
Il y a une chose qui m’a particulièrement tapé sur les nerfs cette semaine. Habituellement, je fais face à ce genre de situation avec une patience qui ferait rougir le Dalaï Lama, mais cette fois-ci mon œil droit a commencé à trembler et j’ai soudainement eu le goût de tuer un tigre de Sibérie à mains nues tellement ma calmitude (néologisme) a été dérangée.
La chose qui éveilla mon triger finger est un maudit répondeur de cal***. Pourquoi changer ? On avait une belle formule qui fonctionnait à merveille. Ça sonnait 5 ou 6 coups, le répondeur embarquait et on entendait : « Bonjour on n’est pas ici, laissez un message après le bip (ou timbre sonore pour les fancy pantsy).
On entendait le bip, on laissait notre message et le tour était joué. C’était simple et efficace, même pour les personnes qui pensaient s’adresser à une machine et qui lui parlaient comme-ci c’était une personne : « Oui, vous direz à Luc que son père a appelé. »
C’était un bel après midi, je devais contacter quelqu’un et j’ai décidé d’utiliser le bon vieux téléphone. La personne n’était pas là, donc j’ai eu droit au répondeur. Le message de mon ami fini, j’attends le bip pour laisser mon message, mais je suis interrompu par la voix d’une petite madame qui me donne les options suivantes :
« Si vous désirez rompre la communication, appuyez sur le 1. »
Ben voyons ! Il faut peser un bouton maintenant pour lui fermer la yeule. Moi qui étais sous l’impression que pour couper la communication il fallait raccrocher. Je sais que c’est impoli de raccrocher en plein milieu d’une phrase, mais c’est une « sacrament » de machine ! Et si vous raccrochez sans peser le un, la machine rappelle chez-vous pour finir d’énumérer ses options.
La deuxième option qu’elle nous donne est : « Si vous désirez composer un autre numéro appuyez sur le 2. »
C’est à ce moment que je me suis dit qu’il devait y avoir quelque chose d’avantageux financièrement pour les compagnies de téléphone pour qu’elles veuillent nous garder en ligne le plus longtemps possible. On ne peut plus raccrocher et recommencer. Je soupçonne que la police a mis ce système en place pour se donner le temps de retracer l’appel des kidnappeurs qui attendent la bonne option pour laisser leur message de rançon.
Finalement, la petite madame me dit : « Si vous désirez laisser un message, appuyez sur le 3. »
Par curiosité, j’ai attendu pour voir si elle voulait pousser la limite de ma patience au point de vouloir me gratter le cerveau avec un tournevis. Au grand désarroi de mon cerveau et de l’orifice par lequel le tournevis devait passer, il y avait une quatrième option, celle de garder la ligne. J’ai pensé alors qu’en restant en ligne on allait diriger mon appel vers une autre personne qui savait peut-être où se trouvait mon ami. Quelques secondes plus tard, j’entends le tant attendu bip.
Par curiosité, j’ai attendu pour voir si elle voulait pousser la limite de ma patience au point de vouloir me gratter le cerveau avec un tournevis. Au grand désarroi de mon cerveau et de l’orifice par lequel le tournevis devait passer, il y avait une quatrième option, celle de garder la ligne. J’ai pensé alors qu’en restant en ligne on allait diriger mon appel vers une autre personne qui savait peut-être où se trouvait mon ami. Quelques secondes plus tard, j’entends le tant attendu bip.
Il y a deux raisons pour lesquelles cette quatrième option existe. La première est que la personne qui appelle n’a plus l’utilité de ses deux mains. Nous avons tous vécu un moment donné une expérience où nos deux mains étaient prisent et que nous devions faire un appel. Soit vous jouez au football et que c’est vous qui courrez avec le ballon, ou vous êtes en train d’aider une brebis à accoucher et vous avez les deux mains dans le patatafinfon de la brebis parce que l’agneau ne s’est pas retourné. D’après la logique de cette option, vous devez perdre l’usage de vos mains après avoir signalé le numéro.Pour expliquer la deuxième raison j’aimerais utiliser la citation faite, en 2002, par un grand philosophe contemporain, monsieur Martin Latulippe :
« Coudonc, ils nous prennent tu pour des champlures !? » Et ma réponse est oui, ils nous prennent pour des champlures.
En plus, lorsque j’ai terminé mon message, la petite madame ose me demander si je suis satisfait de mon message. Heille la smart, ce n’est pas un poème que je récite, c’est un message de 15 secondes !

0 commentaires:
Enregistrer un commentaire