vendredi, juillet 04, 2008

Lancement de cartoon


Le 3 juillet dernier, moi-même et un de mes amis, Patrick Hardy, avons lancé la première strip de notre bande dessiné intitulé Little mafia. En gros c'est l'histoire d'un enfant qui veut devenir un gangster. Je vous invite donc à aller voir ce que Mikey vous réserve à http://little-mafia.ca

lundi, juin 30, 2008

En vacances

À chaque été, le site capacadie.com, sur lequel je publie mes chroniques, fait relache pour le mois de juillet et août. Donc je vais prendre le "break" qui m'est accordé et je vais reprendre la tâche d'essayer de vous faire sourire en septembre.

Bon été,

Fred

mardi, juin 17, 2008

Billet d'humour no.61 - J'ai mal à la pub


Cette semaine, j’aimerais vous faire part du mécontentement que j’éprouve face à certaines publicités. Mon irritation face à ces publicités n’est pas encore assez grande pour grimper sur un toit avec une carabine et tirer sur quelques étrangers malchanceux, mais assez importante pour me donner des spasmes involontaires à l’œil gauche.

Je comprends le phénomène du vieillissement de la population. Je comprends également le principe du public cible. Je dois avouez que lorsqu’elles ont débutées, j’ai ri à quelques reprises en les regardant. Mais je suis officiellement écœuré des maudites annonces de Viagra. On sait qu’elle existe la tabar**** de pilule bleue, est-ce qu’on a besoin de le savoir à tous les quinze minutes ?

Non seulement ça nous rappelle que nos parents font des fikifonkfonks, mais qu’ils le font sur la table de la cuisine, sur les chaises au bord de la piscine, dans les remontés mécaniques des stations de ski, bref, partout où la pilule fait effet. Non mais pensez-y la prochaine fois que vous amenez vos enfants chez grand-papa et grand-maman. Est-ce que vous mangez sur une table qui a été souillée par le progrès de la médecine moderne ? Si le gouvernement n’a pas d’affaire dans votre chambre à coucher, c’est parce que vous êtes sensés rester dedans.

En passant, la mise en garde d’appeler un médecin si un homme a une érection qui dure plus de quatre heures est vraiment essentielle, car ce ne sera pas le premier réflexe des hommes. Si les hommes que je connais avait une érection qui dure plus de quatre heures, ils n’appelleraient pas leur médecin, ils appelleraient leurs amis, ils prendraient des photos, ils feraient un concours pour voir qui peut se rendre à six heures.

Il n’y pas que les annonces publicitaires de Viagra qui commencent à me donner le goût d’apprendre à faire des poupées vaudou. Ce sont les annonces des compagnies d’investissement, des pilules contre le cholestérol, des pilules contre l’ostéoporose, du diabète, des maladies du cœur, des maladies rénales et si je vois encore une fois Dennis Hopper me demander si j’ai un plan pour ma retraite, je déchire mon poster de Easy Rider. Je suis rendu tellement paranoïaque à propos de ma santé que je songe parfois à m’abonner à un club de colonoscopie.
Les seules annonces pour les jeunes sont celles qui passent le samedi matin, pendant que je dors ainsi que les annonces de bière qui me donnent encore la fausse impression que si je consomme plus de bière, plein de belles femmes vont sortir d’un autobus pour venir faire un bbq ou jouer au golf avec moi et 15 de mes meilleurs amis, ce qui est totalement…encore possible. Désolé, je dois encore y croire, sinon le rêve meurt.

Billet no. 60 - Au revoir et merci


À moins que vous étiez en camping sauvage, loin de la civilisation, vous avez entendu parler de la triste nouvelle qui s’est répandue comme une traînée de poudre à travers le pays tout entier, et même une bonne partie du globe. Jeudi dernier, un terrible accident de la route a coûté la vie à Luc Bourdon, un défenseur des Canucks de Vancouver.


Malgré que nous sommes tous deux originaires de Shippagan, je ne connaissais pas Luc personnellement. Je ne l’ai vu jouer qu’une seule fois alors qu’il portait l’uniforme des Wildcats de Moncton. D’après ce que j’ai pu observer c’était un gaillard assez solide merci. J’ai vu un joueur se lancer sur lui d’un bout à l’autre de la patinoire pour le mettre en échec et son postérieur à vite ressenti la froideur de la glace après s’être frappé de plein fouet contre le tronc d’arbre qu’était Luc.


D’après ce que j’ai pu lire et entendre durant les quatre derniers jours, c’est non seulement sa force physique, mais sa force de caractère, sa détermination et son humilité face à son succès qui faisaient de Luc un être facile à admirer, autant comme joueur que comme personne. C’était un gars qui vivait pleinement sa vie à tous les jours.


La mort d’un proche est l’étape de la vie la plus difficile à subir. Ça fait des milliers d’années que les gens meurent, nous savons tous que ça arrive un jour ou l’autre, mais ça nous poignarde encore le cœur à chaque fois. La seule chose qu’on peut espérer c’est que l’être cher est dans un monde meilleur et j’aime croire que c’est ce qui se passe.


Selon moi, lorsqu’on arrive au ciel, on nous donne une passe gratuite pour La Ronde céleste. Cette passe nous donne le droit de retourner sur terre, à titre d’esprit, pour faire ce qu’on a toujours voulu faire et visiter tous les endroits de la planète. Donc, on va boire une tequila au Mexique, on se claque la meilleure bouillabaisse de Marseille et on mange les meilleurs mets chinois juché sur le mur de Chine.


Ensuite, on visionne le meilleur film jamais fait. On nous montre l’histoire de ’humanité : de la création à aujourd’hui. Après c’est le 1000 ans de rêve. Pour faciliter la transition, on vous permet de faire la chose que vous aimiez le plus faire sur la terre pendant 1000 ans.


Pour terminer, j’aimerais expliquer mon titre. Je voulais dire au revoir à Luc car ce n’est pas un adieu. La beauté de la vie, c’est que même si une personne n’est plus là physiquement, elle est quand même dans notre esprit, et tant qu’on pense à cette personne elle vit toujours. Et merci pour l’inspiration que tu as donné et que tu donneras aux personnes que tu as côtoyées de près ou de loin en étant tout simplement Luc Bourdon.

lundi, mai 26, 2008

Billet d'humour no.59 - Pot-pourri


On a tous des petits rituels matinaux. Certains ne peuvent pas commencer à penser ou parler sans prendre une tasse de café. D’autres ne peuvent pas sortir de la maison sans barrer les portes dix fois, ouvrir et fermer les ronds du poêle sept fois, changer de soulier cinq fois, ouvrir et fermer les interrupteurs trois fois et manger un déjeuner en ordre alphabétique. Dans mon cas, je regarde les nouvelles et réponds aux annonceurs. J’aime ce petit rituel car ça m’empêche de rester passif devant la télé, la radio ou le journal. Je vous propose donc de m’accompagner dans mon rituel avec ce pot-pourri des nouvelles que je vais lire ou voir ce matin.

Nouvelle 1 : J’aime les japonais. Ils ont toujours des idées et des produits qui sortent de l’ordinaire. Reuters nous rapportent que la compagnie Triumph International Japan Ltd. a inventé une brassière à l’énergie solaire. C’est dans ces moments que je deviens très passionné à propos de l’environnement. C’est pourquoi j’encourage les femmes du monde entier à en faire un peu plus pour sauver notre planète en faisant le beau geste de se procurer une brassière à l’énergie solaire.

Je sais que ça va être un peu froid l’hiver de porter seulement une brassière, mais vous pouvez brancher une chaufferette dessus. Imaginez toutes les situations où vous auriez besoins d’une source d’énergie où il n’y en avait pas. Si votre automobile ne démarre plus car la batterie est décharger, il vous suffira de vous brancher les chabadouzes et le tour est joué.

Nouvelle 2 : La presse associée (Associated Press) nous rapportent qu’il y a encore des gens niaiseux au Colorado. Deux hommes se sont chicanés à propos d’une place dans un stationnement et le tout s’est terminé avec un duel aux fusils électriques (Taser gun). Résultat : 0 mort, 2 nouvelles coupes de cheveux.

Nouvelle 3 : C’est la fête à Israël, donc un sujet controversé pour bien des gens dans le monde. Le roi de la controverse, George W. Bush, a dit des niaiseries devant la Knesset, mais faut pas lui en vouloir car il est niaiseux et il sera bientôt hors de l’espace médiatique, on l’espère. Mais GWB n’est pas le seul à commenter cet anniversaire, Osama Bin Laden (ou Grand Daddy OBL pour ses boys des cavernes) a lancé un message audio à tous ses membres pour qu’ils ne lâchent pas la patate dans leur lutte contre Israël est ses chums.

Personnellement, je trouve Osama pas mal paresseux. Ça fait sept ans qu’il relax dans une caverne. Il envoie un message de temps en temps pour dire qu’il est en vie. Il est tellement rendu paresseux qu’il ne fait même plus de vidéo. Monsieur envoie des cassettes audio maintenant. Je parie qu’il se promène en bobette et à une grosse tache de sauce tomate sur son t-shirt qui dit I’m the bomb. Ossama, si tu veux te battre, met tes culottes et va au front, sinon, je vais dire comme par che nous : farme ta yeule !

Maintenant, je dois malheureusement vous quitter pour aller faire la deuxième partie de mon rituel matinal lorsqu’il pleut ; laissez des messages de menaces dans la boîte vocale à William Bourque pour qu’il ramène le soleil. Parce que sans soleil, il n’y aura pas de brassières solaires.

lundi, mai 05, 2008

Billet d'humour #58 - Le monde à bien changé


Il y a deux semaines je vous parlais des quatre religions de mon patelin d’origine. S’il y a quatre religions, il y a également quatre saisons. Mais c’est seulement depuis que le réchauffement de la planète est devenu un problème qu’il y a quatre saisons. Avant, il y avait deux saisons : l’hiver et l’été. L’automne c’était l’été des indiens et le printemps c’était la fin de l’hiver. Ce n’était pas compliqué.

Maintenant, la météo est rendu complètement déboussolée. Le printemps arrive en retard, l’été se prolonge jusqu’à l’automne, l’hiver ne sait plus où se placer. Il commence juste à neiger au mois de janvier maintenant. Il fait -25°C, mais dans le fond il fait -42°C avec humidex ou le facteur vent. Il y a aussi l’élément UV qui dicte s’il faut faire attention quand tu es en culotte courte. S’il est à un niveau plus élevé, il faut mettre de la lotion 15 et porter un chapeau, à un autre niveau, c’est de la 30 et il faut couvrir les enfants avec des couvertes thermiques.

Après un bout tu ne sais plus comment t’habiller parce qu’il fait -1°C le matin, 15°C l’après midi, il pleut en début de soirée et il neige la nuit, et ce, en plein mois de juin. C’est rendu que quand je sorts de la maison, il faut tellement prévoir différentes situations qu’il faut se traîner une valise.

Avant ce n’était pas difficile de s’habiller parce qu’on savait quand tel ou tel saison commençait, il n’avait pas de surprise. Quand tu arrivais à l’école avec une oreille en moins, les testicules dans le coup, les jeans raidis, les mains bleus et il y avait 42 motoneiges de stationnées en avant de l’école, l’hiver était arrivé. Évidemment, à la polyvalente tu es rendu au summum de l’intelligence. Il n’y a personne d’autre qui a raison à part toi. Donc, marcher à l’école à moins 30 sous zéro en jeans, avec rien dans les mains ou sur la tête, portant un manteau de jeans pour paraître cool, est une très bonne idée. Pour que l’été soit officiellement arrivé, il fallait que la butte de neige en arrière de l’école soit fondue.


Dans le temps de mes parents et grand parent était plus jeunes, c’était encore moins compliqué parce qu’il n’y avait seulement une saison : l’hiver. Selon les histoires qu’ils nous racontaient, pour nous dire comment on est chanceux, durant l’hiver la planète au complet était recouverte de neige et de glace. Ils étaient obligés de construire des tunnels pour sortir de leur maison, ils mangeaient de la viande crue, combattait des bêtes sauvages et il fallait marcher des miles et des miles pour se rendre à l’école. De toute les histoires que j’ai entendu, il n’y a pas une personne dans toute l’histoire du monde jusqu’en 1979 qui restait proche de l’école.

Mais les temps ont changé. Prenons l’école par exemple. L’école a beaucoup changé de génération en génération. Il y a eu l’époque où ils étaient 14 dans une grange convertie et tous les grades étaient mélangés ensemble. Il y avait de 1 à 6 entre les instruments de fermes et le poêle et de 6 à 12 entre le poêle et la vache à lait. Ça c’était plus le temps de mes grands parents. Mes parents eux ont vécu la merveilleuse époque de l’enseignement des prêtres et des sœurs qui se résume à la « strap » et l’occasionnel attouchement sexuel. Ma génération a connu plusieurs changements. Noua étions les derniers à être enseigné par les sœurs, mais il avait plus le droits d’utiliser la « strap » ou de nous abuser, et ça grâce à la chanson :

-Mon corps, c’est mon corps, ce n’est pas le tiens. Tu as ton corps ça fait que touche pas au miens.

Mais elles on trouver d’autres moyens de nous traumatiser en nous envoyant dans le coin, en frappant sur nos pupitres ou en nous poignant par l’oreille. C’était la seule punition corporelle qu’elles pouvaient encore nous infliger sans réprimande. En autant qu’il n’y avait pas de peau enlevée.

Nous étions aussi les derniers à faire de la catéchèse. Du jour au lendemain, le petit Jésus n’existait plus ainsi que les petits cahiers bleus avec les trois poissons dessus. Bienvenue à la séparation de l’Église et de l’État. Nous étions les premiers à pouvoir mâcher de la gomme en classe sans se la faire coller sur le nez. La journée que ce règlement a passé, on aurait cru que les étudiants avaient été remplacés par des vaches. Ça broutait en simonac.

Nous étions aussi les premiers à pouvoir porter nos casquettes dans l’école. Pas dans les classes, ça c’est venu un peu plus tard que ma génération. Si mon père avait porté une casquette en classe, il se serait fait couper la tête par la sœur, il aurait revenu de l’école sans tête et sa mère lui aurait dit :

-Ah…t’avais juste à écouter la maîtresse.

Billet d'humour #57 - Patrimoine multi-religieux


On voit beaucoup d’intolérance dans le monde face aux religions des autres. Mélangé avec de vieilles chicanes entre voisin et un soupçon de xénophobie, les différences religieuses sont souvent sources de conflits. Étant de ceux qui veulent vivre dans un monde meilleur, j’ai recherché des endroits où plusieurs religions sont pratiqués et il n’y pas, malgré quelques incidents mineurs, de conflits entre les dévoués.

J’ai trouvé un tel endroit ici au Canada qui s’appel la Péninsule Acadienne. Étant originaire de cet endroit, j’ai été témoins de l’harmonie qui régnait entre les habitants qui pratiquait une des quatre religions principales : la religion catholique, les ventes de garage, le bingo et la politique.

La première religion nécessite d’aller à la messe, mais pas pour la religion comme tel. C’est là que tout le monde se rassemble pour collecter l’information sur les autres. Comme par exemple, qui couche avec qui, qui divorce avec qui, qui a eu un nouveau bébé, qui est mort, qui porte un nouvel ensemble. C’est comme regarder les Oscars, mais localement. Et tout ça se passe sur le perron de l’église. On dirait des mafiosos qui sortent de leur club pour ne pas se faire enregistrer par les policiers. Si tu ne vas pas à la messe, tu ne sais rien. Tu es coupé de la « famillia ». Et si tu demande de l’information à tes parents, ils te répondaient toujours :

-T’avais juste à venir à la messe.

La deuxième religion, les ventes de garage, se déroule aussi le dimanche, mais de plus bonne heure. Si tu veux le bon « stuff » il faut que tu sois sur la route à 6h du matin. Parce que le monde se dépêche d’acheter avant la messe, avant les Oscars. Donc si vous chercher des flamants roses en plastiques pour mettre sur votre gazon, partez de bonne heure parce qu’après 9h il ne reste plus rien. Si vous êtes chanceux, vous pourrai peut-être trouver une cage à homard miniature avec le drapeau acadien peinturer dessus, mais ce n’est pas garanti.

La troisième religion, le bingo, était la 2e cause de cancer du poumon après la cigarette. Avant que les établissements deviennent non-fumeurs tu entrais dans le Centre des Chevaliers de Colomb (le CCC), et tout ce que tu voyais c’était des corps assis à une table. La tête était dans la boucane de cigarette. Tout le monde avait leur siège de réservé. Il y avait deux tables dans le coin pour les « nouveaux ». Les gens entraient et la personne à la porte lui donnait le nombre exact de cartes sans même dire un mot. Ils faisaient de la télépathie. C’était drôle parce que le CCC était situé en face du salon funéraire. C’est pour cette raison que le salon funéraire était toujours fermé le mercredi soir parce que personne n’allait visiter les morts, c’était la soirée du bingo.

La quatrième est bien sûr la politique et c’est la plus extrémiste des quatre. C’est cette religion qui me pousse à dire qu’il y a des incidents mineurs. S’il y avait un attentat terroriste dû à une religion, ça serait à cause de la politique. De mon souvenir, les gens se sacrait des programmes présentés, de la publicité, de la vie des candidats, il n’y avait qu’une chose qui importe : la couleur. Tu étais rouge ou bleu et l’orange ne faisait pas partie de la palette de couleur. Quand j’étais jeune, les élections étaient assez mouvementées. Tu avais les rouges d’un bord et les bleus de l’autre. Dans le temps des élections, le taux de divorce et de reniement d’enfant augmentait de 60%. Dire que tu étais conservateur dans un groupe majoritairement libéral étais vu comme un acte de trahison. C’était la guerre ! Il y a même un gars qui s’est réveillé un matin pour découvrir sa vache peinturée bleue.

Mais malgré les différences dans les religions, le calme règne dans cet endroit et devrait être un modèle pour les régions où la violence est inutilement présente.

dimanche, mars 30, 2008

Billet d'humour #56 - Résurrection


C’est le dimanche de Pâques et je célèbre la résurrection du Christ comme tout bon Chrétien en me bourrant la face chocolat et en écoutant la musique très spirituelle du groupe Rage againts the machine. C’est peut-être un peu agressif comme musique pour une fête religieuse, mais ne sous-estimez pas le pouvoir libérateur de la dénonciation.


J’aime bien le temps des fêtes car ce sont souvent des moments qui nous donnent la chance de prendre le temps de s’arrêter et de ralentir la folie qu’est souvent notre quotidien. Malheureusement, seules les personnes qui ne sont pas en charge du repas peuvent profiter de ces moments, car le reste vont avoir les deux mains dans des carcasses de fesses de cochons jusqu’à ce que le temps de la vaisselle arrive. Mais pour ceux qui ont le temps d’avoir une réflexion sur le sujet, les fêtes nous font réfléchir à ce que chacune d’elles nous apporte.


Par exemple, Noël nous apporte des cadeaux, l’angoisse de ne pas avoir acheter les bons cadeaux, plusieurs preuves qu’on ne peut pas passer plus de deux semaines avec notre famille malgré qu’on les aime bien gros et bien sûr quelques livres en trop.


La fête de la St-Valentin apporte à ceux qui sont en couple la réalisation que l’autre est soit insensible ou quétaine. Elle donne aux restaurants, aux fleuristes et aux propriétaires de spas une bonne journée d’affaire et aux fabricants de cartes la possibilité de bâtir des forêts en billet dans leurs bureaux avec tout le cash qu’ils ont fait cette journée-là. À Pâques, c’est le chocolat, à la St-Patrick, la bière, à l’Halloween, les bonbons, au 15 août…euh…la bière et se peinturer le visage en bleu, blanc, rouge et à la fête du Canada on fait la même chose qu’au 15 août en enlevant la couleur bleue et le tintamarre à Caraquet. Dans le fond, la plupart des gens se foutent complètement de la raison de la fête, en autant qu’ils ont une journée de congé et un frigidaire bien plein.


Mais tout cela n’a pas entièrement rapport avec ce dont je veux vous parler aujourd’hui. Je divague un peu, mais bon ça m’apprendra à prendre du whiskey dans mes céréales quand il n’y a plus de lait. Au Jour de l’An, j’ai fait une liste de chose que je voulais accomplir pour régler quelques problèmes, question de rendre le monde un peu meilleur. Comme je ne veux pas paraître comme un politicien, je vais donc ressusciter mes déclarations et vous dire, chers citoyens, où j’en suis rendu dans mes projets à accomplir en 2008 :


1. Déménager aux États-Unis, devenir acteur célèbre pour ensuite devenir président. Mes stratégistes n’avaient pas anticipé qu’il fallait que je sois citoyen américain pour être président. Donc, je vais devoir me contenter d’être un acteur célèbre vénéré de tous, même si j’ai une dépendance aux ployes.


2. Adopter Britney Spears. Son père a décidé de l’adopter de nouveau pour pas que son argent vire fou lui aussi.


3. Acheter le plus d’ossements de dinosaure possible et les passer au malaxeur avec de la sauce soya pour en faire du pétrole, puis le mélanger avec le sable de nos plages pour le rendre bitumineux.Je suis recherché par plusieurs musées à travers le monde.


4. Avec les revenus supplémentaires obtenus grâce au pétrole, je vais acheter tous les champs de pavot d’Afghanistan. Je vais alors être en contrôle des Talibans. Je vais engager Gregory Charles pour qu’il en face une chorale de renommée internationale et que les troupes puisses revenir au pays. Le premier album intitulé Voix du désert sortirait l’année suivante avec les succès Kalashnikov blues et Opium symphonie en D mineur. Les Talibans ne parlent pas français et Gregory ne retourne pas mes appels.


5. Je vais trouver la formule de Panoramix le druide pour faire pousser des arbres rapidement. Du coup, je réglerais le problème de déforestation; il y aurait assez d’arbres pour absorber tout le C02 que l’on peut émettre; et on pourrait enfin polluer en toute quiétude. Je suis allé à son laboratoire, mais il n’y était pas et il y avait des signes qu’une bagarre avait eu lieu. J’ai trouvé une note qui disait et je cite « Irving veut me… ».


Aussitôt que j’ai d’autres développements sur ces projets, je vous en informe au plus tabarnouche.

Billet d'humour #55 - La politique d'image


Présentement, je suis en train de regarder la meilleure série de télé-réalité au monde. Et quand je dis au monde, c’est parce que le monde entier regarde la même chose que moi. La beauté de cette série est qu’elle ne se limite pas seulement à un poste de télévision et à une heure précise. Elle est sur toutes les chaînes, dans tous les journaux, les radios, les sites Internet, c’est la série de l’heure. Cette semaine je parle des élections américaines.


Une chose qui me plait de cette série est que c’est exactement le même principe que la seule émission de télé-réalité que je regarde, Survivor. Si on regarde les deux de près, il y a beaucoup de similarités. Deux tribus, les Républicains et les Démocrates, sont lâchées dans la jungle, les États-Unis, et depuis que je suis ces élections je crois qu’Axel Rose avait raison en écrivant la chanson Welcome to the jungle. Les participants doivent former des alliances et plaider leur cause au reste de la tribu pour justifier le fait de rester dans la course jusqu’au dernier tribal council où le gagnant est déterminé. Je trouve fascinant de voir comment fragile la campagne électorale d’un candidat peut être. Ils peuvent perdre des votes pour des raisons tellement niaiseuses et insignifiantes, mais je pense que ça reflète aussi le fait qu’il y ait beaucoup d’électeurs niaiseux et insignifiants.


Tous les mots, les gestes, la façon dont ils s’habillent, la couleur de leur chien, les relevés bancaires du médecin qui leur a donné la claque sur les fesses le jour de leur naissance, bref tous les aspects de leur vie sont scrutés à la loupe. Et tous ces détails sont mis entre les mains de professionnels des relations publiques qui mettent un beau spin sur cette information et la serve bien cuite avec un peu de sel, et un soupçon de sauce piquante, aux médias qui se font un plaisir fou à en débattre pendant les trois prochains jours.


Par exemple, lorsqu’une madame du New Hampshire a demandé à Hillary Clinton comment elle se sentait et ça l’a fait pleurer. Pendant toute la semaine suivante on entendait juste parler du fait qu’Hillary avait finalement un côté humain. Est-ce que le fait qu’elle ait la capacité d’émettre de l’eau salée fait d’elle une meilleure candidate à la présidence? Je ne pense pas, mais cela à fait pencher la balance en sa faveur chez certains électeurs.


Barack Obama fait de très beaux discours. Il est éloquent, inspirant et véhicule un beau message et les gens le comparent même à John F. Kennedy. Par contre, lorsqu’il est en débat, il sonne comme un gars saoul qui compte ses sous à haute voix pour payer sa dernière bière. La même chose va pour John McCain. Lors de ses discours, il sonne comme un grand-père qui raconte une histoire à ses petits enfants. Il est tellement cute que j’ai le goût de le plier en deux et le mettre dans ma poche. De cette façon, lorsque je me sentirai comme Hillary au New Hampshire, j’aurais toujours un petit John McCain pour me consoler. Mais lorsqu’il est confronté à des idées qui va contre les siennes, le grand-père se transforme vite en George W. Bush qui aurait eu une transplantation de cerveau. Je parle des élections parce que la journée où le parti Libéral va peut-être envisager de penser à évaluer la possibilité de peut-être trouver un moment opportun pour renverser le gouvernement, nous allons être en élection.


Et je trouve important de comprendre qu’il y a vraiment seulement deux qualités que les politiciens doivent avoir pour être un bon dirigeant. Ce n’est pas la façon dont il ou elle s’exprime en français ou en anglais ou les promesses qu’ils vont finir pas ne pas tenir, mais bien leur capacité d’analyser les enjeux et de prendre la bonne décision pour l’intérêt du pays et de ces citoyens.

lundi, février 18, 2008

Billet d'humour #54 - Une mode passagère j'espère


À Tinley Park en Illinois, un homme entre dans un magasin de linge et tue cinq femmes à coup de fusil. À Bâton Rouge en Louisiane, une étudiante en science infirmière tue deux étudiantes avant de s’enlever la vie. Souvent ces gestes violents et inattendus restent sans réponse pour les familles des victimes et de celles qui commettent ces actes. Et même lorsqu’on connaît les réponses, ces gestes nous laissent quand même perplexes car elles ne justifient jamais de tuer quelqu’un.
Prenons l’exemple de Kurt William Havelock, un jeune propriétaire d’un restaurant qui s’est fait refuser un permis pour vendre des boissons alcoolisées. Pour protester contre la décision du conseil municipal de la ville de Tempe en Arizona, il décide de se rendre au Super Bowl pour tuer le plus de gens possible. Il part avec un fusil d’assaut AR-15 et 200 balles. À environ 2 km du stade, il décide d’abandonner son plan et de se rendre à la police. Il avait quand même envoyé une lettre aux autorités et à des proches expliquant son geste. Dans une de ces lettres il dit « All this boils down to an econopolitical confrontation. I cannot outvote, outspend, outtax or outincarcerate my enemies... but for a brief moment, I can outgun them. »
On peut voir dans ces propos qu’il vit avec un sérieux sentiment d’impuissance face au méchant conseil municipal. Il me semble qu’il aurait pu reformuler sa demande et aller en appel. Est-ce que le refus de son permis justifie de ruiner le Super Bowl ? Peut-être que certains fans des Patriots auraient aimés que la partie soit remise à un autre jour, mais il faut penser aux familles des victimes et non aux paris sur Pro line.
Heureusement, ce massacre a été évité, mais il y en a plusieurs qui ne le sont pas. Ce qui me fait peur, c’est que ces évènements ne sont plus des incidents isolés et rares. Il y en a de plus en plus, commis par des personnes de tous âges, de toutes conditions sociales, de toutes races et de tous sexes. Il n’y a plus de points de repère ou de signes qui indiquent qu’une personne va prendre un fusil et tirer dans une foule. Parce qu’avec la venue de notre chère Internet on se rend compte qu’il y a une multitude de personnes qui affirme ouvertement avoir des comportements violents et potentiellement dangereux pour la société.
Le résultat de ces tristes actes est qu’ils créent un sentiment de peur et de méfiance chez les individus. Qui me dit que la prochaine fois que j’irai au centre d’achat, à la messe ou à la réunion du conseil municipal, un individu ne sortira pas une arme pour prouver un point ? En réaction, le gouvernement, les agences de sécurité et les forces de l’ordre mettent en place des mesures drastiques qui briment un peu nos libertés, mais c’est le prix que nous sommes prêts à payer pour qu’ils nous protègent contre les « weirdos » et les terroristes de ce monde. Par contre, je crois que ces personnes sont en grand manque d’amour, donc la prochaine fois que vous voyez un « weirdos » faites-lui un sourire, tendez-lui la main ou achetez-lui un café, vous venez peut-être de vous sauver la vie et celles de plusieurs personnes.
(Photographie - KPHO-TV)
Source : http://www.kutv.com/content/news/national/story.aspx?content_id=3f107e93-cbfc-479d-82c0-c02a338aaa5a