique parce qu’on ne peut se permettre de liquider un grand nombre d’animaux d’un coup. Toutefois, je vais quand même manger mon Baconator pour maintenir la paix entre les deux viandes blanches, mais je ne vais pas l’apprécier autant.

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