jeudi, février 25, 2010

Billet d'humour no.77 - Tabarnouchen de répondeurs ! (publié le 12 mai 2009)


Il y a une chose qui m’a particulièrement tapé sur les nerfs cette semaine. Habituellement, je fais face à ce genre de situation avec une patience qui ferait rougir le Dalaï Lama, mais cette fois-ci mon œil droit a commencé à trembler et j’ai soudainement eu le goût de tuer un tigre de Sibérie à mains nues tellement ma calmitude (néologisme) a été dérangée.

La chose qui éveilla mon triger finger est un maudit répondeur de cal***. Pourquoi changer ? On avait une belle formule qui fonctionnait à merveille. Ça sonnait 5 ou 6 coups, le répondeur embarquait et on entendait : « Bonjour on n’est pas ici, laissez un message après le bip (ou timbre sonore pour les fancy pantsy).

On entendait le bip, on laissait notre message et le tour était joué. C’était simple et efficace, même pour les personnes qui pensaient s’adresser à une machine et qui lui parlaient comme-ci c’était une personne : « Oui, vous direz à Luc que son père a appelé. »


C’était un bel après midi, je devais contacter quelqu’un et j’ai décidé d’utiliser le bon vieux téléphone. La personne n’était pas là, donc j’ai eu droit au répondeur. Le message de mon ami fini, j’attends le bip pour laisser mon message, mais je suis interrompu par la voix d’une petite madame qui me donne les options suivantes :


« Si vous désirez rompre la communication, appuyez sur le 1. »

Ben voyons ! Il faut peser un bouton maintenant pour lui fermer la yeule. Moi qui étais sous l’impression que pour couper la communication il fallait raccrocher. Je sais que c’est impoli de raccrocher en plein milieu d’une phrase, mais c’est une « sacrament » de machine ! Et si vous raccrochez sans peser le un, la machine rappelle chez-vous pour finir d’énumérer ses options.

La deuxième option qu’elle nous donne est : « Si vous désirez composer un autre numéro appuyez sur le 2. »

C’est à ce moment que je me suis dit qu’il devait y avoir quelque chose d’avantageux financièrement pour les compagnies de téléphone pour qu’elles veuillent nous garder en ligne le plus longtemps possible. On ne peut plus raccrocher et recommencer. Je soupçonne que la police a mis ce système en place pour se donner le temps de retracer l’appel des kidnappeurs qui attendent la bonne option pour laisser leur message de rançon.

Finalement, la petite madame me dit : « Si vous désirez laisser un message, appuyez sur le 3. »
Par curiosité, j’ai attendu pour voir si elle voulait pousser la limite de ma patience au point de vouloir me gratter le cerveau avec un tournevis. Au grand désarroi de mon cerveau et de l’orifice par lequel le tournevis devait passer, il y avait une quatrième option, celle de garder la ligne. J’ai pensé alors qu’en restant en ligne on allait diriger mon appel vers une autre personne qui savait peut-être où se trouvait mon ami. Quelques secondes plus tard, j’entends le tant attendu bip.

Il y a deux raisons pour lesquelles cette quatrième option existe. La première est que la personne qui appelle n’a plus l’utilité de ses deux mains. Nous avons tous vécu un moment donné une expérience où nos deux mains étaient prisent et que nous devions faire un appel. Soit vous jouez au football et que c’est vous qui courrez avec le ballon, ou vous êtes en train d’aider une brebis à accoucher et vous avez les deux mains dans le patatafinfon de la brebis parce que l’agneau ne s’est pas retourné. D’après la logique de cette option, vous devez perdre l’usage de vos mains après avoir signalé le numéro.Pour expliquer la deuxième raison j’aimerais utiliser la citation faite, en 2002, par un grand philosophe contemporain, monsieur Martin Latulippe :


« Coudonc, ils nous prennent tu pour des champlures !? » Et ma réponse est oui, ils nous prennent pour des champlures.

En plus, lorsque j’ai terminé mon message, la petite madame ose me demander si je suis satisfait de mon message. Heille la smart, ce n’est pas un poème que je récite, c’est un message de 15 secondes !

Billet d'humour no.76 - Tassez-vous minables poulets, les cochons sont en ville ! (publié le 28 avril 2009)


Je dois avouer que je suis très triste ce matin. L’animal qui garnit nos tables pendant les fêtes de Pâques et de Noël s’est retourné contre la main qui lui tranche le bacon. En effet, le cochon a décidé de lancer une guerre contre l’humain en lui donnant la grippe. J’ai vu l’humain faire des choses atroces et même démoniaques, mais ce que les cochons ont fait au Mexique est inacceptable.

Jusqu’à présent, 149 personnes sur 108 000 000 ont contracté la maladie au Mexique, 20 sur 300 000 000 aux États-Unis et 6 sur 30 000 000 au Canada. La pandémie n’est pas loin mes amis ! En plus, pour ajouter du sel sur la plaie, j’apprends avec une stupéfaction qui frise la crise épileptique démentielle (pour en savoir plus sur cette maladie consultez le Guide médical Frédien), que le Nouveau-Brunswick n’est pas prêt pour une pandémie. Comment une province peut-elle ne pas être prête lorsqu’elle est à l’aube de l’autosuffisance ? Est-ce que « Être…ici on le peut » devient « Être…ici on le peut, sauf si vous attrapez la grippe cochonne » ?

Les Juifs et les Musulmans avaient raisons de se méfier d’un animal aussi sournois. Moi qui croyais que notre relation avec le porc était solide. Nous l’avons sorti de son statut de simple animal de ferme et l’avons accueilli dans nos maisons à titre d’animal de compagnie. Nous en avons fait une nourriture de choix pour le déjeuner, le plus important repas de la journée ! La chaîne de restaurant Wendy’s a même nommé un burger en leur honneur : le Baconator. Qu’est-ce qu’ils veulent de plus ?

Je soupçonne que tout ça fait partie d’un plan élaboré qui date de la guerre des viandes blanches. Quoi ! Vous n’êtes pas familier avec la guerre des viandes blanches ? Laissez-moi vous instruire. Depuis que les porcs et poulets existent, il y a toujours eu une compétition féroce entre les deux pour le titre de viande blanche numéro un. Les poulets fut grand gagnant pour plusieurs années puisque le porc est interdit par deux grandes religions. Les porcs ne se laissèrent pas abattre et développèrent une stratégie marketing auprès des gloutons de ce monde : les Canadiens et les Américains. On se souvient tous de la campagne publicitaire ayant comme slogan « Pork, the other white meat ».

Voyant cette montée de popularité, le poulet a averti les humains de retourner vers lui, mais les humains l’ignorèrent. C’est à ce moment que les poulets ont commencé à nous tousser dans la face ce qui créa l’épidémie de grippe aviaire. Cet affront de la part des poulets se termina avec le massacre des milles et une plumes de 2003.

Étant donné que la crise a débuté au Mexique, je pense que les touristes on fait une erreur monumentale : ils ont acheté plus de Fajitas que de Chilorio. C’est pour cette raison que les porcs sont en maudit contre nous. En plus, ils ont attendu qu’on soit dans une crise économique parce qu’on ne peut se permettre de liquider un grand nombre d’animaux d’un coup. Toutefois, je vais quand même manger mon Baconator pour maintenir la paix entre les deux viandes blanches, mais je ne vais pas l’apprécier autant.

Billet d'humour no.75 - On en apprend tous les jours (publié le 14 avril 2009)


Comme tout être humain, je suis curieux. Cette curiosité me pousse à essayer découvrir de nouvelles choses dans Internet, à la télé, dans les journaux ou tout simplement dans mon entourage. Parfois, je découvre des choses surprenantes comme Britney Spears qui quitte la scène parce qu’il y a des fans qui fument du pot dans la foule. Je n’aurais jamais pensé qu’il y avait du monde qui fumait du pot à Vancouver. Moi qui pensais que les Canadiens n’avaient pas besoin de ce genre de masqueur de la réalité pour avoir du plaisir. Je suis très déçu Canada, tsk, tsk, tsk.

Aujourd’hui, j’ai découvert un phénomène un peu plus bizarre que les sautes d’humeur de madame Spears. Je regardais les différentes nouvelles sur Yahoo et je suis tombé sur l’histoire de madame Erika Eiffel. Pourquoi Eiffel? Et bien madame Erika Eiffel a changé son nom pour avoir le même que sa conjointe : la tour Eiffel. Madame Eiffel fait partie d’un groupe de personne qui s’appelle objectum sexuals. Ces gens disent avoir des liens innés avec les objets inertes et donc développent une relation émotionnelle, spirituelle et parfois physique avec ces objets. Un peu comme certains ados et leur balayeuse.

Comme la plupart des gens, j’ai eu un petit sourire en coin après avoir vu ce reportage, mais mon sentiment de rigolade s’est vite transformé en inquiétude lorsque je me suis posé la question : est-ce que les objets inertes ont des émotions ? La madame dit qu’elle ressent un lien fort avec l’objet. Peut-être qu’on est pas assez à l’écoute des objets qui nous entourent pour ressentir ce lien. C’est à ce moment que j’ai commencé à imaginer comment je traitais les objets et comment ils pouvaient se sentir suite à ce traitement.

Imaginez être une toilette dans une station service. Manger de la marde jours après jours. Être obligé de voir des fesses d’étrangers à longueur de journée. C’est pourquoi je vous demande de dire merci à la prochaine infirmière ou le prochain proctologue que vous voyez. Imaginez comment paranoïaque vous seriez si vous étiez une télé. Essayez de ne pas être complexé lorsqu’on chiale après vous, on rit de vous, on pleure, on vous frappe, on vous regarde, on se gratte à des endroits inappropriés en face de vous, sans que vous ne sachiez pourquoi.

Lorsqu’on comprend que les objets inertes ont des émotions, on comprend bien des choses inexpliquées. Peut-être que les crevaisons ne sont pas dues à un morceau de vaisselle, mais bien à cause que vous avez fait passer votre pneu sur une carcasse de moufette. Peut-être que la toilette ne se bouche pas à cause de all you can eat ribs night, mais bien à cause que vous omettez de laver le tuyau derrière le réservoir.

Donc, la prochaine fois que vous vous faites chauffer de la sauce tomate au four micro-onde, mettez un morceau papier ciré pour éviter les éclaboussures. C’est un petit geste qui pourrait améliorer la relation avec votre micro-onde pour plusieurs années.

Billet d'humour no.74 - Les petites choses de la vie (publié le 31 mars 2009)


Au Canada, nous vivons dans une société moderne. Les développements technologiques nous permettent d’effectuer des tâches en quelques minutes qui, autrefois, pouvaient prendre des heures voire des jours. Avant, il fallait défricher la terre avec nos doigts, couper les arbres avec nos dents et chasser des bêtes féroces avec des roches et un bout de bois. Maintenant, on appelle un gars pour défricher notre terrain, des machines coupent les arbres et on va chasser avec des bazookas dans des parcs où les animaux sont élevés pour être chassés. On est rendu un peu paresseux.

De plus, on a même plus le réflexe d’essayer de réparer les choses. Si un appareil est brisé, on le jette tout simplement et on en achète un nouveau, mais avec un bouton turbo dessus. En passant, le gars qui a inventé le bouton turbo c’était un géni du marketing :

« Pourquoi se sécher les cheveux à une vitesse normale, quand vous pouvez vous sentir comme si vous étiez assis sur les ailes d’un avion avec le bouton turbo. »

« Pourquoi prendre la peine de se faire un smoothy, quand vous pouvez broyer vos fruits en vapeur avec le bouton turbo. »

« Pourquoi dépasser un automobile à 120km/h, quand vous pouvez lui faire manger des galettes d’asphalte à 260km/h avec le bouton turbo. »

Heureusement, la vie trouve quand même le tour de nous ramener sur terre en saupoudrant notre quotidien d’événements qui nous font retourner à l’état d’Homo erectus pour quelques minutes.

Un bon exemple est lorsqu’on se cogne l’orteil sur un objet plus dur et plus fixe. Prenez une photo de Homo erectus qui vient de se cogner l’orteil contre une patte de mammouth et une de Hummus modernanus qui vient de se cogner l’orteil contre le coin du sofa et vous aurez à peu près la même expression faciale. Ce que je trouve intéressant de cette tranche de vie c’est que souvent les gens vont se venger sur l’objet en donnant un coup de pied dessus se blessant ainsi un autre orteil ou en aggravant celui déjà blessé.

Un autre exemple est de barrer ses clés dans son auto. Ça arrive toujours lorsqu’on est vraiment pressé à partir (pour un rendez-vous chez le cordonnier) ou lorsqu’on veut le plus retourner chez nous (après une journée de shopping avec quatre matantes divorcées de la Floride). Encore ici, prenez une photo de Homo erectus qui vient d’échapper son couteau dans le feu et une de Hummus modernanus qui vient de découvrir que ses clés sont barrées dans son automobile et vous aurez à peu près la même petite danse de « en beau joualvert ».

Le dernier exemple que je vais utiliser est, bien entendu, la toilette qui bouche. On sait tous que la toilette qui bouche est le résultat d’un trop gros lunch, de la turista, de notre prédécesseur, d’un excès de papier ou d’une combinaison des quatre. Peu importe la cause, tout le monde a la même réaction. On dit « non, non, non, non » suivit de la petite danse sur place avec les mains vers le bol pour essayer de repousser l’eau avec le champ magnétique qui devrait se libérer de nos mains. C’est après la petite danse qu’il faut utiliser le fameux plunger. Il faut rester calme et ne pas céder à la panique, car si vous y allez d’une main trop forte, vous allez vous retrouvez avec des nouveaux designs sur vos souliers.

Je vous laisse en vous disant que si ces choses vous arrivent prochainement, dites-vous que c’est Homo erectus qui vous fait un clin d’œil et contez-vous chanceux de ne plus avoir à vous cogner le petit orteil contre un mammouth.

Billet d'humour no.73 - La chasse et la pêche (publié le 13 mars 2009)


Je lance aujourd’hui un grand débat qui a autant d’ampleur que Coke versus Pepsi, Ford versus GM et Star Wars versus Star Trek : Le club versus le pub. Lequel est le meilleur ? Ça dépend d’où vous êtes rendus dans votre cheminement de vous paqueter la fraise. Faisons une analyse des deux.

Tout d’abord, observons leur fonction respective. Le club sert à deux choses différentes que vous soyez un homme ou une femme. Pour les filles, le club sert à rencontrer un homme et à danser. Dans le fond, elles préfèrent danser, mais ça adonne qu’il y a des gars là. Pour les gars, il sert à rencontrer une femme et à découvrir qu’ils ne savent pas danser. À moins d’avoir suivi des cours ou d’être gai, les hommes ne savent pas danser. Il y en a quelques-uns qui réussissent à perfectionner le pas à gauche, le pas à droite, taper dans les mains, mais les autres ressemblent à des écureuils qui s’électrocutent en touchant une lampe électrique pour tuer les mouches.

Le pub sert à relaxer entre ami. Ce sont souvent des groupes de couples qui veulent sortir prendre un verre tout en ayant la possibilité de pouvoir se parler et s’assoir. Si quelqu’un est seul dans un pub, il est soit en peine d’amour, alcoolique ou un vieux sage qui donne des conseils aux touristes.

Ensuite, regardons l’atmosphère. Le club est conçu pour la séduction superficielle et l’intoxication instantanée (avec les plateaux de 50 shooters qui goûtent la gomme au melon d’eau). La musique est forte, donc on doit se vendre avec une ligne (la fameuse pick up line), un regard ou le linge qu’on porte. L’éclairage est pratiquement inexistant et saccadé, donc, avec juste le bon montant d’alcool, tout le monde peut paraître comme un Brad ou une Angelina à la fin de la soirée.

Le pub est conçu, à prime abord, comme un lieu de socialisation verbo moteur et d’intoxication progressive, mais il peut aussi servir à la séduction. La séduction est par contre plus difficile dans un pub puisqu’il y manque certains atouts du club. Il n’y a pas la pulsion de la musique de club qui fait bouger le bassin sans qu’on le veule et il n’y a pas non plus le contact physique de se frotter un sur l’autre sur la piste de danse ou en attendant au bar entassées comme des gazelles autour d’une flaque d’eau pendant une sécheresse. La séduction au pub est plus une activité stratégique, comme un match d’échec. Il faut avoir une bonne ligne d’introduction, mais il faut aussi avoir de la substance pour poursuivre une conversation parce qu’il n’y a pas de « O my God, c’est ma toune! On vas-tu danser? »

Vous avez sans doute deviné que je préfère les pubs. Que voulez-vous, plus on vieillit, plus on est porté à vouloir relaxer. Il y a du service au table, un bon choix de consommations, de la bouffe jusqu’à dix heures, de la musique joviale ou jazzy qui ne me perfore pas les tympans et des places pour s’assoir.

Le jeune Fred m’aurait probablement traité de mauviette après avoir lu cette chronique, mais à l’aube de mes trente ans je préfère m’installer dans ma chaloupe avec des bon amis en sirotant une bonne bière importée plutôt que de me lancé dans la jungle, aspergé d’urine de jument, en essayant d’imiter le cri de la femelle.

Billet d'humour no.72 - La lueur au bout du tunnel (publié le 2 mars 2009)


Au Canada, nous l’appelons le congé de mars. Aux États-Unis, c’est le fameux Spring Break ou en latin Pausum Printanius (qui veut dire Fille saoule sans haut de bikini). Enfin, la semaine que tous les étudiants d’une bonne partie de la planète attendaient est arrivée.

C’est la semaine où les centres de ski se remplissent au nord et les plages se remplissent au sud. Il n’y a pas seulement que les étudiants qui en profitent, les parents choisissent de prendre leurs vacances pendant ce temps pour tester leur tolérance aux cris de leurs enfants et éviter de payer une gardienne.

Les jeunes couples profitent aussi de cette occasion pour se payer un voyage dans un complexe touristique tout inclus à Puerto Vallarta ou une croisière, pendant que leurs parents, qui ont payé leurs études pour qu’ils ne soient pas en dette, se gèlent le cul à déneiger leur automobile le matin car ils essaient de sauver leur retraite.

Peu importe ce que vous faites durant cette semaine, il est très important, même si vous devez travailler, de prendre le temps de relaxer. Mettez-vous dans vos gros bas de laine gris, videz une bouteille de vin en regardant Retour vers le futur pour la 132e fois (oui c’est encore aussi bon, et ceux qui disent autrement vous êtes pro Parkinson parce que ça veut dire que vous n’aimez pas Michael J. Fox et vous êtes content de sa maladie. Aaaaah que j’aime la logique circulaire), sortez faire un bonhomme de neige qui ressemble à votre patron et entraînez les chiens du voisinage à uriner dessus ou passez seulement la souffleuse dessus. Bref, faites-vous du bien.

Si vous ne prenez pas de temps pour relaxer un peu, vous pourriez attraper la folie du mois de mars (ne pas confondre avec la compétition de basket-ball NCAA March madness). Elle se manifeste par différents symptômes. Tout d’abord, le coin de votre œil commence à trembler involontairement. Ensuite, se sont vos dents qui commencent à grincher involontairement. Vous allez commencer à vous parler tout seul ou à des objets inanimés comme votre gratte à neige ou la slush sur vos bottes, jusqu’à ce que votre dialogue intérieur n’existe plus. Vous allez prendre des marches et vous vous retrouvez à des endroits dont vous n’avez aucune idée comment vous vous y êtes rendus. Vous allez développer une haine profonde pour la couleur blanche et vous allez la trouver étouffante. Les magasins de peinture et les vendeurs de lait au chocolat le savent trop bien.

Si vous voyez quelqu’un de votre entourage qui ont certains de ces symptômes, il est très important de lui changer les idées et de lui faire comprendre que l’hiver va prendre fin sous peu et de garder espoir. Donc, cette semaine appelez un ami et sortez prendre un bon verre de jus d’ananas.

Billet d'humour no.72 - La fête des amoureux (publié le 16 février 2009)


Si vous lisez ce blog et vous êtes un homme, c’est que vous avez survécu à la St-Valentin. C’est une chose qui peut sembler banale, mais c’est en fait remarquable, car peu importe ce que vous dites, la St-valentin n’est pas une fête, mais bien un examen annuel pour savoir si le gars en vaut encore la peine.


Les gars peuvent faire ce qu’ils veulent le restant de l’année, mais le 14 février ils ont besoins de performer, sinon ils prennent la porte. Ça ne se fera peut-être pas tout de suite parce que les femmes préfèrent casser au printemps, lorsqu’elles n’ont plus besoin d’une chaufferette pour leurs pieds froids et d’une pelle pour déneiger leur auto.

En tant que célibataire de longue date, je n’ai pas à subir la pression qui entoure la St-Valentin. Quelle pression? Tout d’abord, la pression de se rappeler que c’est la St-Valentin. Comment quelqu’un peut-il oublier la St-Valentin? C’est difficile de passer à côté avec toute la publicité qui est faite à la radio, à la télévision, dans les magasins, dans les restaurants, dans le journal, mais lorsque tu es en train de gratter la givre sur ton pare-brise à 6h30 du matin à -7 sous zéro (-72 avec le facteur éolien) il n’y a qu’une chose qui te vienne en tête et ce ne sont certainement pas des mots doux. De plus, c’est trop proche de Noël. C’est comme les gens qui ont leur anniversaire le 25 décembre, il n’y a personne qui s’en souvienne.

Cette année, j’ai dû participer à la St-Valentin malgré moi. Un ami m’avait acheté un billet pour aller voir l’humoriste Mike MacDonald pour Noël. Il n’avait pas réalisé que c’était la St-Valentin, donc j’ai dû assister à sa date avec sa blonde. Nous sommes allés dans un restaurant où j’ai pu observer une série de couples en action.

Il y a le nouveau couple qui est tout simplement trop souriant. Ils ne parlent pas beaucoup et se regardent en riant. Tu sais qu’ils sont seulement venus au restaurant pour reprendre des forces entre deux parties de fesses. Pour eux, la St-Valentin est à tous les jours, jusqu’à ce qu’ils atteignent la barre des trois ans.

Pourquoi 3 ans ? Le chiffre trois est une chiffre très important dans toutes les sphères de notre vie. Il faut trois prises pour être retiré au baseball. Il faut compter trois buts pour faire un tour du chapeau au hockey. Il y a trois petits cochons. Il faut attendre trois jours avant d’appeler une fille pour une deuxième date. Et ça prend trois ans pour savoir si un couple est capable de survivre. Si après trois ans vous considérez couper les freins de l’auto de votre partenaire, il est peut-être temps de se faire un profil sur match.com.

Finalement, il y a le vieux couple. Il y a celui qui fonctionne bien. Le monsieur s’est coupé les poils du nez. La madame s’est acheté une nouvelle robe et ils ont une conversation civilisée. Il y a aussi le couple qui ne fonctionne pas bien qui décide de sortir pour essayer autre chose qu’un TV diner. C’est celui qui lit le journal en attendant leur bouffe.

Peu importe le couple que vous êtes, la personne la plus heureuse sur la planète à la St-Valentin est le PDG de Halmark.

Billet d'humour no.71 - Trop c'est comme pas assez, ça fini jamais bien (publié le 3 février 2009)


Je ne penserais pas dire cela de mon vivant, mais je suis saturé de sexe…en matière publicitaire. On est bombardé de tous les côtés de poitrines, de fesses, de jambes et de lèvres pour nous vendre n’importe quoi. Avant, on se limitait à des choses destinées aux hommes, comme la bière, les automobiles ou les outils (avec le calendrier accroché sur le mur du garagiste). Avec la venue d’Internet, le phénomène a pris des proportions démesurées.

La première chose que je fais le matin, après avoir comblé mes besoins nécessitant certains orifices de ma personne, je vais vérifier mes courriels. En plus des messages des gens qui demandent mon expertise, des amis qui cherchent un endroit pour garder leur brontosaure de chien, des princes du Nigéria qui cherchent de l’aide pour cacher leurs millions, j’ai une madame d’à peu près 20 ans qui serre ses seins ensemble et me demande si ça me tente d’aller sur son site Web pour lui piquer une jasette.


Lorsque je ferme ma session, je tombe sur trois madames en brassière, toujours dans la vingtaine, qui se tiennent par le coup et me suggèrent dix boutiques de lingeries à visiter. Je ne porte pas de lingerie, mais je suis quelqu’un qui aime être informé peu importe le sujet, donc je vais faire un tour. 1h30 plus tard et bien informé, je retourne sur ma page d’accueil qui m’annonce que l’industrie de la pornographie utilisera la technologie 3D. Déjà que cette industrie a brisé bien des barrières en terme d’images graphiques (surtout avec la venue de la haute définition et les écrans géants), les madames et les messieurs vont avoir l’air d’être dans votre salon.

Un peu plus bas, il y a une section intitulée « Évènements marquants de l’année » annoncée par le gros plan d’un décolleter. Et savez-vous quel évènement a le plus marqué le Canada cette année : Le décolleter de Julie Couillard. Pour me changer les idées, je vais consulter ma page Facebook pour voir si je n’ai pas oublié la fête à quelqu’un ou si j’ai reçu un verre de bière virtuel d’une amie à qui je n’ai pas parlé ça fait dix ans. Sans faute, d’autres petites madames en bikini me demandent si je suis seul, si je m’ennuis ou si ça me tente de sortir dans ma région.

Je n’ai même pas encore commencé à travailler et j’ai déjà vu une soixantaine de femmes en petites tenues ou à moitié nue. Comment un gars peut se concentrer quand tout son sang est rendu ailleurs que dans sa tête? Je ne dirais rien si je cherchais ce genre de contenu sur un site conçu pour cela, mais je vérifie seulement mes courriels, les nouvelles et annonce à mes amis sur Facebook que je file mal aujourd’hui parce que je souffre de diarrhée explosive.

Il y a tellement d’images de nature sexuelle qu’on finit par ne plus s’en rendre compte. Un décolleter devient aussi banal qu’un pot de margarine. Et lorsqu’on ne s’en rend plus compte, les gens qui travaillent en marketing décident de pousser l’enveloppe. Ne croyez pas que je suis un conservateur qui est en faveur de la censure. Je suis très libéral et contre la censure, mais lorsqu’on met quelque chose de cochon juste pour être cochon, le message ou l’attirance pour acheter le produit se perd.


Par exemple, l’organisme pour la protection des animaux PETA s’est vu refusé la diffusion d’une annonce publicitaire à cause qu’ils ont poussé l’enveloppe. Il voulait dire que les végétariens avaient du meilleur sexe. Voici la liste de choses qui ont été refusées de la publicité originale par la compagnie qui diffusait la pub.

The PETA spot submitted to Advertising Standards depicts a level of sexuality exceeding our standards. Listed below are the edits that need to be made. Before finalizing the spot, we would like to view a Quicktime file as well as a DVD with high resolution.

:12- :13- licking pumpkin
:13- :14- touching her breast with her hand while eating broccoli
:19- pumpkin from behind between legs
:21- rubbing pelvic region with pumpkin
:22- screwing herself with broccoli (fuzzy)
:23- asparagus on her lap appearing as if it is ready to be inserted into (lady part)
:26- licking eggplant
:26- rubbing asparagus on breast

Victoria MorganVice President, Advertising StandardsNBC Universal

J’ai vu l’annonce et ça ne m’a pas donné le goût de devenir végétarien et depuis, je me sens bizarre à chaque fois que je vois du brocoli.

Billet d'humour no.70 - Moment historique (publié le 20 janvier 2009)


Aujourd’hui, un évènement historique digne des grands moments, comme l’invention de la bière ou la première fois que quelqu’un a dit le mot « yo », se déroulera dans quelques heures. Barack Obama cessera d’être le président désigné et deviendra le président du monde…euh des États-Unis. George Bush pourra finalement relaxer, s’en retourner dans son ranch et manger un bon bol de beans chaud avec une tranche de pain beurrée avec du I can’t believe it’s not butter.

Ce que j’aime de ce genre de moments historiques est qu’ils sont prévus. On sait déjà que c’est un moment historique. Ce n’est pas comme ces moments qu’on désigne moment historique plusieurs années plus tard et qu’on a perdu toutes ces années à ne pas s’être vanté d’avoir fait partie de ce moment historique. Combien de fois on aurait pu répondre à quelqu’un qui dit avoir vu Brad Pitt à Disney World : «Ah ouais, ben moi j’étais là quand Jean Chrétien a sortie ses boules de golf pendant le scandale des commandites. » Mais non, on a seulement su pendant une revue des évènements marquants de l’année que c’était un moment historique.


J’ai l’habitude, lorsque je visionne des films ou des émissions, d’imaginer que les personnages disent autres choses que ce qu’ils disent à l’écran. Parfois, j’imagine même des scènes complètes. Je ne souffre pas de schizophrénie, mais d’une déformation professionnelle à essayer de rendre tous sujets, aussi malheureux soit-il, drôle. C’est très tannant pour les gens qui m’entourent, surtout lorsque j’écoute les nouvelles ou m’éclatent de rire au cinéma en plein milieu d’une scène d’amour parce que je m’imagine la face du héros si sa bien-aimée lâchait un pet de nervosité pendant qu’ils s’embrassent passionnément. Ça ruinerait le film complètement.

Maintenant que vous connaissez mon terrible secret, j’aimerais énumérer les choses qui pourraient mettre un bémol historique à l’assermentation de Barack Obama :

1-La bible de Lincoln est brûlée par la cigarette qu’Obama a fumée en cachette.

2-Barack manque son train.

3-Il pleut des grenouilles.

4-Un pigeon décide de choisir l’épaule de Barack comme site d’enfouissement sanitaire d’un de ses besoins primaires.

5-Barack a une soudaine érection…de pouvoir.

6-Un homme nu décide de voler la vedette (espérons que les agents des services secrets vont l’attraper plus vite que les souliers du journaliste Irakien).

7-Hilary Clinton décide de faire un coup d’État.

8-Le Texas déclare son indépendance.

9-Il y a une vente de liquidation chez Wal- Mart.

10-Stephen Harper annonce qu’il est gai.

samedi, décembre 13, 2008

Billet d'humour no.69 - Quocé ça !


Je ne pensais pas voir ça de mon vivant, mais les politiciens canadiens ont fait assez de bruit pour que CNN en parle. Habituellement, ça prend des attentats, des catastrophes naturelles, un accident d’envergure cataclysmique ou une célébrité qui se « pète la fraise » pour que les américains se lèvent la tête de leur nombril. M’a dire comme le gars : « La marde est pogné à Ottawa et ça put de plus en plus! »

Stephen Harper ne pouvait pas seulement rester tranquille, attendre les prochaines élections et avoir une plate –forme plus élaborée que « on travaille sur un plan, mais il n’est pas encore prêt ». Il fallait qu’il brise sa promesse électorale de faire des élections à date fixe pour faire de la petite politique. Ce genre de stratégie fonctionne rarement à moins que ce soit un coup d’état, mais ce n’est pas dans les valeurs canadiennes d’utiliser la violence pour obtenir ce qu’on veut.
Monsieur Harper à décidé de jouer avec le financement des partis, ce qui fut une erreur monumentale. S’il y a un principe de base à respecter avec les humains, c’est qu’il ne faut pas toucher à leur portefeuille. Tu peux leur enlever bien des droits et privilèges au nom de la « sécurité », mais touche à leur argent et ils sont les premiers à monter aux barricades.

Une bonne preuve de ce phénomène est lorsque remplir une automobile d’essence coûtait aussi cher qu’un massage suédois. Les gens ont tellement acheté d’automobiles hybrides rapidement que les concessionnaires ne pouvaient plus répondre à la demande. Les gens se promenaient en transports en commun ou faisaient du co-voiturage avec les gens du bureau, c’était presque trop beau pour être vrai.

Donc, Harper a voulu manigancer dans le dos des partis d’opposition et ça lui est tombé sur le nez tel le chaud repas digéré d’un pigeon qui voyage gaiement dans le stationnement du McDo durant une fraiche journée de printemps. Les partis d’opposition ont décidé de manigancer eux aussi et de faire une coalition pour renverser le gouvernement et mettre à la tête du pays, le très charismatique Stéphane Dion.

Toutefois, ce que les opposants ne savaient pas, c’est que leur opposé a plus d’un tour dans son sac. Il appela sa bonne amie, tante Jean, pour qu’elle vienne remettre de l’ordre dans la cour d’école. Elle envoya donc les deux partis dans leur coin jusqu’au mois de janvier pour qu’ils pensent à ce qu’ils ont fait.


Pendant ce temps, dans les contrées lointaines de l’ouest canadien, les habitants crient haut et fort à la conspiration. Les gens de l’est complotent pour renverser le meilleur représentant de leurs intérêts qu’ils n’ont jamais eu. La dernière fois qu’il y a eu tant d’émoi dans l’ouest, c’est quand Wayne Gretzky s’est fait échanger au Kings de Los Angeles.


La situation est tellement tendue que Stephen Harper a dû s’adresser à la nation, en direct de son chalet, pour nous dire de quocé qui faisait pour régler la crise économique. Et après l’élaboration de toutes ses mesures, il décide fermer le gouvernement (ceuse qui prennont des décisions) en plein milieu de la crise. C’est génial. C’est autant génial que le vidéo de la réplique de Stéphane Dion en direct de son bunker. Je sais que c’est censé être le message qui devrait être retenu et non l’image, mais de nos jours l’image est une réalité à laquelle les politiciens doivent faire face. Si tu as une tache de moutarde sur le bord de la bouche personne ne t’écoute. Donc, si le piton focus de ta caméra est brisé et que le focus est sur l’étagère en arrière, c’est de ça qu’on parle.

dimanche, décembre 07, 2008

Billet d'humour no.68 - Style Obama


Ce que j’aime des medias américains c’est qu’ils scrutent à la loupe tous les faits et gestes de leur nouveau président élu. Si nous faisions de même au Canada peut-être que le résultat de nos élections aurait été différent, quoique monsieur Harper soit passé maître dans l’art de dissimuler tout ce qui se passe dans son parti. La preuve : on n’a pas vu beaucoup de gens de son équipe parler aux médias. Je crois qu’il leur a loué chacun un chalet, leur a acheté chacun un Playstation et qu’ils ont joué à Call of duty pour se donner plus d’expérience en politique étrangère du Canada.


La chaine de télévision CNN vient de lancer un nouveau segment qui s’appelle « Note au président » où des experts donnent leur opinion au président sur comment résoudre certains problèmes auxquels font face les Américains. Étant un expert dans à peu près tous les sujets, sauf les manucures (le son de quelqu’un qui se lime les ongles me fait l’effet de quelqu’un griffe un tableau tout en grattant une fourchette dans une assiette et en mâchant dans une boule de papier aluminium), j’ai décidé de faire mes propre notes au président.

Note numéro 1 : Comment maintenir le statut de super puissance face à la Chine ? C’est simple, il suffit de convertir les endroits aux États-Unis où il y a souvent des inondations en champs de riz. Les États-Unis deviendraient le plus grand producteur de riz au monde et qui consomme le plus de riz au monde? Selon mes statistiques, qui peuvent être exactes ou non , il s’agit de la Chine. Ils ont voulu prendre notre industrie automobile, on va prendre leur industrie du riz. Le seul problème est que les québécois vont devoir se trouver une autre place que la Floride (qui va être inondée) pour passer leurs vacances ou leurs retraites. Pourquoi ne pas visiter le Nouveau-Brunswick ? Parce qu’au Nouveau-Brunswick « Être…ici on le peut ».

Pouvez-vous m’expliquer quelle sorte de slogan taré le gouvernement a choisi ? Wow, vraiment ? On a le droit d’exister au Nouveau-Brunswick ! Quel génie est arrivé avec cette trouvaille ? Je peux vous garantir que la personne qui a choisi ce slogan a une mineure en philosophie. Quelle sorte d’image ça donne au reste du monde quand tu hésites dans ton slogan? Les points de suspensions sont-ils vraiment nécessaires ? On n’a pas besoin de voir le slogan dans la version intégrale de son créateur. Une chance qu’il ne pensait pas à autre chose lorsqu’il a pensé à ce prix Nobel de la littérature qui va surement être changé lorsque le prochain Premier ministre sera élu. On aurait pu se retrouver avec : « Être…coudonc j’ai-tu fermé les lumières avant de sortir…il ne faudrait pas que j’oublie de ramasser du lait en revenant…wow Obama fait un speech…il est bon…yes we can est un bon slogan…on le peut…wow, ici on le peut…Être…ici on le peut ». Bravo !

Note numéro 2 : Parler du slogan m’a trop mis en beau « joualvert », je vais être obligé de continuer mes notes au président dans la prochaine chronique.

dimanche, novembre 23, 2008

Billet d'humour no.67 - Hail to the chief


Où étiez-vous le 4 novembre 2008 à 11h, heure de l’Est ? Parce que c’est à ce moment-là que les États-Unis ont élu le premier président noir de leur histoire. En effet, Barack Obama deviendra officiellement le 44e président le 20 janvier 2009…, s’il ne se fait pas tuer avant. Malgré sa victoire écrasante, il y a certaines personnes dans ce pays qui ne sont pas d’accord avec les 65 431 955 personnes qui ont voté pour lui.


Par exemple, il y a les deux tarlas suprématistes qui voulaient entrer dans une école pour tuer par balle 88 noirs et en décapiter 14 autres. Ces deux chiffres sont ceux symbolisant la prédominance de la race blanche dans l'idéologie du Ku Klux Klan. Ils voulaient, bien entendu, finir le tout en tuant Barack Obama.

En plus, ils envisageaient de s'habiller en tuxedo blancs avec des chapeaux haut-de-forme et de tirer sur Obama en passant à pleine vitesse dans leur voiture à côté du cortège du président-élu. Un vrai film de Hollywood. Ces pauvres jeunes hommes ont négligé un facteur important, la réalité. À moins d’être un chef d’état ou le leader d’un culte, personne ne tue 102 personnes sans qu’on l’arrête ou le tue sur les lieux. Ils n’auraient même pas eu le temps de mettre leur chapeau que la S.W.A.T team les aurait criblés de balles.

Mais, ne jetons pas de l’ombre tout de suite sur ce grand moment historique. J’ai trouvé que John McCain avait fait le meilleur discours de sa campagne et je pense que s’il avait été aussi éloquent durant sa campagne, l’écart aurait peut-être été moins grand. Cet écart aurait peut-être également été moins grand si McCain avait choisi une candidate à la vice-présidence qui savait quel est le rôle du vice-président.

Madame Palin est la preuve vivante qu’il ne faut pas passer de test de QI pour être politicien. Je ne m’attarderai pas aux détails (parce que ça prendrait au moins six chroniques) en répétant toute les conneries qu’elle a dites, mais lorsque l’émission humoristique Saturday Night Live fait une parodie de son entrevue avec Katie Couric et qu’ils n’ont même pas à changer ses réponses pour que ça soit ridicule, il y a un petit problème en quelque part.

Finalement, il y a une personne que je n’envie pas dans cette élection et c’est Barack Obama. Il a littéralement le poids du monde sur les épaules. Tout le monde s’attend à ce que ça aille mieux dans son pays à cause de son élection. Donc, en 4 ans (ou en 8 s’il est chanceux), il droit régler une des pires crises économiques de l’histoire, mettre fin à deux guerres, restaurer la crédibilité des États-Unis, gérer une dette astronomique et arrêter de fumer. S’il accomplit tout ça, je peux vous garantir qu’il ne lui restera pas un cheveu noir sur la tête. On lui souhaite toutefois bonne chance, car quand les États-Unis vont mal, le Canada ne va pas fort fort.

Billet d'humour no.66 - La psychologie de l'Halloween


Cette semaine, j’ai décidé d’explorer la psychologie derrière certains aspects de la fête où l’horreur est à l’honneur. J’enlève donc mon chapeau d’analyste politique des grands chemins et, comme Dr. Phil, place celui de psychologue improvisé. Je ne suis en aucun cas un psychologue certifié, donc il serait peut-être sage de ne pas me citer dans un article scientifique ou toutes autres publications. Pour votre intérêt, et celui de la science, je vais tenter de déterminer pourquoi certaines personnes choisissent certains costumes. Peut-être que vous allez découvrir quelque chose sur votre personnalité qui va complètement changer votre vie pour le mieux et vous rendre millionnaire. Si c’est le cas, j’accepterai avec grande humilité 35% de vos gains en guise de remerciement.
Dans ma démarche scientifique, j’ai décidé de m’attarder aux costumes les plus populaires dans les partys d’Halloween soit la momie, le loup-garou, la sorcière, le fantôme et le vampire. Prenons tout d’abord la momie. Les gens qui se déguisent en momie aiment se compliquer la vie. Le processus de s’enrouler de bandages ou de papier de toilette est un processus long et parfois frustrant. Tous ceux qui ont déjà essayé savent que ça prend du temps à enfiler et par la fin de la soirée, il ne reste plus grand-chose. De plus, ces gens ont probablement un grand vide à combler parce qu’une momie est un corps humain vidé de son contenue pour mieux être préservée. On peut donc conclure que ce sont des gens très superficiels.
Les personnes qui se déguisent en loup-garou ont un profond désire d’explorer leur côté animal et adolescent. Elles ont du poil où elles n’en n’ont pas d’habitude, elles restent dehors plus longtemps et, bien souvent, elles délimitent leur territoire sur le bord d’un édifice en chemin vers le Subway le plus proche. On peut donc conclure que ces gens ont un complexe de Jekyll et Hyde.
Les personnes qui se déguisent en sorcière ont sans aucun doute une soif de maitriser les gens et les éléments qui les entourent. Elles possèdent des pouvoirs magiques qui leurs permettent d’accomplir des choses mesquines sans que la victime ne sachent d’où elles proviennent. En plus, la sorcière peut changer d’apparence pour tromper ses adversaires. On peut donc conclure que ces gens sont des conservateurs.
Les gens qui se déguisent en fantôme sont le contraire des momies. Ils ne veulent pas se casser la tête. Ils prennent un drap et y percent deux trous pour mieux voir. Ils ne veulent pas attirer l’attention et choisissent un déguisement qui leur permet de s’élonger sur un lit ou un sofa. On peut donc conclure que ces gens ont le syndrome du couch surfer.
Les gens qui se déguisent en vampire sucent, c’est tout.J’aimerais terminer en me penchant sur l’aspect des costumes sexy. Les femmes sont rendues tellement superficielles qu’il faut qu’elles paraissent attirantes même pendant la seule journée où on s’attend et on accepte qu’elles soient laides. Le problème que ça pose est que ça enlève le sentiment de danger chez le sexe opposé. Parce que la prochaine fois qu’un gars va voir un loup-garou, il va encore avoir l’image du loup-garou sexy du party d’Halloween auquel il a participé. Il s’approche trop près et une morsure plus tard il est condamné a mangé des animaux les soirs de pleine lune et se réveiller tout nu dans un champ le lendemain. Donc cette année, déguisez-vous prudemment.

jeudi, octobre 23, 2008

Billet d'humour no.65 - Un, deux, trois, débatez!


Je ne peux pas faire une chronique ces temps-ci sans parler des élections. Il n’y a rien de plus divertissant que de voir nos politiciens se mettre les pieds dans la bouche et par la suite essayer de les ressortir en souriant. La seule chose que j’ai vue de plus triste que l’entrevue de Stéphane Dion sur la chaîne CTV est une image d’un oiseau qui sort d’une flaque d’huile après un déversement.


J’ai compris la décision éditoriale de la chaîne de diffuser l’entrevue intégralement. Elle voulait démontrer ce que tous les Canadiens ignoraient depuis que Stéphane Dion fait de la politique : il a de la misère à s’exprimer en anglais. Je remercie CTV d’avoir mis la lumière de la vérité sur ce fait qui va faire en sorte que le Canada ne sera plus le même par la suite. Par contre, ce petit accrochage nous a permis de revoir notre Bill Clinton, the Shawinigan jackhammer, Jean Chrétien.


Je maintiens toujours ma position sur les autres chefs : Jack Layton continue de faire un bon job; Elizabeth May « kickerait » du cul si on avait le vote proportionnel; Gilles Duceppe est toujours le défenseur des opprimés et Stephen Harper est toujours Darth Vader. Lorsque Bernard Derome a demandé à Stephen Harper s’il pensait que c’était une bonne idée d’investir 1,1 milliard dans Radio-Canada et que Darth s’est éclaté de rire sans répondre directement, j’ai compris que les jeunesses Harperienne ne sont pas loin.


Du côté américain, ma critique se dirige vers les journalistes de CNN. Depuis quelques mois, ils ont formé un groupe de journalistes appelé la Truth Squad, l’Escadron de la vérité. La fonction de la Truth Squad est de vérifier la véracité des faits et des attaques qu’énoncent les candidats. À la fin de la dénonciation ou de l’approbation de l’énoncé, on jette des fleurs au leader de la Truth Squad pour avoir fait un beau travail c’est-à-dire d’avoir vérifié les faits. N’est-ce pas ça le job d’un journaliste ? Ne faudrait-il pas mettre la fameuse Truth Squad sur tout ce qui est diffusé à titre d’information ? Ça laisse sous-entendre qu’ils ne le font pas toujours. Les vapeurs alcooliques m’ont fait oublier bien des choses que j’ai apprises durant mon bacc. en information-communication, mais s’il y a une chose qu’on nous enseigne dans le premier cours de journalisme, après apprendre a écrire notre nom, est de TOUJOURS vérifier les faits.


Cette semaine j’ai décidé de parler de politique, mais souvent les gens ne se sentent pas interpellés par les enjeux. J’ai donc fait des entrevues pour connaître les questions que les gens ordinaires se posent. Par la suite, vous pourrez utiliser ces questions pour faire votre propre débat chez-vous. Voici donc les sujets de votre débat maison :


-Brassières bourrées : fausse représentation ou élément séducteur ?


-L’échelle du caca : êtes-vous petites boules ou une longue bûche ?


-L’homme vs le vibrateur : lorsque la technologie devient le pire ennemi de l’homme.


-Beurre ou margarine : est-ce que les toats sentent la différence ?


Bon débat.

Billet d'humour no.64 - Il fait bleu ces temps-ci


En tant que libéral marbré (libéral qui emprunte un peu d’idéologie du NPD et du Parti Vert), je passe mes vendredi soirs à refaire le monde avec des gens qui partage la plupart de mes opinions. Le tout est bien arrosé de nectar de la vérité, communément appelé du vin. La fin de semaine dernière, j’étais dans un garage en train de continuer la tradition avec un couple d’artiste. Après avoir entendu quelques reportages sur les élections, la femme posa la question suivante : « Qu’est-ce qui explique la montée du mouvement conservateur au Canada et aux États-Unis ? » Étant sans réponse, nous dûmes y penser.
Voici donc ma réponse à cette question. J’aimerais vous rappeler que mes affirmations ne sont pas basées sur ce qu’on appel communément des faits. Ce sont des énoncés aléatoires qui sont formulés et recrachés par une masse grise inerte située au dessus de mes épaules. Il vous est donc inutile de scruter à la loupe des ouvrages sur le sujet pour voir si mes théories sont correctes. Je base mes affirmations en observant ce que je connais, donc les gens de ma génération. J’aimerais également dire que je ne suis pas le porte-parole de ma génération.
Maintenant que toutes les questions légales ont été couvertes, voici ma théorie. Je l’ai nommé la théorie Liberté 55. La chose que j’ai probablement le plus entendu depuis le début de mon séjour sur cette planète est que je suis l’avenir. Plus tard, on me dira que l’avenir est maintenant, mais il va être trop tard car il fallait commencer l’avenir dans le passé.
Pour arriver à bâtir un avenir, il faut avoir un plan. Nous avons été chanceux car un plan avait déjà été préparé pour nous. La première étape est d’aller à l’école pour nous apprendre à penser d’une manière. La deuxième étape est de suivre des études post secondaires pour changer notre façon de penser. La troisième étape est d’entrer sur le marché du travail pour oublier tout ce qu’on a appris pendant nos études post secondaires. Une fois sur le marché du travail, il faut planifier la prochaine étape qui est notre retraite.
Le plus gros défit d’un retraité est de s’assurer un revenu sans travailler. Le problème d’économiser de l’argent, pour ma génération, est qu’il y a plusieurs facteurs qui jouent contre notre volonté de suivre le plan. Premièrement, on commence notre vie endetté. On voudrait bien commencer une famille à 25 ans comme nos parents, mais c’est impossible économiquement.
En plus, il faut se concentrer sur commencer notre carrière en changeant d’emploi à tous les deux ans pour gagner de l’expérience. On a le même salaire que nos parents avaient à notre âge, mais le coût de la vie n’est drôlement pas le même. Le crédit mange toutes nos « économies ». Les compagnies qui nos offrent le crédit, avec des belles petites lettres qui nous disent qu’on est pré-approuvé, commence à s’essouffler.

Il y a des terroristes et des jeunes délinquants dans nos cours d’en arrière, une crise économique dans nos portefeuilles et la Chine vole nos emplois. Les artistes millionnaires et les élitistes nous regardent de leur tour d’ivoire et en plus on doit prendre soins de l’environnement et du voisin. Qui est-ce qui va protéger nos enfants ? Qui va mettre ses jeunes délinquants en prison pour plus longtemps ? Qui va sauver ma Liberté 55 ? Qui va sauver mon gazon ? La réponse est la raison pour laquelle il fait bleu ces temps-ci.

lundi, septembre 22, 2008

Billet d'humour no.63 - ♪Il est venu le temps des élections♪


Comme Stéphane l’a mentionné la semaine dernière, cet automne est parfait pour les mordus de politique. On ne peut pas demander mieux. Les deux tiers de l’Amérique du Nord sont en campagne électorale.

Je demande toujours à mes amis s’ils suivent les élections. La plupart me répondent non, ce qui m’étonne toujours car ils font parti de ma génération. Une génération qui, du lever du soleil jusqu’au dernier battement de paupière avant de tomber endormi, exige d’être diverti. Nous avons apporté la télévision dans nos salles à manger, nos chambres à coucher et même dans nos salles de bains. Nous avons été des pionniers en commençant la messagerie instantanée à l’intérieur d’une même maison. Mais pour une raison qui m’échappe, les campagnes électorales se perdent dans la multitude de sources de divertissement.

Pourtant, il n’y a rien de plus divertissant que de voir un politicien essayer de se faire élire. C’est comme regarder un enfant qui apprend à faire de la bicyclette dans l’émission Drôle de vidéos : c’est tellement cute de les voir essayer et c’est tordant de les voir se casser la gueule.

Pourquoi c’est si divertissant ? Parce qu’ils doivent plaire à un plus grand nombre de gens possibles. Tout d’abord, ils doivent être pour ou contre certains enjeux sociétaires pour plaire à ceux qui s’intéressent encore aux plates formes électorales. Ils doivent prendre position pour plaire à la base de leur parti et avoir quelques ouvertures plus au centre pour plaire aux indécis. Ensuite, c’est la session de photos pour ceux qui ne suivent pas la campagne. On embrasse des bébés; on sert la main des nouveaux immigrants; on écoute de la musique dans un iPod; on fait de la course à pied, du vélo, du canot, du curling; on tape sur l’épaule de nos soldats; et on comprend la mère monoparentale qui doit avoir deux emplois pour subvenir aux besoins de ses deux enfants.

Tout ça pour obtenir le titre tant convoité d’humain. Parce que si on reproche quelque chose aux politiciens, c’est de ne pas être humain. Ce sont malheureusement des robots avec des cravates. C’est pour ça que Stephen Harper donne des becs à ses enfants au lieu de leur donner la main. C’est pour ça que Stéphane Dion porte des chandails de laine et s’assoit à la table avec les gens au lieu d’être sur une estrade. C’est pour ça que Jack Layton…à bien y penser on reproche à Jack Layton d’être trop humain. Il a donc décidé d’être plus agressif et ça lui va très bien.

Une chose que je reproche la campagne électorale canadienne est de ne pas être assez longue. Ça fait dix-neuf mois qu’elle dure aux États-Unis. Je comprends que nous n’avons pas les ressources et la patience de la faire durée aussi longtemps, mais ça nous empêche de voir jusqu’où les politiciens sont prêts à aller pour maintenir leur position sur un enjeu. C’est facile de dire pendant deux mois qu’on est en faveur de quelque chose. Mais lorsque ça fait six mois que l’opinion publique a changé, les politiciens doivent ajuster leur tire pour plaire à l’électorat. Et c’est à ce moment qu’on voit quel politicien est maître dans l’art de bullshiter. Mais les canadiens ne sont pas prêts à faire face à cette réalité car nous sommes des gens optimistes. Car il n’y rien de pire pour un optimiste que de faire face à la réalité.

dimanche, septembre 07, 2008

Billet d'humour no.62 - Bye bye été qui n'est jamais venu


Pour ceux qui ne se sont pas fait chauffer le coco en France pendant l’été, ce fut un été très humide. Il a tellement plu qu’un matin je me suis réveillé avec les mains et les pieds palmés. Depuis, le fils de Jacques Cousteau n’arrête pas de me tanner pour venir tourner son prochain documentaire dans mon sous-sol. Malgré un titre accrocheur comme « Fredotastica : genèse d’un fond marin urbain », j’ai dû refuser.


Étant donné que la planète n’attend pas une température plus clémente pour tourner, il s’est quand même passé des choses intéressantes pendant l’été. J’ai appris beaucoup de choses, comme par exemple, que les chinois ne provenaient pas des quartiers chinois, mais bien d’un pays qui s’appelle la Chine. Ma surprise fut énorme lorsque j’ai appris, du même coup, que ce n’était pas seulement un arrondissement de la ville de Montréal.


C’est dans ce pays que se déroulaient les Jeux Olympiques d’été auxquels notre pays, « l’amas de cabanes », communément appelé Canada, a pris part aux activités. Premièrement, j’aimerais dire que les chinois peuvent faire un spectacle capable de faire rougir les membres du groupe Pink Floyd. Les cérémonies d’ouverture et de clôture étaient à vous étirer la mâchoire inférieure assez basse pour que vous puissiez vous la lancer autour du cou comme un foulard. Ce n’était pas un petit show de boucane et de lumière du secondaire.


Nos athlètes ont quand même performé les trois derniers jours des jeux. Je ne sais pas pour vous, mais je commençais à me faire à l’idée qu’on allait seulement ramener un cas de grippe aviaire au pays. Mais après quelques jours de sécheresse au tableau des médailles, nous avons quand même battu l’objectif de seize médailles que la délégation canadienne s’était fixé.
En plus d’acheter la dette des États-Unis et de copier les grands pays colonisateurs en vidant l’Afrique de ses ressources naturelles, la Chine a pu démontrer au monde qu’elle pouvait faire partie du club des grands en enlevant tout ce qui se passe là-bas habituellement. Ils ont détruits les vieilles maisons pour faire place aux installations olympiques en expropriant les gens qui y vivaient. Ils ont suggéré avec un peu de force aux protestataires d’aller prendre des vacances en dehors de la ville pendant les jeux. Ils ont même interdit aux gens de fumer.

Je crois que le meilleur emploi lors des jeux, pour quelqu’un de vraiment baveux, était celui de policier moral. Un policier moral pouvait arriver devant un fumeur, prendre sa cigarette de sa bouche et l’écraser devant lui sans engueulade. Je mets les gouvernements occidentaux au défi d’implanter ce genre de règlement par ici. Je ne suggère pas ça pour des raisons environnementales, économiques ou médicales, mais seulement pour des raisons de divertissement. On pourrait même faire une émission de téléréalité sur un policier moral qui se fait battre par des fumeurs enragés.


Et pendant que tous les yeux du monde étaient braqués sur la Chine, la Russie a décidé de lancer une mission « humanitaire » pour sauver les pauvres Georgiens pro Russie qui n’ont pas été choyés par les arpenteurs qui ont fait les frontières lorsque l’U.R.S.S s’est démantelée, par elle-même, avec juste un peu d’aide de certaines agences de leur pire ennemi. Mais contrairement aux jeux, ce spectacle reste à suivre.